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Le Blog du MoDem de Colombes

Voeux de François Bayrou (2)

9 Janvier 2008, 12:04pm

Publié par MoDem-Colombes


F.Bayrou : voeux à la presse
undefinedBayrou: "Un cadeau aux chaînes privées"

A l'occasion de la présentation de ses voeux à la presse, le président du MoDem, François Bayrou, a réagi à la proposition de la suppresion de la publicité sur les châines du service public suggérée par Nicolas Sarkozy. "C'est un formidable cadeau fait aux chaînes privées. Ce sont des orientations lourdes et profondes qui auraient dues êtres réfléchies à l'avance. Que va devenir la redevance? Il va falloir créer des taxes nouvelles pour la compenser. Des annonces à l'avance auraient éviter ces envolées boursières. Ce ne sera pas perdu pour tout le monde", a déclaré François Bayrou.

Bayrou: Sarkozy a "un côté puéril"

Lors de la présentation de ses voeux, François Bayrou est revenu sur la conférence de presse donnée mardi par Nicolas Sarkozy. Pour le leader du MoDem, les déclarations du chef de l'Etat ne sont que des déclarations de bonnes intentions inapplicables: "On annonce aujourd'hui que l'on va tout changer. Il y a un côté puérile, enfantin dans cette idée que l'on va tout remettre à plat comme ça, sans concertaion préalable. Et au final, c'est la démocratie qui souffre...", a-t-il expliqué.

(c) jdd.fr

En savoir plus : 
 - Laurent Trupin, tête de liste MoDem à Colombes, a assisté aux voeux de François Bayrou : http://laurent.trupin.over-blog.com/article-15477718.html
 - L'intégralité du discours de François Bayrou :

Voeux de François Bayrou

Pouvoir d'achat, politique économique, institutions, politique de la santé, méthode de la réforme ce sont quelques uns des thèmes abordés par François Bayrou lors de ses voeux à la presse, le 9 janvier 2008. Le président du Mouvement démocrate a, en particulier, souligné la confusion, l'absence de sens dans l'action du gouvernement, : "On a une impression d?improvisation, d'influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste, mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable."

Mes chers amis,

Je pense à chacun d’entre vous, journalistes qui êtes nos compagnons et nos interlocuteurs de tous les instants, élus (j’y tiens ces temps-ci plus que d’habitude), adhérents, militants et responsables de notre nouveau mouvement, sympathisants si nombreux parmi les Français de ce grand courant politique. Pour chacun d’entre vous je forme des vœux de bonheur personnel, de réussite, de courage, si vous traversez des épreuves, d’enthousiasme pour l’avenir, de fermeté dans vos choix.

Pour notre pays, je forme le vœu qu’il trouve son chemin, rassemblé, dans les temps troublés que nous traversons.

Le nouveau pouvoir est en place depuis huit mois.

Comme vous le savez, j’ai refusé d’appartenir à cette majorité nouvelle, et cela n’a pas été sans conséquences. Je l’ai fait pour des raisons lourdes, qui tiennent à l’essentiel, au projet politique et aux choix d’attitude personnelle qui sont ceux de Nicolas Sarkozy. J’ai fait ce choix sans rien ignorer de la dureté du chemin que je choisissais, ni de ce qu’il faudrait de fermeté d’âme –fermeté prometteuse- à ceux qui accepteraient ou choisiraient de faire ce chemin avec moi.

Tous les jours qui passent, je vérifie ce que cette intuition avait de fondé. Tous les jours qui passent, je vérifie, en tout cas, que les craintes qui étaient les miennes se réalisent les unes après les autres.


Quand on doit juger ces premiers mois, le premier mot qui vient, c’est confusion.

Je veux prendre le sujet qu’on nous disait principal, celui du travail et du pouvoir d’achat.

Les six premiers mois de ce mandat, les six premiers mois de gouvernement, on a dit aux Français, au fond, quelque chose de simple : « si vous voulez gagner plus, vous allez pouvoir le faire en travaillant plus, en faisant des heures supplémentaires, en faisant racheter vos journées accumulées de RTT ». Et on présenté cela comme la résolution des problèmes principaux du pays.

