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Le Blog du MoDem de Colombes

Hommage à François Faber, le "géant de Colombes"

8 Septembre 2014, 17:13pm

Publié par MoDem-Colombes

François Faber
François Faber

Parmi les sportifs ayant vécu à Colombes, tout le monde connaît Elodie Thomis, Zoumana Camara ou bien Philippe Candeloro.

Mais qui connaît François Faber (1887-1915), vainqueur du Tour de France 1909, surnommé « le géant de Colombes » ?

En 1891, la famille Faber s’installe rue de Seine à Colombes, une ville de banlieue en plein développement. Faber quitte l’école assez tôt et multiplie les petits boulots pour vivre. Il est embauché notamment à l’usine élévatoire des eaux. Les chaudières de l’usine consomment alors plus de 100 tonnes de charbon par jour. Celui-ci, acheminé par le fleuve, doit être déchargé sur une estacade et transporté jusqu’aux chaudières ; il faut ensuite évacuer les cendres et les résidus des machines. Un travail physique qui n’effraie pas François Faber : à 17 ans il s’engage comme docker sur le port de Courbevoie.

Parallèlement, il découvre le vélo et s’intéresse au déroulement du Tour de France, créé en 1903. En juillet 1906, il participe à son premier Tour en tant que coureur indépendant mais il est disqualifié. En 1907 il est repéré par Alphonse Baugé, soigneur et directeur sportif de l’équipe Labor. Il termine septième au classement général du Tour de France et empoche une prime de 600 francs, soit 100 jours de paie d’un ouvrier agricole d’alors. La presse le surnomme affectueusement ”le géant de Colombes”. En 1909, grâce à sa combativité et à sa fougue, il remporte triomphalement la course.

Malgré ses victoires, François Faber n’est pas cycliste professionnel. Enfant de Colombes, il continue d’y habiter et revient fin 1909 travailler comme débardeur dans une équipe de dockers à Courbevoie et à Saint-Denis., lorsque la saison des courses est terminée. Il retrouve régulièrement ses amis au café de l’Usine situé rue de Seine, face à l’usine élévatoire.

En 1914 il s’engage dans la Légion étrangère. Nommé caporal, il meurt près d’Arras lors d’une offensive le dimanche 9 mai 1915, quelques jours après la naissance à Colombes de sa fille, Raymonde, qu’il ne connaîtra jamais. Il sera décoré à titre posthume de la Croix de guerre. En sa mémoire, la rue de Seine sera rebaptisée "rue François-Faber" par la Ville de Colombes, en 1924.

Avec Lucien Petit-Breton, Octave Lapize, vainqueur eux aussi de la prestigieuse épreuve, ce sont plus de 50 coureurs français, mais aussi allemands, britanniques, belges, italiens, autrichiens, luxembourgeois ou suisses ayant participé au Tour de France qui ont laissé leur vie dans la tourmente de 14-18.

A l'occasion du centenaire de la guerre 14-18, la Ville de Colombes et l'UACA (Union des Anciens Combattants et Affiliés) de Colombes, associées avec l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère, organisent une cérémonie en hommage à François Faber :

Samedi 13 septembre à 10h45 : dépôt de gerbes et allocutions au Monument aux Morts, Place du Souvenir et de la Résistance

Lorsque la crue de la Seine fait céder la digue de Bezons le 26 janvier 1910, lui et ses frères aident les sapeurs du Génie. Avec une barque payée sur leurs deniers, ils assurent les évacuations, surveillent les pavillons, participent à l’acheminement des denrées.”Hier [...] j’ai vu rue de Seine Ernest et François Faber […] clouant des madriers pour établir des passerelles permettant d’accéder aux maisons inondées” témoigne le secrétaire de la mairie de Colombes dans L’auto, le mercredi 9 février 1910.

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