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Le Blog du MoDem de Colombes

Une vie publique saine ...

19 Février 2011, 00:00am

Publié par MoDem-Colombes

http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/images/portrait-bayrou/bayrou-petit.jpg

 

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, était l'invité de l'émission Les 4 Vérités, mercredi 16 février sur France 2. 

"Il est urgent que soit rétablie en France une vie publique saine", a-t-il jugé. Les Français "n'en peuvent plus des mélanges perpétuels entre affaires privées et vie politique, ils n'en peuvent plus que l'argent soit mélangé aux décisions publiques, ils n'en peuvent plus de cet univers dans lequel on ne sait plus exactement quelles sont les règles", a-t-il poursuivi.

 

Interrogé sur une éventuelle démission de Michèle Alliot-Marie, le député des Pyrénées-Atlantiques a estimé que cela relevait de "la responsabilité du président de la République". "Je ne participe pas aux querelles de personnes", a-t-il affirmé. Mais, a ajouté François Bayrou, s'il était chef de l'État, "il y a longtemps" qu'il n'aurait "pas accepté un certain nombre de pratiques". 


"Nous avons un devoir et une urgence, c'est de rétablir en France une vie publique saine", a fait valoir le probable candidat à la présidentielle de 2012. "Il y a eu un nombre de manquements comme je crois aucune République n'en a rencontrés", a-t-il dit, prenant l'exemple de l'affaire Bernard Tapie, la Cour des comptes ayant cette semaine estimé que "l'Etat n'a pas respecté la loi". "Est-ce qu'on peut vivre dans un pays où ni les principes ni les règles de droit ne sont respectés par ceux-là même qui ont la responsabilité des institutions?", a-t-il demandé. 

Favorable à une réforme de l'ISF mais au maintien comme un geste de solidarité 

Le président du MoDem, s'est dit mercredi "favorable à une réforme" de l'impôt sur la fortune (ISF) tout en souhaitant son "maintien comme un geste de solidarité" des "plus favorisés" envers "les plus pauvres". Nicolas Sarkozy s'est dit partisan de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), comme l'ont fait "les socialistes allemands et espagnols", mardi lors d'un déplacement à Montmirail (Marne) sur le thème de la réindustrialisation des territoires. 

"Dans un pays comme le nôtre, donner l'impression que la priorité des pouvoirs publics est à s'occuper des plus favorisés, c'est, me semble-t-il, troubler infiniment la manière dont on conduit le pays", a estimé François Bayrou sur France 2. 

"On a besoin d'un pays juste dans lequel les responsables font en sorte que chacun prend sa part des efforts. Bien entendu, les plus favorisés prennent un peu plus de part que les plus pauvres, ça me paraît la justice élémentaire", a-t-il ajouté. "C'est pourquoi je suis favorable à une réforme de l'ISF mais à son maintien comme un geste de solidarité", a-t-il conclu. 

Mexique: les "déclarations outrancières" de Sarkozy sont un "danger" pour Florence Cassez 

François Bayrou, a également estimé mercredi que la "diplomatie brutale" et les "déclarations outrancières" de Nicolas Sarkozy à l'égard du Mexique était un "risque et un danger" pour Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements. 

"Cette jeune femme est dans une situation malheureuse (...) j'ignore les détails" de l'affaire, a dit M. Bayrou sur France2, relevant toutefois que "des gens au Mexique-même disent que le jugement n'a pas été bien pris". Mais "en écoutant un certain nombre de déclarations, je me suis senti très mal à l'aise", a-t-il ajouté, estimant que "tous les Mexicains aujourd'hui se sentent insultés" par les propos de Nicolas Sarkozy alors que "le Mexique est un grand pays". 

"Toutes ces déclarations sont à mon sens dangereuses pour Florence Cassez elle-même", "évidemment qui va en payer les conséquences? c'est cette jeune femme", a-t-il affirmé, ajoutant: "Cette diplomatie brutale avec des déclarations outrancières, c'est un risque et un danger pour elle".

 

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