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Le Blog du MoDem de Colombes

Hortefeux à Colombes

1 Septembre 2010, 20:02pm

Publié par MoDem-Colombes

VIOLENCES - Le ministre de l'Intérieur a réagi à l'agression de trois policiers...

Il ne fléchira pas. Mercredi, Brice Hortefeux s’est rendu au commissariat de Colombes, dont font partie les trois policiers agressés par une quarantaine de personnes dans la nuit de mardi à mercredi.

«C’est clairement un guet-apens» a déclaré le ministre, faisant suite à «l'interpellation» par la police mardi après-midi «de deux personnes qui effectuaient un rodéo sur un scooter».

Il confirme l’extension des peines-planchers

Brice Hortefeux en a également profité pour confirmer l’extension des peines-planchers, prévue par Nicolas Sakozy, le 30 juillet dernier à Grenoble. Le président de la République avait alors déclaré que ces dernières seraient «désormais étendues à toutes les formes de violences aggravées» et notamment «les violences sur des personnes dépositaires d'une autorité publique».

Il avait aussi demandé «l'instauration d'une peine de prison incompressible de 30 ans» pour les assassins de policiers ou de gendarmes, ce qu'a également confirmé le ministre de l'Intérieur à Colombes.

Des moyens supplémentaires

Dans un communiqué, le syndicat Synergie réclame, lui, «des moyens légaux pour que ces actes d’une violence inouïe impliquent une réponse forte et immédiate». Il rappelle aussi «que les policiers ne peuvent plus assumer seuls, au prix de leur vie, le rôle de dernier rempart contre la barbarie ordinaire d’une minorité exaltée d’irrécupérables de notre pays».

De son côté, le maire de Colombes, Philippe Sarre (PS), a demandé des «moyens supplémentaires» ainsi que la création d’une Unité territoriale de quartier (Uteq). Dans son communiqué, le maire a rappelé au ministre de l’Intérieur les «vingt postes (de policiers) supprimés» en 10 ans, dans la commune.

 

(c) 20minutes.fr avec AFP 

 

 

Communiqué de la Ville de Colombes - 01/09/2010 17:50:00

 

Le maire de Colombes condamne l'agression des trois policiers

 

Philippe SARRE, maire de Colombes, a condamné l'agression des trois policiers de Colombes par une quarantaine de personnes qui les ont attaqués cette nuit lors d'une intervention dans le quartier du Luth à Gennevilliers et leur apporté tout le soutien de la municipalité. Le maire de Colombes a également accueilli Brice HORTEFEUX, ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu au commissariat de Colombes dans l'après-midi.

A cette occasion Philippe SARRE a rappelé au Ministre de l'Intérieur que plus de 20 postes ont été supprimés en une dizaine d'années, alors même que la population augmentait de 7.000 habitants à Colombes et a demandé des moyens supplémentaires pour la sécurité des habitants de la Ville.

Cette question de moyens supplémentaires est la préoccupation des maires de d'Asnières, de Colombes et de Gennevilliers qui réclament la création d'une unité territoriale inter-quartier (UTeQ) pour couvrir les trois quartiers mitoyens des trois communes (le quartier des Mourinoux à Asnières, le quartier des Fossés Jean à Colombes et le quartier du Luth à Gennevilliers). Après l'annonce du remplacement des UTeQ par des Brigades Spéciales de Terrains (BST) les maires sont toujours dans l'attente d'une réunion qui doit être organisée par le Préfet de Police en septembre suite à leur entrevue au mois de juillet.

Le Ministre de l'Intérieur, en visitant le commissariat de Colombes, aura également pu prendre conscience des conditions de travail des policiers nationaux à Colombes.
Le commissariat de police de Colombes apparaît aujourd'hui aux yeux des usagers comme vétuste, inadapté et sous-dimensionné. L'accueil des usagers du service public de sécurité doit être optimisé avec une surface plus importante.

La reconstruction d'un commissariat est nécessaire pour améliorer les conditions de travail des personnels de l'Etat, l'accueil des Colombiens et pour assurer une politique de sécurité publique efficace qui place un maximum de moyens, là où les difficultés sont les plus conséquentes. La Ville est prête à fournir le foncier, mais l'Etat doit prendre ses responsabilités et en faire une de ses priorités dans la programmation des constructions de commissariat à venir.

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