Il y a eu certes deux désillusions assez lourdes l’une et l’autre : la première, c’est que les Français ont découvert (l’ignoraient-ils vraiment ?) que les heures supplémentaires, cela ne se décrète pas, en tout cas que cela ne se décrète pas sur décision du salarié, que ce qui fait les heures supplémentaires, c’est le carnet de commandes de l’entreprise. Et la deuxième, c’est que pouvoir politique et pouvoir administratif, sans s’en rendre compte, ou au contraire sachant parfaitement ce qu’ils faisaient, ont fait du texte « libérant » les heures supplémentaires, une incroyable usine à gaz, absolument incompréhensible, même pour les DRH des entreprises, même pour les experts comptables.

Mais enfin, dans tous les bilans de fin d’année, chaque fois qu’un parlementaire de la majorité devait s’exprimer, il soulignait à l’envi le plus, la chance qu’avait représentée pour beaucoup de salariés, le plus des heures supplémentaires. Souvenez-vous : « pour un salarié au Smic qui accepte de travailler quatre heures de plus, cela représente ce mois-ci, une augmentation de 15 %... »

Et voilà que sans rien nous dire, sans nous avertir en quoi que ce soit d’un changement d’orientation du gouvernement, en fait, on a assisté ces derniers jours à un changement de cap à 180° ! Puisqu’on a découvert dans la lettre d’orientation du gouvernement, puis de la manière la plus explicite dans les déclarations de Nicolas Sarkozy hier que le but était désormais la disparition des 35 heures dans l’année. J’imagine que si l’on supprime les 35 heures, c’est pour allonger la durée légale du travail. Et donc on va remplacer des heures supplémentaires, payées 25 % de plus, non chargées et non imposées, par des heures normales, payées 25 % de moins, chargées et imposées ! Si je compte bien, c’est donc travailler plus pour gagner moins : un changement complet de politique du travail. Et s’il n’y a plus cette référence de la durée légale, alors plus de jours de RTT à récupérer ou à racheter.

L’impression de confusion est donc réelle et va être très lourde dès l’instant que les salariés, et notamment les cadres vont découvrir qu’on leur a dit en six mois deux choses absolument contradictoires.

On a une impression d’improvisation, d’influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste, mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable ? Une nouvelle fois, il va falloir, dans les entreprises, défaire ce qu’on a fait avant de refaire ce qu’on avait défait…

Tant d’annonces, de dossiers ouverts, la plupart du temps oubliés sans avoir avancé, tout cela pose le problème de la méthode choisie pour « réformer ».

« Tout changer en même temps ».

C’est la stratégie annoncée. Si l’on ouvre les yeux, alors on aperçoit ce qu’il y a de leurre dans cette stratégie.

Il n’y a pas un pays, pas une société, contemporaine, complexe, où l’on puisse tout changer en même temps.

Les changements qui comptent sont peu nombreux. Ils demandent de gros efforts d’explication, une réflexion approfondie, de grands et durables efforts de pédagogie. Ils demandent un calendrier pour qu’un pays y réfléchisse, les accepte, les adopte.

La politique du tournis, pour nous, c’est le contraire d’une vraie politique de réforme. Le tournis  ne conduit pas le pays à la volonté durable d’adopter une nouvelle architecture sur quelques points essentiels. Et lorsqu’on s’y risque, alors la réalité se venge : elle revient en boomerang.

On l’a vu avec le pouvoir d’achat ! Entre « tout est possible », ce qui était évidemment un leurre, et « les caisses sont vides », ce qui est la vengeance de la réalité, entre « heures supplémentaires » et « fin des heures supplémentaires », il ne s’est pas écoulé huit mois.

On le verra à l’hôpital : les précédentes réformes ont mis des mois et des années de travail acharné avant d’être plus ou moins mises en place. On annonce aujourd’hui une fois de plus qu’on va tout changer !

Il y a un côté comment dirais-je puéril, enfantin, dans cette idée qu’on va tout mettre par terre et tout reconstruire, sans réflexion préalable, sans concertation. Au bout du compte, c’est la démocratie qui en souffrira, c’est l’action publique.

Et cela repose sur l’idée fausse que dans un pays comme le nôtre on peut décider de tout au sommet. Que le pouvoir d’un seul homme (c’est bien cela qu’on appelle monarchie, pouvoir d’un seul, et pas hérédité, simplement il y a des monarchies héréditaires et des monarchies électives…) peut être assez informé, omnipotent, pour décider de tout. Là encore, il y a du puéril, et du puéril qui n’est pas régressif que pour un seul, c’est régressif aussi pour la société : c’est un mal français de croire « qu’en haut » on peut décider de tout. Alors quand « en haut », on fait comme si c’était vrai, on aggrave cette faiblesse, cette névrose nationale. Toutes les institutions de la société, la démocratie sociale, au lieu de les déshabiller, il faut au contraire les responsabiliser.

