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Le Blog du MoDem de Colombes

C’est un petit village qui s’appelle Bordères

25 Juillet 2009, 10:10am

Publié par MoDem-Colombes



« C’est un petit village qui s’appelle Bordères. Et dans ce village, pour les trois cents habitants de l’époque, trente-six noms sont gravés sur le monument aux morts de la Grande Guerre. Une saignée que l’on n’effacera jamais.

C’est un village des Pyrénées. Au-dessus de l’horizon, la montagne est bleue. Elle est une présence que l’on guette, un décor où certains jours, avec certaines qualités de lumière, on peut compter chaque arbre, distinguer chaque rocher. On a l’impression que la plaine vient s’allonger au pied même de la montagne, comme un hommage, comme une amitié.

J’ai vécu une enfance comme nul ne pourrait l’imaginer aujourd’hui. Nous apprenions à nager dans la rivière, nous gardions les vaches, au sens propre, avant les clôtures électriques, bâton à la main, les enfants de huit ans se voyaient confier des troupeaux imposants, sans que nul ne ressente la moindre crainte.

Et, naturellement, tout le monde travaillait, dans les champs ou à l’atelier.

Ici, je serai toujours, d’abord et avant tout, le fils de Calixte. Le petit qui allait garder les vaches.

Lorsque je prends des vacances, je les passe à Bordères. Je n’ai besoin d’aller nulle part ailleurs. »

François Bayrou 


François Bayrou passe ses vacances chez lui à Bordères où il se consacre à la lecture.


Bordères:
Code postal : 64800
Population : 666 habitants
Superficie : 5 km²
Densité : 143 hab/km²
Altitude : 250 m
Maire : Alain LAULHE (DVG)
Région : Aquitaine
Département : Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement : Pau
Canton : Nay-Est

 

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Les 16 priorités des Démocrates pour 2009-2014

24 Juillet 2009, 09:38am

Publié par MoDem-Colombes



Vers un nouveau modèle

La crise interpelle notre modèle économique et social et doit être l'occasion pour l'Union européenne de passer à un nouveau modèle de développement plus sobre, plus durable et plus juste. Pour les Démocrates, ce nouveau modèle doit être fondé sur la solidarité entre les générations : solidarité écologique, renonciation aux dettes improductives mais investissements dans d’autres formes de production et de consommation et usage pondéré des ressources collectives. Ce modèle doit être celui de l'UE au XXIème siècle. C'est à la Commission européenne de prendre l'initiative, et en particulier à son Président. Voici les exigences sur lesquelles doit s'engager le candidat désigné par le Conseil pour emporter le soutien des Démocrates.

I -Une nouvelle économie

1-Un plan de relance européen. Les Démocrates proposent de drainer l'épargne européenne grâce à un emprunt financé par des euro-obligations émises par la BEI et visant à investir dans l'économie du futur, en particulier dans les infrastructures de télécommunications, de transports et d'énergie, en veillant à assurer la sécurité énergétique de l'ensemble du territoire de l'UE ; de créer un Fonds de croissance et d’investissement pour favoriser la reconversion des industries du XXème siècle vers celles des technologies durables du XXIè, en développant des pôles de recherche et d'innovation , ainsi que des modèles coopératifs d’excellence dans des filières spécifiques liées à l'industrie verte ; de porter une attention plus grande, à court terme, aux victimes de la crise, à moyen et long terme, aux besoins de reconversion des travailleurs, en augmentant la dotation et la flexibilité du Fonds social d’ajustement à la mondialisation.

2-Des marchés financiers au service de l'économie réelle. Les Démocrates veulent une régulation et une supervision financières plus ambitieuses. Pour eux, la moralisation de la sphère financière ne doit pas être un affichage momentané, mais un réel changement de fond qui doit concerner toute la chaîne jusqu'au système de rémunération et de notation. La finance doit être mise au service de l’économie réelle, de l’emploi, et de l’investissement. C’est pourquoi les Démocrates souhaitent que l’Union européenne mette en place une supervision unique qui pourrait éventuellement être confiée à un organe rattaché à l'Eurogroupe. Le prochain président de la Commission doit s'engager à privilégier l'économie réelle sur l'économie financière.


