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Le Blog du MoDem de Colombes

Projet Humaniste : (2) Éducation, formation, culture

30 Décembre 2009, 17:23pm

Publié par MoDem-Colombes



Pour nous, tout commence à l’école, où l’on donne à nos enfants les clés de leur
avenir tant éducatif que culturel. L’Ecole est intimement liée à notre projet de société. Mais notre école ne va pas bien : à l’entrée en sixième, 25% des élèves ont des acquis fragiles en lecture et en écriture et 15% connaissent des difficultés sévères qui les condamnent à une scolarité difficile au collège. Ce sont chaque année 300 000 jeunes qui sont dans cette situation. De même, ils sont  130 000 par an à sortir du système éducatif sans diplôme.

 

Le Mouvement Démocrate refuse de considérer qu’il y a une fatalité de l’échec et fait de l’école une priorité.

 

Après la formation initiale vient la formation tout au long de la vie. A une culture bien trop centrée sur le diplôme initial, devrait succéder celle de la formation continue et celle de la valorisation des acquis de l’expérience.

 

 

2-1 Redonner confiance dans l’école

 

Les chances d’accomplir une bonne scolarité sont très fortement liées au niveau à l’entrée au cours préparatoire. Il est capital de mettre en œuvre une politique qui protège et aide notre école maternelle et qui permette à l’école élémentaire de mieux repérer les fragilités scolaires et de compenser les inégalités socio-culturelles par un soutien personnalisé. Il faut concentrer les efforts sur le cycle des apprentissages fondamentaux. Notre ambition est forte : nous voulons que tous les enfants qui entrent en sixième sachent lire, écrire et compter. Pour cela nous voulons concentrer nos efforts sur le cycle grande section de maternelle/CP/CE1. C’est un impératif pour s'éveiller au monde au langage, à la pensée. L’objectif est de donner les bagages nécessaires à tous. Pour autant ces apprentissages ne sont pas exclusifs d’une culture scolaire ambitieuse, créative, ancrée dans les arts, les découvertes et l’épanouissement de l’élève. En un mot, si des moyens doivent être dégagés pour l’éducation nationale, ils le seront sur le primaire.

 

Avoir voulu supprimer la carte scolaire était une erreur. Cela a accentué les difficultés de certains établissements et leurré des familles qui ont cru qu’elles pourraient librement choisir un établissement. Nous voulons repenser la carte scolaire à la lumière de l’égalité des chances : là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut les constituer en réseaux, sous l’autorité d’un coordinateur, et ouvrir la possibilité d’accéder à tous les établissements du réseau pour les élèves et aussi, peut-être, pour les enseignants. En outre, la création d’établissements de taille réduite pour les élèves des collèges les plus défavorisés devrait être encouragée. Enfin, il faut remédier à la diminution du nombre des adultes dans les établissements scolaires, conséquence des suppressions de postes répétées.

 

C'est au collège que la maîtrise des connaissances doit pleinement et efficacement s'installer. Il doit préparer à la poursuite des études, qu’elles soient professionnelles, technologiques ou générales.

 

Rompre avec une logique de flux, en tenant davantage compte des atouts et des faiblesses de chacun, serait un pas vers plus d’équité devant l’acquisition du savoir. Passer du « collège unique » au « collège des parcours diversifiés » est un objectif fort.

 

Afin de mieux répondre à la diversité des enfants et pour mieux individualiser l'enseignement, nous pourrions, autour d'un tronc commun, organiser des modules de découvertes pour les uns, de consolidation, de réappropriation, de remédiation pour les autres.

 

Il faut accompagner chaque élève dans la construction de son projet et à se définir en mettant en place une éducation à l’orientation pour tous ainsi qu'un module sur la découverte des métiers dès le début du secondaire. Pour réussir dans une société de

l’information chaque jeune devrait pouvoir non seulement maitriser les outils mais aussi accéder à une véritable culture des médias en développant tant les pratiques que les connaissances et l’esprit critique.

 

Au collège aussi l'échec scolaire doit être traqué en différenciant les réponses.