Il faut non pas se précipiter dans une fuite sans fin, mais prendre le temps, de penser, d’expliquer, de convaincre.

Quel est le sens profond de tout cela, s’il y en a un ?

Une analyse est parue récemment dans le journal Challenge, signée par Denis Kessler, l’ancien numéro 2 du Medef, analyse brève, percutante, et donc d’autant plus intéressante. L’analyse est celle-ci : « La liste des réformes du gouvernement peut donner une impression de patchwork, on ne s’y retrouve pas, personne n’arrive à en voir la logique, en réalité la logique existe, il s’agit de défaire méthodiquement tout ce qui a été fait en France à partir du programme du Conseil national de la résistance. »

Là, en effet, nous sommes au cœur du sujet.

Est-ce que le modèle de société de la France républicaine, laïque, démocratique et sociale, ce modèle de société qui fait de la France un môle de résistance, est-ce que ce modèle est un modèle d’avenir ou un modèle du passé ? Est-ce qu’il faut corriger ses usures et ses dérives, inévitables en soixante ans, ou le déclarer nul et non avenu, le jeter comme un chiffon de papier pour adorer les nouveaux dieux ?

Je veux le dire au nom de beaucoup de Français : ces idéaux pour nous, qui étions, comme famille de pensée, partie prenante et piliers du conseil national de la résistance, ces idéaux, ce sont des idéaux d’avenir.

Résister à une société des rapports de force. Résister à une société qui considère les femmes et les hommes non pas comme des citoyens, mais uniquement comme des éléments de production et de consommation. Résister en réclamant d’y voir clair, d’être informés en temps utile, quand les décision se préparent, en exigeant la responsabilité qui seule permet l’épanouissement. Résister par l’éducation, par la culture. Résister par la démarche de coopération, de mutualisme. Dans le monde comme il est, dans la mondialisation dominée par un modèle unique, résister, c’est un projet de société et c’est un projet de civilisation.

Derrière ce grand rideau de fumée, il y a en effet une confrontation, une alternative, qui va recomposer la vie politique française.

Et c’est en effet une question de civilisation, c’est-à-dire si l’on cesse de se payer de mots pour produire un grand rideau de fumée, une question de valeurs. Et c’est précisément sur la question des valeurs que nous sommes en désaccord avec Nicolas Sarkozy, et que j’en suis persuadé, la France, la France éternelle, est en désaccord avec celui qui la gouverne.

La France, la France éternelle, elle a besoin qu’on lui dise la vérité, elle aurait eu besoin d’une politique de vérité notamment sur la dette et la dépense publique.

La France, la France éternelle, elle veut la laïcité, dans tous les domaines, aussi bien la distinction entre religion et État qu’entre vie publique et vie privée.

La France, la France éternelle, elle veut qu’il y ait dans la vie sociale des règles simples, qui protègent le faible contre l’abus, contre la position dominante du fort, et que le reste soit pris en charge par une démocratie sociale réelle exerçant sa pleine responsabilité.

La France, la France éternelle, elle veut que le monde des affaires et le monde de l’action publique soient clairement distingués, que l’un ne déborde pas sur l’autre. C’est pourquoi, par exemple, le président de la République française ne doit pas être l’obligé, pour ses déplacements et ses vacances, ou son confort, de l’une ou l’autre des puissances financières ou étrangères qui peuvent avoir intérêt à ces liens d’obligation.

La France, la France éternelle, elle veut une diplomatie de résistance et non pas une diplomatie de complaisance, à l’égard de quelque puissance que ce soit. Ainsi la voix de la France sera pondérée, originale et entendue. Pardonnez moi de le dire ainsi : je vois plus d’indépendance aujourd’hui, indépendance nationale et indépendance européenne, chez Angela Merkel que chez Nicolas Sarkozy, qui donne des gages à tous ceux qui ont la puissance, la plus impressionnante, comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine, ou la plus frelatée, comme Kadhafi.

C’est sur cette question des valeurs, en effet, des valeurs de civilisation, que peu à peu se concentrera le débat de l’avenir de la France.