3-Une intégration économique plus forte. Les Démocrates souhaitent mettre en œuvre une gouvernance européenne avec une plus grande coordination des politiques budgétaires, industrielles et économiques des pays membres de la zone euro, ainsi que la mise en place d’une nouvelle comptabilité qui intègre le capital naturel et le capital humain. Les Démocrates veulent promouvoir l’élargissement de la zone euro : ce serait un signal politique important, un geste de solidarité fort à l’égard de pays européens qui, en plus de la crise économique et financière, souffrent d’une crise monétaire. En échange de cet élargissement, pourrait être négociées des contreparties telle une politique fiscale commune, en particulier concernant l'impôt sur les sociétés. Le prochain président doit s'engager sur un élargissement de la zone euro dans un cadre qui ne mette pas en péril la viabilité de la monnaie commune.

II -Un nouveau contrat social

4-Une convergence sociale plus contraignante. Les Démocrates veulent lutter contre le dumping social qui favorise les délocalisations intra européennes et les inégalités entre européens. Ils veulent une harmonisation progressive par le haut du niveau de protection sociale de l’ensemble des États de l’Union. Cela peut prendre la forme d'un plan de convergence sociale sur dix ans, qui permettrait une harmonisation progressive des droits. Ce plan comportera des objectifs en matière de revenu minimum, d’accès aux services publics, de lutte contre les inégalités, et de dialogue social. La libre circulation croissante appelle également à une réflexion de fond sur la coordination de nos systèmes de sécurité sociale. De même, une nouvelle directive sur les travailleurs détachés est nécessaire pour mieux protéger les droits sociaux de ces derniers. Enfin, l’Union européenne doit s’engager activement pour parvenir à une réelle diminution de la pauvreté dans tous les États membres. Le prochain président devra s’engager sur chacun de ces quatre points.

5-Une directive cadre sur les services publics. Les Démocrates veulent assurer la pérennité et la qualité des services publics en adoptant une directive-cadre. Cette question est posée depuis de longues années. Le Protocole n°26 du Traité de Lisbonne fournira enfin la base juridique idoine pour un texte ambitieux qui reconnaîtra, comme le stipule l’article 1, « le rôle essentiel et le large pouvoir discrétionnaire des autorités nationales, régionales et locales, pour fournir, faire exécuter et organiser les services d’intérêt économique général ». Le prochain président de la Commission doit s’engager à déposer rapidement un texte en ce sens.

6-Un Pacte européen pour l'emploi: Les problèmes conjoncturels et structurels de l'emploi en Europe appellent à mettre en oeuvre un véritable pacte européen pour l'emploi axé sur la formation, et mettant l’accent sur le soutien aux personnes les plus vulnérables (jeunes, seniors, femmes isolées avec enfants, minorités….). L’Union européenne doit se fixer comme objectif une réelle diminution de la pauvreté dans tous les États membres. Nous devons aussi trouver un accord sur une directive européenne sur le temps de travail. Le prochain président devra s'engager à présenter un Pacte européen pour l'emploi axé sur la formation tout au long de la vie et l'intégration sociale.

7-Une politique démographique pour l'avenir. Les Démocrates souhaitent que cette question essentielle pour l’avenir du continent européen soit désormais prise en compte. L’Union européenne doit tout mettre en œuvre pour parvenir à une égalité réelle homme-femme, tout en favorisant en même temps une natalité dynamique, par la mise en œuvre de politiques familiales attractives.