L'expérience du "collège hors les murs", qui s’appuie sur un "enseignement actif", sur les vraies aptitudes de l'adolescent, par le geste, par l’art, par la mécanique, par le sport, par le théâtre, peut permettre à certains jeunes de retrouver le chemin de la scolarisation classique.

 

Réduire l'inégalité sociale à l'Ecole impose un examen différencié selon les situations : la difficulté économique, la souffrance familiale, le préjudice culturel, la méconnaissance de la langue ou le poids des particularismes communautaires ne se combattent de la même façon. Ce constat plaide pour des établissements plus autonomes néanmoins soumis à l’impératif des programmes nationaux à qui seraient fixés des objectifs de lutte contre l'échec scolaire et dont il faudrait évaluer les résultats attendus dans ce domaine.

 

La société française doit résoudre le problème des rythmes scolaire. L'année scolaire en France n'est plus que de 144 jours alors que la moyenne européenne est de 185 jours. La journée des écoliers français est la plus longue du monde, mais nos écoles sont fermées la moitié de l’année. Il faut alléger la journée de travail scolaire par un réaménagement de la semaine et de la durée des congés.

 

Le lycée est l'espace pour construire une architecture de connaissances et de capacités capable de dessiner et bâtir une autonomie de jugement qui s'épanouira ensuite dans l'enseignement supérieur ou dans la vie professionnelle.  Dans ses voies générales, techniques, professionnelles cette formation doit être consistante et reconnue. Le lycée doit préparer à l’enseignement supérieur et il faut augmenter le nombre de places en BTS et IUT pour que davantage de jeunes en bénéficient, en particulier ceux de l’enseignement professionnel et technologique.

 

Parce que notre système éducatif privilégie l’enseignement général et technologique, l’orientation vers la voie professionnelle est trop souvent une orientation par l’échec. Pourtant, l’enseignement professionnel a souvent à son actif des pédagogies et des modes d’organisation originaux et réussit là où les autres niveaux d’enseignement, en amont, ont échoué. Cet enseignement qui scolarise plus de 43% d’une classe d’âge doit être soutenu et valorisé. Le rapprochement entre l’Éducation nationale et l’entreprise doit être conforté pour la voie professionnelle, tout en laissant à l’Etat la maitrise des contenus et de la délivrance des diplômes.

 

Dans une période de déficit public abyssal, s’il est normal que la question des moyens se pose avec acuité, les coupes claires pratiquées chaque année dans le budget de l’Éducation nationale qui déstabilisent un peu plus encore cette institution sont inacceptables. Pour le Mouvement Démocrate, l’Education est un investissement fondamental et notre école a besoin de sérénité, de stabilité et de la garantie qu’elle aura les moyens de sa mission.

 

L’égalité des chances ne doit pas être confondue avec l’égalitarisme forcené.

Essayer d’atteindre l’égalité des chances, c’est d’abord se doter d’une école exigeante envers tous. Sans perdre de vue l’objectif de promouvoir chaque personne au plus haut niveau de son potentiel, il serait irresponsable de laisser s’engager quelqu’un sur une voie alors qu’on estime bien minces ses chances de réussite. L’orientation dans un choix élargi de cursus prenant en compte les diversités d’aptitude est donc un enjeu majeur et ne doit pas être univoque, c’est-à-dire que des passerelles permettant des allers-retours doivent exister entre les différentes voies de formation, parce qu’il doit être possible d’emprunter des chemins différents.

 

Il faut recréer des conditions pour que les élèves à l’école ne pâtissent pas d’inégalités d’apprentissage liées à leur milieu (habitat, santé, conditions socio-économiques en général). Pour ce faire, il faut dégager des heures et du temps d’enseignants et d’éducateurs à leur intention (présence en alternance des enseignants stagiaires, directeurs d’écoles, relance des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficultés – RASED, création de postes de médecins scolaires, d’infirmières, d’assistantes sociales, de psychologues…).