En même temps, se posera inéluctablement, devant les résultats constatés et les dérives toujours plus nombreuses, la question de notre démocratie.

Tous les jours on ajoute des commissions aux commissions pour récrire notre constitution, en vérité pour que rien de décisif ne change. Un jour la question se posera aux Français la seule question qui vaille : savoir s’il est bon et s’il est juste pour notre pays, seul dans le monde, qu’un homme seul puisse s’arroger autant de pouvoirs sans aucun contre-pouvoir effectif.

Ma conviction est que la cinquième république était écrite pour des présidents sages.

C’est la sagesse qui aujourd’hui manque le plus.

Les mots utilisés comme rideau de fumée pour dire le contraire de la réalité, comme George Orwell l’avait prédit. On dit politique de civilisation, et la réalité est abandon de la civilisation au profit de la société de la force, de l’argent et de la « pipolisation ».

Les réformes abandonnées aussitôt que décidées, tout nouvel événement donnant lieu à l’annonce d’un nouveau texte alors que le précédent n’est pas encore appliqué.

Les annonces précédant toujours la réflexion, dans une fuite en avant éperdue, où le lendemain perd de vue ce qui a été dit la veille. Autrement dit, non pas une politique du durable, mais une politique de l’éphémère, entièrement concentrée non pas sur la conscience des citoyens, mais sur la communication.

Le jour viendra où les Français comprendront qu’ils sont de ce perpétuel abus de pouvoir, de cette fuite en avant, les premières victimes. La question de la démocratie, la question de nos institutions, elle n’est pas derrière nous, elle est devant nous. Le jour vient où la République et les citoyens français exigeront des institutions démocratiques : les équilibres nécessaires pour imposer la sagesse même à ceux qui en manquent le plus.

Ces deux enjeux, valeurs qui construisent un projet de société, aussi bien que d’authentique civilisation, et institutions qui font la démocratie, ces deux enjeux sont si grands, si cruciaux, l’attaque est si rude, qu’ils supposent des rassemblements nouveaux. Je vois bien que des Républicains, des démocrates, des citoyens de toutes opinions s’interrogent, y compris parmi ceux qui avaient fait une confiance sans mesure au candidat Nicolas Sarkozy. Ces interrogations préludent à la demande, à l’attente d’une alternative, d’une proposition politique pour que la France retrouve ses valeurs, une méthode calme et de fond pour la réforme, des institutions qui la rassurent et lui permettent de choisir son chemin. Je forme le vœu que l’année qui vient, après les échéances électorales locales, qui vont voir apparaître, de notre part, une démarche nouvelle, et des équipes nouvelles elles aussi, cette proposition politique se forme et s’affirme. Nous serons au rendez-vous.

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Soutenons Laurent Trupin !

8 Janvier 2008, 00:02am

Publié par MoDem-Colombes

undefinedundefinedEN AVANT COLOMBES !

  
Les 9 et 16 mars 2008, nous choisirons notre Maire.

Cette élection est capitale.

Des choix irréversibles vont être faits à tous les niveaux: logement, stationnement, transport, sécurité, commerce, services au public, ...
 
Face à une Droite qui rêve de défaire ce qu'a fait la Gauche et à une Gauche qui rêve de détruire ce qu'a fait la Droite.
 
SOUTENONS
 LAURENT TRUPIN !
 
Pour cela cliquer sur l'adresse email suivante :  michel.mome@gmail.com
ou bien faites un copié-collé du formulaire ci-dessous et envoyer-le par courrier à :
 Michel Môme - Amis Démocrates - 36 rue Colbert - 92700 Colombes

Je soutiens la liste Démocrate menée par Laurent Trupin, 
pour les Élections Municipales des 9 & 16 mars 2008 à Colombes 
 
 
Nom:
Prénom :
Adresse :
Commune :
 
email :
 
tel :

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La politique de l'eau

8 Janvier 2008, 00:01am

Publié par MoDem-Colombes

La politique de l'eau des vingt à trente prochaines années se jouera aux municipales de 2008.

La qualité des eaux en France laisse à désirer. 70 % des masses d'eau ne présentent pas un bon état écologique, ce qui élève les coûts de leur potabilisation avant distribution. En fin de chaîne, la situation n'est pas meilleure : la majeure partie des eaux usées n'est pas épurée selon les normes requises. Les communes devront se mettre aux normes avant 2012. Cet immense chantier annoncé pourrait être l'occasion de revaloriser le patrimoine naturel et de donner la part belle aux nouvelles écoindustries, stratégies auxquelles le citoyen aurait tout à gagner.