III -Un marché intérieur protecteur de l'environnement

8-Une politique agricole et de pêche au service des territoires. Les Démocrates veulent préserver un modèle européen de développement agricole, respectueux de l’environnement, et soucieux de sauvegarder un tissu solide d’exploitations familiales. La PAC doit continuer d’assurer ses tâches réglementaires (la sécurité alimentaire, l’étiquetage adéquat des produits,…) tout en étant en mesure d’intégrer les nouveaux défis auxquels les États membres sont confrontés : le changement climatique et la protection des sols et des nappes aquifères, le développement régional et rural, la politique de cohésion. Concernant la pêche, la nouvelle politique commune devra associer davantage les professionnels à la préservation indispensable des ressources halieutiques. Le prochain président doit s'engager à défendre un modèle européen durable de développement agricole et une politique de la pêche impliquant les professionnels dans la défense des espèces menacées.

9-Une politique commerciale contrainte au bilan carbone. Les premiers pas de la mandature de la nouvelle Commission seront marqués par la préparation du Sommet de Copenhague sur le climat des 7-18 décembre prochain. L'Europe a d'ores et déjà pris des engagements forts que chacun de nos Etats s'apprêtent à décliner. Il faut faire de même au plan mondial. C’est pourquoi les Démocrates demandent que de nouvelles règles soient édictées au plan mondial qui prennent en compte, pour y mettre un terme, le « dumping environnemental » en particulier dans les échanges commerciaux. La Commission n'a prévu de présenter ses propositions en la matière qu'en juin 2010. Le président de la Commission doit s'engager à présenter au plus tard à la dernière réunion préparatoire de Copenhague, les 2-6 novembre à Barcelone, un document précisant clairement la position et les attentes de l'UE en matière de bilan carbone dans les échanges internationaux.

10 -Une politique énergétique et de transport pour lutter contre le changement climatique. Là où c'est possible, l'investissement public doit privilégier les énergies renouvelables pour la consommation locale, la décentralisation énergétique étant très importante pour le développement des territoires. Dans le domaine du transport, pour les interconnexions régionales encore nécessaires au développement du marché intérieur, les modes de transports propres, en particulier le chemin de fer et le transport fluvial et maritime, doivent être activement développés. La fiscalité, et plus généralement, les investissements économiques doivent internaliser les coûts externes, qu'ils soient sociaux ou environnementaux. La prochaine Commission doit s'engager sur la carte des réseaux transeuropéens et mettre en oeuvre les projets prioritaires d'intérêt européen, en liaison avec le plan de relance européen.

IV -Une Union européenne rénovée

11 -Une citoyenneté européenne renforcée. Dans la perspective des élections de 2014, les Démocrates veulent favoriser l’émergence d’un véritable débat européen en élisant une partie des parlementaires au sein d’une seule grande circonscription européenne, faciliter l’émergence de candidatures et l’exercice du droit de vote des Européens établis dans un autre Etat membre que le leur (campagnes d’informations, allègement des procédures, raccourcissement des délais, davantage d’usage des nouvelles technologies,…).Dans le même esprit, les institutions devront fonctionner de manière plus transparente, et les citoyens être mieux associés aux décisions. C’est une des clefs pour lutter contre l’abstention. Comme l’est aussi le renforcement du droit des consommateurs par les class actions, et celui des citoyens par la possibilité de demandes de referendums européens. Comme l’est également la garantie des libertés individuelles et le maintien d’un haut niveau de protection des données personnelles au sein de l’Union. La Commission devra élaborer un Livre Blanc pour renforcer dans les actes le concept de citoyenneté européenne.

12 -Une justice plus efficace

Les citoyens européens doivent retrouver le chemin de la confiance dans l'expertise scientifique et l'information. Une gestion rigoureuse des conflits d'intérêt, une expertise pluraliste et contradictoire doivent être promues. Au delà, le droit à un juge est un droit fondamental. A cet effet, le renforcement d'Europol et d'Eurojust permettant en particulier de garantir l'efficacité de l'application du droit européen sont indispensables.

