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Le Blog du MoDem de Colombes

Rama Yade rejoint le Parti Radical

16 Décembre 2010, 10:00am

Publié par MoDem-Colombes

C'était sans doute l'humiliation de trop pour Rama Yade. Débarquée du gouvernement lors de dernier remaniement, l'ex-secrétaire d'Etat aux Sports souhaitait mener, au sein de l'UMP, une mission sur la cohésion sociale. Une offre de service que Nicolas Sarkozy avait, selon elle, vu d'un bon œil mais que Jean-François Copé, à la tête du parti présidentiel, aurait refusée. Piquée au vif, l'ancienne benjamine du gouvernement a annoncé mardi au Parisien qu'elle rejoignait le Parti radical de Jean-Louis Borloo.

L'ancien ministre de l'Ecologie partage, dit-elle, «sa nature humaniste et progressiste». Mais il est surtout devenu, depuis son départ du gouvernement, un symbole de l'alternative à Nicolas Sarkozy. Déjà rejoint par Yves Jégo lors de son éviction du ministère de l'Outre-Mer en juin 2009, Jean-Louis Borloo pourrait attirer dans son giron plusieurs anciens ministres. Rama Yade, donc, Fadela Amara, Jean-Marie Bockel ou encore Valérie Létard… Tous étaient présents lors du "dîner républicain" du président du parti radical, la semaine dernière.

C'est d'ailleurs le lendemain de ce grand raout politique que le «deal» entre les deux anciens du gouvernement a été négocié. «Elle m'a appelé pour me dire qu'elle se retrouvait dans (l)es valeurs» du parti radical, a confié Jean-Louis Borloo. «Les Radicaux sont très heureux de l'accueillir, c'est une femme de très grande qualité», a-t-il ajouté.

 

Habituée des incartades

 

Si Rama Yade précise qu'elle reste «sarkozyste» et qu'elle demeure adhérente de l'UMP, le parti radical étant affilié au parti majoritaire, son ralliement à cette «autre droite» est loin d'être anodine. Très populaire dans l'opinion, elle pourrait constituer un soutien de choix à Jean-Louis Borloo, si jamais il choisit de se présenter à la présidentielle. L'UMP se sépare donc d'un atout, alors que François Fillon expliquait encore mardi soir devant les députés de la majorité qu'à l'aube de 2012, «il faudra être à l'offensive sur toutes les lignes et former un bloc autour de Nicolas Sarkozy».

Reste que la solidarité politique n'a jamais été le fort de Rama Yade. Habituée des incartades et des déclarations incendiaires à l'encontre de sa propre majorité, elle a toujours eu du mal, lors de son expérience gouvernementale, à «rentrer dans le rang». Juste avant son éviction, elle s'était ainsi singularisée en prenant le contre-pied du discours de Dakar de 2007 dans lequel Nicolas Sarkozy avait invité l'Afrique à «entrer davantage dans l'histoire». Un nouvel épisode qui venait s'ajouter à une série déjà longue de bisbilles, depuis ses déclarations sur la venue du général Kadhafi en France jusqu'à son refus de conduire la liste de la majorité en Ile-de-France pour les européennes de 2009. «Un mandat européen ne me permet pas de donner ce que j'ai dans le ventre», disait-elle à l'époque.

Son objectif, aujourd'hui, est de se construire un fief local à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, où elle est conseillère municipale d'opposition et où elle a été élue conseillère régionale d'Ile-de-France. Peu avant le remaniement, Rama Yade a été élue à la tête du groupe UMP au conseil municipal de la ville. Elle dispose en outre d'un microparti, baptisé «Agir pour Colombes», qui lui permet de promouvoir son action et de récolter des fonds pour préparer de futures échéances électorales. En ligne de mire : la législative de 2012 et les municipales de 2014. Sous quelles couleurs ?

(c) LeFigaro

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Ahmed Beribeche 18/12/2010 14:03



Je le redis, Rama est une chance pour notre Philou, local et locasse, qui peut ,à travèrs elle , se positionner au niveau national.Rien de telle pour entrevoir un destin parlementaire ,
et pourquoi pas de ministre pour un homme qui a promis de se donner à sa ville en renonçant à son mandat de conseiller général. Mais chacun sait que les promesses n'engagent que ceux qui les
reçoivent.


Rama pense pouvoir surfer sur une vague de mécontents à Colombes. Seulement, l'alternative qu'elle semble vouloir incarner est fragile.


1. c'est une femme et dans les quartiers la place de la femme est un combat d'avenir.


2. Elle pense pouvoir représenter une certaine jeunesse ayant le même destin. Elle oublie  que ces jeunes savent tout d'elle, de sa vie personnelle, de ses choix politiques  et c'est
autant d'éléments qui sont incompatibles avec les valeurs morales défendues et partagées dans ses lieux.


3.Elle est noire et je me demande où est passé l'électorat du FN? Je pense que sa défaite de 2008 est en partie fondée sur une base de militants d'extrème droitequi se sont recyclés dans la
droite locale. Je peux me tromper, mais..... je pense que sa candidature n'était pas bien accèptée.


4.Elle est au fond du trou et seul la victoire d'un Borloo en 2012 pourra lui donner le crédit nécessaire pour conquérir Colombes.


5.Elle est face à un bon tribun de la plèbe, Philippe est comme un maître  face à une élève qui ne parvient pas à monter en intensité: manque de maîtrise des dossiers, joûtes verbales au
conseil municipale.


 


Parlons du Modem et Rama, un avenir commun? Cela dépendra de 2012 et du destin de François, en attendant, le modem local aurait intérêt à se rapprocher d'elle d'autant qu'elle se positionne plus
au centre avec le parti radical. Mais que faire de Denis, lui aussi est au parti radical? Cela fait longtemps que je dis que Denis brouille le message du Modem local, pire son dernier tract
éclabousse l'image d'un mouvement qui se voulait Démocrate, or on lit des MOTS qui choquent, des formules provoquantes que certains n'accèptent pas tant elles rappellent la vielle époque du FN.



MoDem-Colombes 19/12/2010 03:13



La candidature de Denis relève d'une démarche individuelle, totalement indépendante du MoDem.



Bruno Baciotti 16/12/2010 21:20



A suivre donc... Belle analyse et belle rétrospective!


Bruno