« Nous gagnerons la bataille de l'eau » déclarait J.L. Borloo à l'automne 2007, pendant les Grenelle de l'environnement. Il y a en effet fort à faire : la France compte pas moins de 146 stations d'épuration ne répondant pas aux normes d'assainissement, qui représentent 36 millions d'habitants, soit plus de la moitié de la population française . Cela pourrait valoir cher à la France, menacée de tomber sous le coup des sanctions européenne à hauteur de 300 à 400 millions d'euros .
Le problème est d'autant plus grand qu'il doit être résolu rapidement – avant 2012- et que la France affiche un certain retard dans sa vision du traitement des eaux par rapport à ses voisins européens et mondiaux.

Le chantier de l'eau : une affaire du citoyen avant toute chose

Pour gagner cet immense chantier, les industriels de l'eau sont sur les starting blocs.
Mais le premier concerné est avant tout le citoyen. Il règle en effet la facture : n'utilisant que le quart de l'eau consommée en France, il paie environ 88 % des taxes pollution versées aux agences de l'eau . Il est aussi le premier touché dans son cadre de vie, car ces investissements gigantesques pourront changer le visage de sa commune, qu'il habite à la ville ou à la campagne.

Quiconque a vécu à côté d'une station d'épuration, aussi petite soit-elle, sait combien cela est désagréable. Enclavées derrières leurs murs de béton, elles sont un obstacle à la promenade en campagne, elles mobilisent des terrains immenses aux abords des villes et sont souventsource de nuisance autant olfactives que sonores et visuelles.

Du béton à la forêt

Or deux écoles s’affrontent aujourd’hui dans la conception du traitement de l’eau (potabilisation et épuration). Celle qui consiste à mettre en place des technologies et des usines toujours plus sophistiquées et coûteuses et celle qui utilise les écosystèmes comme infrastructures naturelles de traitement de l’eau.
Aux Etats-Unis par exemple, quand la ville de New York affronta la question de la préservation de la qualité de son eau potable dans les années 1990, elle choisit finalement d'investir 1,5 milliard de dollars dans la protection des forêts et zones humides du nord de l'état — où se trouve la source d'eau potable de la ville -plutôt que de construire une unité de traitement de l’eau à la pointe du progrès. Cette dernière lui aurait coûté 5 milliards de dollars et 300 millions de dollars annuels pour l'exploitation et l'entretien. On estime aujourd'hui que les contribuables new yorkais on économisé une dépense de 7 à 8 milliards de dollars.
Plus au sud, la Floride n'a pas eu d'autres choix que de restaurer les immenses marais qu'elle avait asséché depuis les années 1950 pour continuer à assurer la croissance de l'agglomération de Miami et l'approvisionner en eau potable. Coûtant un minimum de 14 milliards de dollars, c'est le programme de restauration naturelle le plus ambitieux au monde. Pourtant, ces sommes ne sont rien à côté du coût que représenterait la construction des équipements techniques équivalents.
En Europe, la ville de Munich a également misé sur la qualité de la ressource. En préservant les forêts et en encourageant le passage à l'agriculture biologique sur les zones de captage, elle fournit à ses habitants une eau directement potable, qui n'a besoin d'aucun traitement préalable.

Ces services que l'environnement offre à l'humanité ont une immense valeur. On a pu estimer la valeur globale des terres humides à 5 000 milliards de dollars par an, pour leur rôle de régulation des crues, d'épuration de l'eau, et d'habitats de la faune, en sus de la production des pêches et de l'utilisation d'espaces récréatifs, entre autres.

C'est ainsi que les mesures européennes visant à protéger les espaces naturels telles que Natura 2000 ou les aides aux bonnes pratiques agricoles et au soutien de l'agriculture biologique, sont cruciales pour la qualité de l'eau. Les citoyens en sont au final, tous bénéficiaires.
Maheureusement la politique nationale de l'Etat français leur octroie une maigre importance par rapport à ses voisins européens. Mais les collectivités sont aussi responsables : le développement de ces aides dépend également du dynamisme des communes et de la vision générale qu'ont leurs maires de la globalité des enjeux territoriaux.
Une gestion ambitieuse des espaces naturels et agricoles est aussi une urgence sanitaire : seuls 30 % des masses d'eau françaises présentent un bon état écologique.