13 -Mise en œuvre du Traité de Lisbonne. Il est important que chacune des Institutions réaffirme leur rôle et que soient bien définies les missions de la Présidence stable et des présidences toujours tournantes du Conseil au regard des travaux législatifs en codécision. De même le statut du Haut Représentant, notamment dans ses relations avec le Parlement doit être précisé. L'indépendance du collège des Commissaires doit être confirmée. Enfin, les Démocrates sont très attachés à préserver et renforcer la méthode communautaire : seule celle-ci permet de prendre en compte et défendre l’intérêt général. Le prochain président de la Commission doit s'engager à conclure un Accord interinstitutionnel de mise en œuvre du Traité de Lisbonne respectant l'équilibre entre le Parlement, le Conseil et la Commission.

14 -Une réforme du budget européen. Les Démocrates sont hostiles à une baisse des budgets de la PAC et de la politique régionale, les considérant comme des politiques européennes structurantes, mais n'en considèrent pas moins nécessaire de consacrer davantage d'argent à d'autres politiques communes, en particulier la recherche ou encore le soutien au PME, à la formation, aux énergies renouvelables, et aux grands projets d’infrastructures. Les Démocrates considèrent que le niveau de 1,24% du RNB, qui était déjà le montant indicatif fixé au début des années 90, est un objectif crédible. Mais, pour éviter les querelles en termes de « juste retour », il convient d’avoir un budget européen autonome. Le président doit s'engager à présenter une proposition en matière de nouvelle ressource propre.

V -Une Europe acteur mondial

15 -Une politique d'immigration repensée. Les Démocrates veulent développer une politique de l'asile et de l'immigration à partir d’une vision de long terme, étroitement liée avec les politiques de développement, et respectueuse des droits fondamentaux, en particulier des personnes les plus vulnérables (mineurs non accompagnés, victimes de trafics humains…). L'Union doit aider les pays en développement, notamment les ACP, à développer leur propre politique agricole commune, afin de se protéger sur une base régionale et parvenir peu à peu à l'autosuffisance. Un autre phénomène doit être pris en compte : celui des réfugiés climatiques.

Le prochain président de la Commission doit s'engager à relever le défi du co­développement agricole et à initier une Conférence internationale sur les réfugiés climatiques.


16 -Une Europe qui promeut ses valeurs. La politique étrangère de l'UE est aujourd'hui la somme des diplomaties des Etats membres L’Union européenne doit se coordonner pour parler d'une seule voix et porter un même message. Les Démocrates souhaitent que soient défendus dans chaque enceinte (ONU, FMI, OMC...) les droits fondamentaux, les droits sociaux, les droits environnementaux. Mais un des principaux droits de l'homme est le droit à sa sécurité. Trop de pays de par le monde, notamment des pays en voie de développement, sont en coupe réglée par des régimes qui trop souvent sont des mafias à visage légal. Les paradis fiscaux ne vivent pas que de l'évasion fiscale et des affaires discrètes des banques occidentales, elles contribuent aussi à recycler l'argent du crime organisé et des détournements opérés par es gouvernements corrompus. Le président de la Commission devra s'engager, y compris dans les relations commerciales avec les pays tiers, à promouvoir les droits fondamentaux et la lutte contre le crime organisé.


Juillet 2009

Priorités des Démocrates pour 2009-2014

Contribution au mémorandum du groupe ADLE

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Autolib : des voitures en libre service autour de Colombes en 2010

23 Juillet 2009, 12:08pm

Publié par MoDem-Colombes



Posséder une voiture en ville est devenu source de désagréments : difficultés pour se garer, PV à répétition, sans compter le prix du carburant et de l’entretien.

En 2010, les Colombiens ne disposant pas de véhicule pourront emprunter un véhicule éléctrique pour une courte durée, à Nanterre, à La Garenne-Colombes* ou à Villeneuve-la-Garenne et le déposer dans une station, par exemple au cœur de Paris.

La préfecture de Paris vient de donner le feu vert à la mise en place du projet du système de location de voitures en libre service Autolib' soutenu par le maire de Paris Bertrand Delanoë.  Ce qui permet de lancer un appel d'offres pour le choix de véhicules, le maillage du réseau et sa complémentarité avec les transports existants.