 

Parallèlement à cette situation, rarement les enseignants n’ont été aussi désabusés et ne se sont sentis autant abandonnés et incompris par la société et le pouvoir politique. La situation des enseignants s’est rapidement dégradée.  Il faut ajouter que le métier d’enseignant a profondément changé : certaines tâches se sont alourdies, d’autres sont apparues. Le métier et la responsabilité d’enseignant devront donc être redéfinis. Il n’y a aucune raison que le métier d’enseignant soit le dernier qui ne dispose pas à grande échelle d’un système de formation continue.

 

Les responsabilités respectives des enseignants et des parents seront reprécisées.

 

Enfin, une réflexion sur les questions d’éducation au niveau européen devrait s’affirmer plus nettement car, si chaque système éducatif possède sa spécificité, tous ont connu ou connaissent des préoccupations identiques et des évolutions convergentes.

 

 

2-2 Préparer l’avenir : Enseignement Supérieur, Recherche, Innovation

 

L’Enseignement supérieur, la recherche et l’innovation sont les clés de l’avenir.

L'enseignement supérieur forme ceux qui occuperont demain la responsabilité d’éduquer, d’encadrer, de conseiller, d’innover. La recherche déchiffre l’horizon de la connaissance. L’innovation améliore la compétitivité de notre économie. Ce triangle de la connaissance doit former un système intégré ouvert sur la société.

 

Nous devons repenser notre système afin de lui redonner les moyens de préparer l’avenir de notre société.

 

L’enjeu est de permettre au maximum de jeunes d’acquérir un très haut niveau de

formation destinée à leur donner pour leur vie la capacité d’être autonome et

de disposer des bases les rendant capables de continuer à apprendre.

 

Le Mouvement Démocrate n’est pas opposé à l’octroi de plus d’autonomie aux

universités. Mais cette autonomie ne doit pas se traduire par une simple concentra-

tion des pouvoirs entre les mains des présidents d’université ni se transformer en

simple concurrence entre universités.  Contrairement aux universités anglo-saxonnes, l'Université française s'est construite sur le principe de l'unité, avec équivalence des diplômes sur l'ensemble du territoire, l'évaluation nationale, et les recrutements par concours. Parce qu’elle renforcerait les inégalités, une autonomie qui impliquerait que chaque établissement ait le choix des étudiants, des enseignants, de leurs salaires et des droits d'inscription n’est pas acceptable.

 

De façon similaire, nous ne pouvons laisser les principaux organismes de recher-

che français se laisser dépouiller de leur autonomie en matière de stratégie de

recherche par une importance croissante des financements sur projet, qui privilé-

gie excessivement le court terme.

 

Enfin, nous voulons soutenir des ambitions scientifiques et technologiques de

très haut niveau. La recherche et l’innovation française et européenne

doivent être portées par des programmes phares, transversaux, qui permettent de repousser les frontières de nos connaissances, d’inventer de

nouvelles approches.

 

Pour réaliser ces objectifs, nous formulons les propositions suivantes :

 

* nous proposons d’augmenter de 5% par an pendant 10 ans le budget de la recherche ;

 

nous devons donner aux étudiants les moyens d’apprendre. Le parc de logement étudiant doit être multiplié par deux et complété par des mesures d’aide au logement chez les particuliers.

Les bourses doivent être revalorisées et fusionnées dans une aide unique à l’étudiant intégrant l’aide au logement pour ceux qui en bénéficient. Il faut également encourager le mécénat d’entreprise en faveur des études.

 

les universités doivent avoir plus de liberté dans la gestion de leurs moyens sans que soit remis en cause le caractère national des diplômes universitaires. Les mécanismes d’évaluation des personnes et des équipes doivent demeurer nationaux et indépendants ;

 

la complémentarité, et non la compétition, doit servir de base à la restructuration du système. Nous soutenons la constitution des Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur sur des bases géographiques qui rassemblent des universités, grandes écoles et organismes de recherche ;

 

la mise en place d'un premier cycle qui ne soit pas spécialisé avant la troisième année de licence, mais organisé en six domaines : les sciences exactes de l’ingénieur ; les sciences de la vie, les sciences économiques et de gestion ; les sciences sociales et juridiques ; les sciences humaines ; les lettres, les langues et les arts. Cela déboucherait ensuite vers diverses orientations en 3e année : les concours de grandes écoles, les masters, des licences professionnelles etc. Les IUT doivent trouver leur place dans ce système.