Les atouts des écoindustries

Ainsi, préserver ou restaurer les écosystèmes est indispensable pour assurer la qualité de l'eau à faible coût. Qu'en est-il pour l'assainissement des eaux ? La diffusion des nouvelles techniques du génie végétal, notamment pour les eauxusées, est un autre atout, très prometteur.

La technologie de la phytoremédiation, qui bénéficie d'un programme européen de recherche, cost 837, en est un bon exemple. Dans leur diversité, les plantes montrent des capacités inégalées à détoxifier les eaux mais aussi l'air et les sols, y compris dans les cas les plus difficiles de pollution par les métaux lourds. On connaissait la légende du fer dans les épinards, mais imaginait-on qu'une variété, l'épinard de malabar, savait concentrer des métaux moins ragoûtants comme le cadmium, le chrome ou l'aluminium ? Ces plantes sont une mine pour la dépollution des sites. Moins coûteuse que les techniques chimiques, plus efficaces et plus sûres, la phytoremédiation, appelée aussi phytorestauration, présente un marché aujourd'hui estimé à au moins 100 millions de dollars pour les Etats-Unis rien que pour la décontamination des sols.

Quand l'esthétique s'en mêle

Les écoindustries ont plus d'un tour dans leur sac. C'est ce que démontre l'entrepreneur français Thierry Jacquet, en inventant le concept des jardins filtrants(R) qui ajoute à la phytoremédiation une dimension paysagère. Car les plantes ne sont pas seulement d'excellentes filtratrices, elles sont belles. A Nanterre, la station d'épuration des eaux de la Seine du Chemin de l'île est devenue un parc public où les bassins filtrants de roseaux, de quenouilles, d'iris bleus et jaunes, de nénuphars et de faux lotus déploient leur tiges élancées, leurs corolles déployées sous l'oeil ravi du promeneur. Les eaux ainsi épurées présentent à leur déversement dans la Seine un taux d'oxygène près de deux fois supérieur. Elles ont la qualité des eaux de baignade, les poissons peuvent de nouveau y frayer, les grenouilles et les oiseaux s'y installer. Certaines communes rurales comme Ecamps dans l'Yonne, ou Corcoué sur Logne en ont fait leur système unique d'épuration. Verra-t-on un jour les abords de nos villes et de nos villages débarrassés des stations inesthétiques et malodorantes tandis que les joncs et les nénuphars s'épanouiront sous nos fenêtres ? En France les réglementations imposées par la DDASS, adaptées aux stations traditionnelles d'épuration, interdisent encore l'épanouissement des jardins filtrants à proximité immédiate des habitations. Mais en Chine, c'est le pari lancé par l'agglomération de Wuhan. Dans cette ville du centre du pays, les autorités ont choisi la technique des jardins filtrants pour traiter les eaux usées du nouveau quartier de Jinhe («rivières dorées» en chinois), qui recevra 50 000 habitants en 2009. 30 % des 60 ha du quartier sont consacrés aux espaces verts (contre 23 % à Paris ou 5 % à Madrid). Les eaux noires, grises et pluviales passent à travers des jardins filtrants où elles sont épurées par les plantes, exclusivement locales.

Une fois traitée, l’eau est stockée dans des réservoirs souterrains puis réutilisée à 100 % pour les chasses d’eau, la climatisation, l’arrosage, le nettoyage des rues, etc. Les résultats sont probants : aucun rejet, une économie d'eau potable qui devrait atteindre 50 % et un bénéfice économique évalué à 30 % par rapport au coût d'une installation classique.

Choisir aujourd'hui pour les vingt à trente ans qui viennent


Dans le monde entier l'engouement pour les jardins filtrants est grand. En France -nul n'est prophète dans son pays- les jardins filtrants peinent à se développer. Mais deux choses sont sûres. Le retard pris par la France en matière d'assainissement doit être résorbé avant 2012 et les stations d'épuration ont une durée de vie estimée entre vingt et trente ans. Ce sont donc les maires que nous élirons cette année qui définiront la politique de l'eau des trente prochaines années. Entre béton ou jardins, ils détermineront aussi le visage de nos paysages.