L'objectif du principe d'Autolib' est de "limiter la possession de véhicules individuels, en offrant une alternative crédible et écologique aux déplacements qui nécessitent une voiture."

Le principe est calqué sur celui du Vélib' : les utilisateurs devront souscrire un abonnement, qui oscillera entre 4 et 5 euros par demi-heure, 15 et 20 euros par mois et 200 et 250 euros par an.
Ils pourront réserver leur voiture sur internet et leur place de stationnement à l'arrivée. un parc de 4 000 voitures électriques sera disponible dans 1 400 stations Autolib', dont 700 seront situées à Paris intra-muros (500 en surface, 200 en sous-sol).

Un syndicat mixte regroupant une vingtaine de collectivités (sur les 80 communes sollicitées), dont la Ville de Paris et plusieus communes de banlieue, va être créé : il sera officiellement installé en septembre prochain.
Il sera constitué des communautés d'agglomération de Plaine centrale du Val de Marne (Créteil, Alfortville et Limeil-Brévannes), Val de Seine (Boulogne-Billancourt et Sèvres), des communes d'Arcueil, Bagnolet, le Bourget, Cachan, Charenton, la Garenne-Colombes, les Lilas, Montrouge, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Pantin, Paris, Saint-Mandé, Saint-Maurice, Sceaux et Villeneuve-la-Garenne. La Région Île-de-France devrait rejoindre prochainement le syndicat.

La Région Ile-de-France devrait également rejoindre ce syndicat.

Les Franciliens ne disposant pas de véhicule pourront ainsi en emprunter un dans une commune de banlieue et le déposer, quelques heures plus tard, dans une station au cœur de Paris.

Les élus écologistes de Paris se sont opposés au projet Autolib', préférant promouvoir l'autopartage, qui existe déjà dans les parkings de la capitale via Caisse Commune, Mobizen, Carbox ou Okigo.


Le conseil municipal de la Garenne Colombes du 10 février 2009 avait approuvé à l'unanimité l'adhésion au Syndicat Autolib

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Devedjian à nouveau candidat à la Présidence du CG 92 en 2011

21 Juillet 2009, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes



Patrick Devedjian, Ministre de la Relance, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, a annoncé qu'il se représentera en 2011 à la tête du département pour "mener à bien les projets ambitieux qu'il a initiés" :

la rénovation du stade Yves du Manoir à Colombes.
la Cité financière à
la Défense, et
la Vallée de la culture avec la construction d'une salle de musique sur
l'Ile Seguin.

Interrogé sur les éventuelles ambitions du fils du président de la République Jean Sarkozy dans le département, où il est conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine Sud, M. Devedjian répond : "Il a certainement de l'ambition. Mais nous ne sommes pas rivaux: il a 22 ans, j'en ai 64".

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/07/21/patrick-devedjian-je-me-representerai-en-2011-a-la-tete-des-hauts-de-seine_1221079_823448.html

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C'était le 21 juillet 1969, à 3h56

21 Juillet 2009, 02:56am

Publié par MoDem-Colombes



Article mis en ligne ce 21 juillet 2009 à 3h56

Cela fait 40 ans que Neil Armstrong et Edwin Aldrin firent les premiers pas sur la Lune, la compagne de la Terre qui tourne autour d'elle en 29 jours et 12 heures !

Le 21 juillet 1969, à la radio et à la télévision, le monde entier était là pour entendre Neil Armstrong dire : « C'est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l'humanité ».

Délaissée depuis 1972, la Lune pourrait être revisitée dès 2020.

Cliquez ici !