 

Pour faire bénéficier les petites et moyennes entreprises du potentiel d’innovation de notre Université et de notre système de recherche, nous proposons les mesures suivantes :

 

les avantages fiscaux, le crédit impôt-recherche devront être rééquilibrés en faveur des TPE et PME-PMI ;

 

un effort spécifique doit être mené en faveur de la prise de risque et de l’entreprenariat innovant, en facilitant les financements, les transferts de connaissances ;

 

les brevets déposés par des chercheurs résidant en France devraient être exemptés d’impôts sur le revenu jusqu’à un certain seuil ;

 

les grands projets de développement scientifique et technologique feront l’objet d’un débat citoyen en amont, pour informer et prendre en compte l’opinion de la société.

 

 

2-3 Porter au plus haut l’exigence culturelle

 

La culture est au cœur de notre projet humaniste. Toute société ouverte au monde et désireuse de relever les défis de l’avenir doit s’appuyer sur la culture et la création. La transmission de la culture et la découverte des arts sont indispensables au développement de l’être humain.

 

Or, notre pays connaît une véritable fracture culturelle. De 1997 à 2008, la situation s’est nettement dégradée, notamment en matière de lecture et d’écoute de la musique classique. Les jeunes de 15 à 24 ans sont les premières victimes de ce recul. Plus que jamais, l’objectif de rendre accessibles au plus grand nombre le patrimoine artistique et intellectuel, ainsi que la création contemporaine, demeure pertinent.

 

La vitalité de la création artistique, sa diffusion et sa réception imposent la reconnaissance d’une idée forte : la culture n’est pas une marchandise comme une autre. L’exception culturelle doit être sanctuarisée aux niveaux européen et international.

 

La défense de notre langue nationale suppose le développement de la communauté francophone, qui doit être une priorité de notre politique étrangère.

 

Les monuments historiques publics constituent un bien et une richesse nationale doivent être valorisés et préservés.

 

Un cadre protecteur favorisant la création française et européenne doit être mis en place. Les pouvoirs publics (Etat, collectivités territoriales) doivent assurer la diffusion la plus large possible des œuvres. Un véritable plan d’éducation artistique qui soit autre chose que du saupoudrage doit être instauré de la maternelle à l’université.

 

Une réflexion doit être menée sur un statut professionnel de l’artiste.  Il faut, par ailleurs, redonner au statut de l’intermittent sa vocation solidaire, notamment en luttant efficacement contre les abus de toutes sortes.

 

 

2-4 Prendre part à la révolution numérique

 

Internet constitue une révolution du même ordre que l’invention de l’imprimerie il y a cinq siècles. Ce moyen d'expression donne librement la parole à tout citoyen et accès à une multitude de sources d'informations complémentaires.  Internet constitue un des derniers lieux de débats ouverts et contribue à l'épanouissement de la démocratie et de l'intelligence collective.

 

Le concept de neutralité du réseau doit être reconnu comme un prérequis indispensable au développement des technologies et au maintien de la liberté d'expression. Toute forme de censure du réseau doit être rendue publique et validée par une autorité judiciaire.

 

Les moyens doivent être mis sur l'identification des auteurs des méfaits et non pas sur une illusoire mesure de protection par un filtrage facilement contourné.

 

La réponse au problème des droits d'auteur sur internet tient en trois points complémentaires : développement et multiplicité des offres légales, un système au forfait illimité de type "licence globale" permettant la traçabilité des œuvres pour tendre à une juste rétribution des ayants-droits et enfin un secteur non marchand pour la promotion des artistes qui le souhaitent (partiellement interdit en France) et la diffusion des œuvres libres de droits. Nous soutenons le système français du droit d’auteur.

 

La construction et l'accès à un réseau ouvert et à très haut débit est un vecteur du droit d'expression, d'accès à la culture, à de nombreux services publics et privés, au travail à distance, à l'aide au maintien à domicile, d'émancipation pour les personnes handicapées et au regain des activités locales.