Article rédigé par Isabelle Delannoy - eco-echos.com - pour Cap21

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Voeux de François Bayrou

7 Janvier 2008, 00:39am

Publié par MoDem-Colombes

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François Bayrou présentera, mercredi 9 janvier 2008 à 11 heures, ses voeux à la presse au siège du Mouvement Démocrate à Paris.

Un sondage Ifop a mesuré le rapport de forces entre les grandes formations politiques à deux mois du scrutin des municipales : le Modem est crédité de 10%, l'UMP 33%, le PS 32%, les Verts 8% et le Front national 8%, le PCF 5% et l'extrême gauche 4%.

Par ailleurs, 64% des personnes interrogées affirment qu'elles se prononceront "principalement en fonction de considérations locales", contre 19% qui entendent "soutenir la politique du président de la République" et 16% qui veulent la "sanctionner".

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Toujours le calme plat à l'UMP de Colombes

6 Janvier 2008, 00:01am

Publié par MoDem-Colombes

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Le site Web de l'UMP de Colombes inactif depuis sa création : http://www.ump92.org/Cadre_circ01.htm, malgré une tentative des jeunes UMP : http://umpcolombes.org/.
Le site de campagne municipale, annoncé depuis plus d'un mois,  toujours en construction : http://www.nicolegoueta2008.fr/  
Quel mépris pour les internautes !
Des blogs en état de léthargie permanente (Lionnel Rainfray) ou hivernale (Olivier Camps-Vaquer, Véronique Vignon) ou en censure permanente (Nicole Gouéta).
Des adhérents peu actifs sur la toile colombienne ; des militants pas du tout impliqués dans l'élaboration du futur projet municipal.
Certains qu'on envoie au Parti Radical ; d'autres peut-être au Nouveau Centre ?
Certains conseillers sortants qui ne savent pas quel sera leur sort.
Est-ce Rama Yade qui a tout plombé ?
Il faut vraiment avoir de réelles convictions pour rester à l'UMP de Colombes !

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Rassemblement Unis - Motivé-e-s pour Colombes

5 Janvier 2008, 00:02am

Publié par MoDem-Colombes

images.jpgUn petit rappel destiné aux nouveaux Colombiens, ou à ceux qui auraient oublié.
18 mars 2001, Elections Municipales, 2ème tour.
Aujourd'hui, voyons la Liste qui était présentée par la Gauche Plurielle : Parti Communiste, Parti Socialiste, Les Verts-Oxygène, Parti Radical de Gauche,  personnalités de la Vie Locale, et Motivé-e-s pour Colombes :
Les 12 premiers candidats étaient :
Dominique Frelaut, Maire, PC
Maurice Lobry, Maire-adjoint, professeur, PS
Barbara Pueyo, Monteuse film, Motivées
Dominique Frager, Maire-adjoint, professeur, Verts
Michèle Fritsch, Maire-adjointe, documentaliste, PC
Michèle Etcheberry, Conseillère Municipale, professeur, PS
Jaques Grossard, Maire-adjoint, Directeur d'établissement public, app. PC
Philippe Sarre, Maire-adjoint, Directeur d'école, PS
Evelyne Bouchouicha, Maire-adjoint, Directrice d'ecole, PC
Catherine Bernard, Comptable, Verts
Bernard Destrem, Maire-adjoint, cadre, PC
Martine Antognazza, Directrice d'Ecole, PS
Ordre identique par rapport au 1er tour, Barbara Pueyo remplaçant Melika Mesbahi, animatrice, PC.
9 élus étaient sortants à l'époque, 50% des candidats travaillant dans l'Education Nationale.
Il semble que 9 parmi  ces 12 candidats vont se représenter en 2008, Michèle Fritsch étant élue PC depuis 1983 ...

