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Le Blog du MoDem de Colombes

Jean Lassalle

19 Mars 2010, 16:15pm

Publié par MoDem-Colombes

http://photo.lejdd.fr/media/images/politique/jean-lassalle2/1964445-1-fre-FR/Jean-Lassalle.jpg
Lassalle: "Le tout, c'est de rester en vie"

Véritable rescapé, le député Modem Jean Lassalle sera le seul chef de file centriste à participer au second tour des élections régionales, en Aquitaine. Contacté par leJDD.fr, l'élu pyrénéen livre une analyse sans concession sur l'état du Mouvement démocrate, sans jamais se départir d'un optimisme forcené.


En accédant au second tour en Aquitaine, vous êtes un peu le rescapé d'un Modem en plein naufrage. Qu'est-ce qui a marché pour vous et comment expliquez-vous les mauvais résultats de votre parti?
En ce qui me concerne, disons qu'il fallait bien que ça marche quelque part! (rires). Après, à un niveau plus global, ces élections ont été difficiles pour nous car il nous a manqué des cadres avec une certaine notoriété. Il faut bien comprendre que les élections régionales, ce sont d'incessants allers-retours entre préoccupations locales et politique nationale. Et pour cela, on a besoin de personnalités un peu connues. Et comme, en plus, les sondages nous ont tout de suite placés à un niveau très bas, cela devenait très compliqué pour nous. Il ne faut pas aller chercher plus loin…

L'explication est un peu courte: une nouvelle fois la stratégie de François Bayrou a été montrée du doigt par certains, par Corinne Lepage notamment
Il s'agissait de notre dernière élection en souffrance, j'en fais le pari. Le tout, c'est de rester en vie. On est certes petits, mais on est indépendants et croyez-moi, cela n'a pas de prix. Regardez autour de nous: à droite, le Nouveau centre n'a même pas pu présenter des listes au premier tour. A gauche, les écologistes, malgré leurs très bons scores, ont été obligés de rentrer à la niche du Parti socialiste.
Au sujet de François Bayrou, il est toujours facile d'accabler quelqu'un quand il est au fond du trou. Moi, je dis au contraire que c'est un peu le destin, en France, de tous les présidentiables. Je vous renvoie au score de Nicolas Sarkozy aux élections européennes de 1999 (12,82%, ndlr): voyez le chemin qu'il a fait depuis! En France, les électeurs aiment bien faire souffrir leurs politiques. Et je dirais même que s'ils ne les font pas souffrir, ils ne les gardent pas, c'est typiquement français!

"Les amis du Modem ne peuvent pas aller bien"

En attendant, les mauvais résultats électoraux s'enchaînent pour le Modem. N'y a-t-il pas un problème de positionnement politique qui perturbe les électeurs?
Disons qu'il faut surtout un certain temps avant que les électeurs s'habituent au changement… La véritable difficulté, et ça vaut pour tous les partis, c'est que nous nous trouvons à un moment où l'on assiste à un véritable désamour des gens pour la politique. Je vous renvoie aux chiffres de l'abstention de dimanche dernier (53,5%, ndlr). Nous sommes dans une période de déprime profonde, avec des partis archi-traditionnalistes. Nous, au Modem, nous essayons de sortir de ces schémas-là, habités par notre fibre démocrate et humaniste. Et cela ne peut que fonctionner. J'en veux pour preuve tous ces jeunes que nous avons chez nous et qui, il y a quinze ans, auraient été au PS ou à droite – au PS surtout. Quand elle se frottera au suffrage universel, cette génération vaudra de l'or!

Rien ne semble entamer votre foi en l'avenir. On a du mal à penser qu'elle est partagée par tous au Modem…
Je ne sais pas, cela fait longtemps que je ne suis pas monté à Paris (rires). Honnêtement, les amis du Modem ne peuvent pas aller bien. Quand vous descendez dans ces profondeurs, ça affecte forcément le moral, c'est humain. Maintenant, cela tient à pas grand chose. Imaginez que je gagne dimanche, vous vous rendez compte de tout le pataquès que cela va provoquer!

Vous pensez réellement pouvoir gagner dimanche?
Bien sûr, et je dirais même que la victoire est tout ce qui m'intéresse, pour pouvoir diriger la région de manière différente. Je rappelle d'ailleurs ce que j'avais promis: si je ne gagne pas, je ne siègerai pas au Conseil régional. Je suis maire (de Lourdios-Ichère, dans les Pyrénées-Atlantiques, ndlr), conseiller général (du même département, ndlr) et député, pourquoi voulez-vous que je me rajoute un travail de conseiller régional "de base", à Bordeaux? Je préfère laisser ça à un copain. Et je l'annonce avant les élections. Ce qui, vous me l'accorderez, change des habitudes chez les politiques.


http://www.lejdd.fr/Politique/Elections-regionales-2010/Actualite/Lassalle-Le-tout-c-est-de-rester-en-vie-180293/

 

Commenter cet article

Charles 22/03/2010 16:58


Soit à peu près autant que l'UDF menée par F. Bayrou en Aquitaine ou A. Santini en Île-de-France, en... 2004. Snif !


MoDem-Colombes 21/03/2010 23:17


Jean Lassalle obtient 15,65% des voix (10 sièges)
(l'UMP Xavier Darcos 28,01% (17 sièges)
et le PS-EE-FG 56,34% (58 sièges)).


Mirabelle 19/03/2010 18:52


un homme plein de bon sens


Charles 19/03/2010 18:01


Jean, c'est le meilleur d'entre nous...