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Le Blog du MoDem de Colombes

Bayrou chez Sarkozy

20 Octobre 2010, 19:17pm

Publié par MoDem-Colombes

François Bayrou a plaidé aujourd'hui en fin d'après-midi auprès de Nicolas Sarkozy en faveur de nouveaux gestes pour amender la réforme des retraites dans un sens plus juste, s'agissant notamment de la prise en compte de la pénibilité et de la borne de 67 ans pour les pensions à taux plein.

Reçu pendant plus d'une heure par le chef de l'Etat à la demande de celui-ci - cette rencontre ne figurait pas à l'agenda du Président, le dirigeant du MoDem l'a invité aussi à "entendre" l'inquiétude des Français, notamment des jeunes, qu'ils défilent ou non contre la réforme.

 "Je lui ai dit que ce que traduisaient ces manifestations, ce n'est pas seulement une question d'affrontements sur les retraites, c'est quelque chose de beaucoup plus profond, une crise de défiance très profonde (...), notamment des jeunes, sur la politique menée et sur ce qu'ils ressentent comme inéquitable et déséquilibré dans les décisions prises", a-t-il dit à sa sortie de l'Elysée.

Selon lui, cette inquiétude des jeunes porte sur "la question de l'entrée dans l'emploi, avec cette idée simple, peut-être trop simple, qui est de dire que si les gens restent au travail, il y aura moins de places pour nous les jeunes".

"J'ai dit" au président que "l'affaire Bettencourt, l'affaire Tapie, tout ça a créé chez les Français le sentiment, et peut-être même la certitude, que les choses, n'étaient pas justes" notamment avec "l'affaire du bouclier fiscal" et que "les plus avantagés sont privilégiés et ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des situations fortunées payent plein pot", a-t-il ajouté.

François Bayrou indique avoir fait savoir à Nicolas Sarkozy "que des gestes sur la réforme des retraites seraient bienvenus". Il a évoqué plus particulièrement le relèvement de 65 à 67 ans de l'âge de la retraite sans décote, une disposition qu'il juge "la plus discutable et même la plus injuste de la réforme".

Comme le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, il estime que, sa mise en oeuvre ne devant intervenir qu'à partir de 2016, un "rendez-vous" cette année-là serait "utile pour qu'on dise si on confirme cette disposition ou le contraire".

Il suggère également de revoir la disposition du projet de loi sur la pénibilité, grâce à un amendement déposé dans ce sens au Sénat.

Selon le Point.fr, lors de cet entretien, le président de la République "entendait aussi convaincre le chef du MoDem de renoncer à rejoindre le groupe indépendant que veulent former les députés villepinistes à l'Assemblée nationale".

D'après agences Reuters et AFP

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