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PC négocie encore avec PS

5 Janvier 2008, 00:01am

Publié par MoDem-Colombes

Les Communistes ont désigné leurs « chefs de file » dans la plupart des communes des Hauts-de-Seine pour les élections municipales. « Chef de file », à ne pas confondre, dans la majorité des cas, avec « tête de liste ».
Le PC départemental n'affiche en effet que des ambitions mesurées pour l'échéance de mars.
Pour le parti de Marie-George Buffet, l'objectif prioritaire reste de garder les quatre villes de Bagneux (Marie-Hélène Amiable), Gennevilliers (Jacques Bourgoin), Malakoff (Catherine Margaté) et Nanterre (Patrick Jarry). Ici, la stratégie est simple : le maire sortant PC repart au combat en tête de liste, avec ou sans le PS. Pour le reste, Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice et secrétaire départementale du Parti communiste, en appelle à l'union à gauche, mais sans prétendre à prendre la tête du combat contre les maires de droite.
« Nous appelons à la construction de listes de rassemblement de la gauche le plus larges possibles, précise Brigitte Gonthier-Maurin. Je suis persuadée qu'il y a la place pour beaucoup plus d'élus de gauche dans ce département, et on sait que les élus communistes font partie des plus pugnaces pour combattre la politique menée à droite. »
Les discussions avec le PS visent aujourd'hui à négocier les places occupées par les uns et les autres sur ces listes de rassemblement. Dans l'esprit de Brigitte Gonthier-Maurin, les « chefs de file » communistes doivent avoir accès au moins à des places éligibles sur les listes présentées par la gauche. Il est temps de fixer les choses.

« Nous avons des difficultés avec le PS »
Brigitte Gonthier-Maurin présentera ses voeux de secrétaire départementale du PC le 19 janvier. « J'aimerais pouvoir ce jour-là avoir les candidats communistes autour de moi. Mais je suis assez inquiète, avoue-t-elle. Nous avons des difficultés avec le PS pour avancer plus vite, il faut vraiment que tout cela se décante maintenant. »
Mais le PCF ne veut pas rester seulement sur la défense de ses bastions historiques et pense que la gauche rassemblée peut prendre des villes comme Colombes, Vanves et aussi Châtenay-Malabry. En revanche, pour les élections cantonales, les choses sont déjà claires : le PC a annoncé « des candidats communistes sur chaque canton renouvelable, avec un rassemblement des forces de gauche pour le deuxième tour ». Deux élections, deux stratégies différentes. 
(C) Le Parisien 04/01/2008

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Exposition : Quotidien durable

4 Janvier 2008, 22:17pm

Publié par MoDem-Colombes

2-1-6-9-copie-1.jpgPour les scolaires et groupes qui n’auraient pas pu y faire un tour à Issy –les-Moulineaux, l’exposition « Développement durable au quotidien » se remonte à la cité de l’eau de Colombes, dès fin janvier. Construite autour de huit étapes représentant les moments de la journée, elle a pour but d’introduire auprès du visiteur les différentes approches de la durabilité : gouvernance, enjeux environnementaux, et socio-économiques. « Développement durable au quotidien », Cité de l’eau, pour groupes uniquement, renseignements et réservations au 01 55 95 80 70. 
En savoir plus : http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article1771

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Gauche rassemblée et impôts locaux

4 Janvier 2008, 00:01am

Publié par MoDem-Colombes

img-municipales-2008-1--copie-1.gifLes socialistes, les communistes et les écologistes semblent ne pas avoir la même vision sur la fiscalité. 

Pour le PC, "il faut envoyer un signe fort aux habitants en diminuant significativement les impôts locaux", estime Michèle Fristch. "Nous suggérons de chiffrer la baisse à 20% étalée sur la législature de 6 ans". 

Pour le PS, selon Maurice Lobry,  "nous devrons nous engager à baisser régulièrement les impôts sur l’ensemble de la mandature, [ ... ] sans doute à réduire tous les ans, la pression fiscale par une baisse de 2% des taux chaque année". 

Les Verts quant à eux auraient une position plus nuancée, souhaitant d’abord examiner avec précision la situation financière et fiscale de Colombes avant de proposer une baisse.  

C'est embêtant pour faire un programme d'union... 

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Barack Obama : un Bayrou à la Maison Blanche ?

3 Janvier 2008, 00:47am

Publié par MoDem-Colombes

undefinedDans 10 mois se dérouleront les élections présidentielles américaines et aujourd'hui c'est le début de la course à l'investiture dans l'Iowa. Les électeurs de chaque Etat voteront ainsi pour une liste de délégués du parti qui, eux, s'engageront à voter lors de la Convention Nationale, pour le candidat que l'on leur aura dit de voter. Ainsi, 56 délégués démocrates vont être choisis aujourd'hui dans l'Iowa. Barack Obama, dont on dit souvent que c'est la François Bayrou américain, serait au coude à coude avec Hillary Clinton.   A ce sujet, il est intéressant de consulter le dossier réalisé par France Démocrate :
http://www.francedemocrate.info/spip.php?article264

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