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Le Blog du MoDem de Colombes

A la mémoire des déportés

26 Avril 2014, 21:52pm

Publié par MoDem Colombes

A la mémoire des déportés

Depuis 60 ans, le dernier dimanche d'avril est chaque année dédié à la célébration de la mémoire des victimes et des héros de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis.

La déportation partie de France, c'est 165 000 déportés, 89 000 déportés au titre de la répression de la lutte contre l’occupant (résistants ou opposants politiques, otages ou victimes de représailles) mais aussi comme droits communs, homosexuels - 60 % sont revenus ; 76 000 déportés, dont 11000 enfants au titre des persécutions antisémites et dans le cadre de la mise en œuvre de la "solution finale de la question juive" en Europe - 3 % sont revenus.

A Colombes aussi la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés et rend hommage à leur sacrifice.

10h30 Rassemblement à la Maison du Combattant - rue du Maréchal Joffre

10h45 Dépôt de gerbes plaque de la rafle du Vel d’Hiv

11h Cérémonie devant le monument de la Résistance et de la Déportation - place du Souvenir et de la Résistance - Dépôt de gerbes - Allocutions

Charles Barthelémy est né le 22 avril 1911 à Plainfaing (Vosges). Il est domicilié au 6 rue Paul Bert à Colombes (ancien département de la Seine) au moment de son arrestation. Il est marié avec Olga. Le couple a deux enfants, Gisèle et René. Il est ajusteur-outilleur chez SECM (Amiot), une usine d'aviation, puis à la société d’emboutissage et de construction mécaniques (151/179 boulevard du Havre à Colombes) au moment de son arrestation.
Charles Barthelémy est membre du Parti communiste.
Pendant l’Occupation, il est arrêté à Colombes le 4 octobre 1940. Il est interné au camp d'Aincourt le 5 octobre 1940 sur ordre du préfet de la Seine (nous le savons grâce à la lettre qu’il envoie au directeur du camp en février 1941 pour demander la révision de son dossier et au grâce au dessin fait par un de ses camarades en date du 20 décembre 1940), un "camp de séjour surveillé" créé spécialement en octobre 1940 pour y enfermer les communistes de la région parisienne arrêtés par le gouvernement de Vichy. Il y est à la chambre DJ.
Il est ensuite interné au camp de Rouillé (le 6 septembre 1941 pour l’ouverture du camp ou le 6 octobre 1941 suivant les sources).
Du camp de Rouillé, il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent le 22 mai 1942 au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122), en vue de sa déportation comme otage.
Charles Barthélémy y reçoit le numéro matricule 5828 (Bâtiment C5, chambre 12).
Le 18 juin 1942, il écrit à sa femme une lettre qu’il fait passer «en douce», où il lui recommande de ne parler dans ses lettres - qu’elle a le droit de lui envoyer en franchise postale – que «des gosses et de toi».
Charles Barthélémy est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les «judéo-bolcheviks» responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
Sa femme, Olga, sera informée de son départ pour «une destination inconnue», une «déportation» grâce à une lettre envoyée clandestinement par un des camarades internés de Charles Barthélémy, Doubiste, le 10 juillet 1942.
Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 45199
Charles Barthelémy meurt le 18 septembre 1942 à Auschwitz d’après le registre d’état civil de la municipalité d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz). Cent quarante huit «45000» ont été déclarés décédés à l’état civil d’Auschwitz les 18 et 19 septembre, ainsi qu’un nombre important de détenus d’autres nationalités : il est probable qu’ils sont tous morts gazés à la suite d’une vaste «sélection» interne des «inaptes au travail», opérée sans doute dans les blocks d’infirmerie. Les SS indiquaient des causes naturelles fictives sur les registres des infirmeries pour masquer ces assassinats collectifs.
Le titre de «Déporté politique» lui a été attribué. Il a été déclaré "Mort pour la France".

Récit bibliographique :

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barthelemy-ruiz 27/04/2014 09:28

Vous feriez un bon élu aux manifestations mémorielles, Christian. On s'instruit toujours en vous lisant.