La route a encore tué hier matin. Une voiture s'est retournée sur l'A1 dans l'Oise. A son bord, cinq copains. dont trois de Colombes. Bilan : trois morts, dont deux de Colombes ; les
deux autres sont blessés.
A la hauteur de la commune de Remy près de Compiègne, dans l'Oise. Il était près de 8 heures, lorsque le conducteur d'une Clio a perdu le contrôle de sa voiture. A bord se trouvaient ses
quatre copains, tous domiciliés à Colombes.
Ils rentraient d'une longue soirée passée en Belgique. Après avoir violemment percuté un panneau indicateur, le véhicule a fini sa course sur le flanc derrière la glissière de sécurité. Trois des
cinq occupants ont été éjectés. Malgré l'arrivée rapide des secours, Evrard N'Gaboni, 21 ans, Charly Agduze, 20 ans et Clem M'Para, 19 ans, sont décédés quelques minutes plus tard.
Le conducteur, âgé de 20 ans, s'en est miraculeusement sorti sans blessures graves, ainsi qu'un de ses passagers. « Il nous a dit qu'il s'était assoupi », explique Bertin Malhet, le commandant de
l'escadron de sécurité routière de l'Oise. Il sera entendu aujourd'hui à l'hôpital de Compiègne où il a été admis hier. Des dépistages d'alcoolémie et de produits stupéfiants ont été effectués.
Leurs résultats devraient être connus aujourd'hui ou demain.
Si, dans l'immeuble du quartier des Fossés-Jean où vit la plus jeune des victimes, la plupart des résidents n'avaient pas connaissance du drame, à l'autre bout de la ville, dans le quartier du
Petit-Colombes, on n'arrivait « pas à le croire ».
« Je n'en reviens pas, répète une voisine de la victime. J'ai encore vu ce jeune vendredi ou samedi, comme presque tous les jours. J'ai vu grandir ce garçon qui est un copain de mon neveu,
d'ailleurs ils étaient encore ensemble hier. Ce jeune est si gentil, ce n'est pas le genre à faire des histoires. C'est impossible d'accepter une chose pareille. »
« C'est impossible d'accepter une chose pareille »
La famille de Klem, la victime , a été informée du drame quelques heures plus tôt par la police. « Je n'ai pas vu les parents, mais une cousine. Elle était complètement effondrée et moi, je suis
encore sous le choc depuis ce matin », assurait-elle hier après-midi. Partis reconnaître le corps de leur enfant dans la matinée, les parents de la victime n'étaient toujours pas rentrés à leur
domicile en fin de journée.
Tout comme les parents, la mairie a été prévenue du drame dans la matinée. Afin d'apporter, dans la mesure du possible, un éventuel soutien aux familles endeuillées.
(c) LeParisien 12/05/08
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