 

Les pouvoirs publics doivent encadrer et investir de manière coordonnée dans le déploiement de cet outil majeur d'aménagement sur tout le territoire, qui devrait être basé sur la fibre optique, cette dernière offrant un débit virtuellement illimité.

 

De la même façon, le marché du logiciel libre et interopérable est générateur d'emplois et services à haute valeur ajoutée, innovants, peu polluants et non délocalisables sur tout le territoire, surtout par des PME d'un type nouveau : les Sociétés de Services en Logiciels Libres (SS2L).

 

Concernant les technologies de contrôle de l’individu et de l’internet, il est par exemple essentiel de faire émerger des nouveaux droits fondamentaux, tels que le droit à l’oubli, d’autant qu’en matière de fichiers, le danger ne vient pas uniquement de l’Etat : des entreprises privées (les réseaux sociaux, par exemple) détiennent en effet des masses d’informations considérables sur les individus et que ces derniers n’ont plus de contrôle sur ces informations… Il est nécessaire que les citoyens puissent savoir où ils en sont en matière de fichiers, qu’il s’agisse de fichiers commerciaux ou étatiques, dont la masse est considérable.

 

 

2-5 Faire confiance à la jeunesse

 

Jeunesse

 

Un plan ambitieux doit être mis en place pour accompagner la jeunesse depuis la petite enfance jusqu’à l’insertion stable dans la vie active et non se limiter aux seuls 16-25 ans comme les plans mis en œuvre jusqu’à présent. Les premières années de la vie sont déterminantes dans la préparation à l’autonomie, dans l’éveil à la créativité, tout comme dans l’acquisition du goût d’apprendre et d’entreprendre.

 

Il convient de développer l’activité universelle qui consiste à mobiliser les jeunes, garçons et filles, sur des actions civiles ou humanitaires, en France, en Europe ou dans les pays en voie de développement pour aider les personnes âgées ou handicapées, assurer une présence dans les transports en commun, développer le tutorat et la surveillance dans les écoles… Un soutien particulier doit être apporté aux jeunes en situation de grande précarité.

 

Nous voulons enfin renforcer les liens entre les générations en développant cette activité universelle et un nouvel urbanisme mêlant les générations et les situations sociales.

 

Sport

 

Au même titre que la culture, la pratique sportive, au stade, au gymnase, à la piscine ou au manège, est essentielle pour l’épanouissement de l’individu et la réalisation d’une société humaniste. Il y a dans notre pays, seize millions de licenciés, formant ainsi l'une des composantes majeures du lien social. Le sport de masse, qu’il soit pratiqué collectivement ou individuellement, joue par ailleurs un rôle de réinsertion sociale et de prévention sanitaire majeur qui doit être davantage reconnu.

 

Dans une société où la durée de vie augmente, le sport adapté est un outil qui permet la socialisation des personnes âgées tout en étant un outil de prévention.

 

Face à la marchandisation à outrance du sport et des dérives associées (tricherie, dopage), c’est le rôle de l’Etat et des collectivités locales de replacer le fait associatif au cœur de l’identité sportive.

 

L’idéal de Coubertin doit pouvoir redevenir une expérience personnelle vécue au quotidien.

 

Rappelons que la pierre angulaire du système sportif français repose d’abord sur la participation et l’engagement des bénévoles. C'est l'une des façons de garantir et d'élargir la démocratisation des pratiques sportives. Nous devons accélérer la création du statut de bénévole sportif, lui permettant notamment de valoriser des acquis des formations qu’il peut-être amené à suivre. La forte diminution du nombre de bénévoles est une réalité préoccupante qu’il faut enrayer.

 

Il conviendrait d’instaurer pour les associations sportives une « reconnaissance d’utilité sociale » pour confirmer le rôle social du sport et d’institutionnaliser le partenariat entre le mouvement sportif et l’Etat.

 

La pratique sportive doit être développée dans les établissements scolaires et l’université avec les enseignants sportifs et l’aide des associations sportives et des jeunes du service civique.

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