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Au PS le linge sale ne se lave plus en famille

19 Juillet 2009, 23:05pm

Publié par MoDem-Colombes



Après le
refus des partis traditionnellement amis du PS de faire une alliance en vue des élections régionales de 2010, puis la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls, les blogs des députés PS se déchaînent ! - Extraits :

"Martine Aubry a résumé et confirmé les grandes caractéristiques de son début de mandat de première secrétaire du PS : l'impuissance, l'amateurisme, et surtout une étonnante incapacité à entendre ce qui se passe et dans son parti, et dans la société
".
Julien Dray

"Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu'il faut transformer profondément notre formation, l'ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas."
Manuel Valls

"Le diagnostic de Manuel Valls sur l'état du PS est sévère – le mien aussi – sa volonté de rénovation est sincère – la mienne aussi – il est partisan des primaires ouvertes – moi aussi - il souhaite bousculer certaines vaches sacrées idéologiques – il a raison. Et pourtant, je n'approuve pas le pilonnage du Parti socialiste et de sa direction auquel il se livre sans relâche."
Pierre Moscovici 
Un expert dans l'art de tenter habilement de respecter la discipline tout en mettant en avant ses propres idées ! 

"Le linge sale se lave en famille.
Martine Aubry - Congrès PS - Novembre  2008

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Aix : l'alliance PS-MoDem-Verts est-elle gagnante ?

19 Juillet 2009, 14:45pm

Publié par MoDem-Colombes



Non à 20h15 : 50,1% contre 49,9% (100 voix d'écart sur 40000)

Suivez
ici en direct le second tour de l'élection municipale d'Aix-en-Provence.

Cette élection municipale, 140000 habitants, 88893 inscrits, 4000 procurations, représente-elle un test pour une possible alliance de projet de l'opposition PS-MoDem-Verts (resp. 16, 8 et 8 places + 20 places pour la société civile), face à la majorité UMP ?
A moins que la situation locale demeure une particularité sans lendemain.

Au 1er tour (44% de participation), Maryse Joissains (UMP), dont l'élection de mars 2008 a été invalidée par le Conseil d'Etat, est arrivée en tête avec 43,31%.  La liste PS-MoDem-PRG conduite par le socialiste Alexandre Medvedowsky a pris la deuxième place, avec 34,08% des voix. Entre les deux tours, elle a fusionné avec Les Verts-Parti Occitan d'Hervé Guerrera (11,31%).  Le candidat divers-droite Stéphane Salord, crédité de 7% au premier tour, a appelé lui à voter contre la maire sortante. 
A la triangulaire de l'an dernier, l'UMP avait obtenu 44% des voix, le PS 43% et le MoDem 13%.

Résultats définitifs du 2nd tour :  
UMP : 50,22 % (21 617 voix)
PS-MoDem-Verts : 49,78 % (21 430 voix)

Le
projet PS-MoDem-Verts à Aix-en-Provence :

1 - Instaurer une gratuité des transports publics, urbains et scolaires, pendant 18 mois ; adhérer au Syndicat mixte des Transports des Bouches-du-Rhône

2 - Renoncer à la hausse des loyers et maîtriser les charges des HLM pendant 4 ans (notamment par la réhabilitation thermique des logements, la maîtrise de l’énergie…)

3 - Développer les énergies renouvelables sur les bâtiments publics et les logements sociaux de Pays d’Aix Habitat

4 - Soutenir l’activité des PME et des artisans du Pays d’Aix : adoption d’un plan de relance de 24 mois pour des travaux de proximité, choisis en concertation avec les habitants

5 - Encourager l’activité économique notamment les éco-entreprises socialement responsables

6 - Assurer un contrôle indépendant et la transparence de l’ensemble des organismes para-municipaux (SEMEPA, Pays d’Aix Habitat…)

7 - Créer un circuit court entre les agriculteurs du Pays d’Aix et la cuisine centrale pour intégrer les produits bio et du terroir dans les repas des enfants des écoles et des crèches d’Aix.

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Il y à 67 ans, la Rafle du Vel' d'Hiv

18 Juillet 2009, 23:01pm

Publié par MoDem-Colombes




Initiée à Colombes depuis de nombreuses années par l’AFMA 92 (Association fonds mémoire d’Auschwitz) et son président Serge Frydman, la cérémonie de commémoration de la Rafle du Vélodrome d’Hiver des 16 et 17 juillet 1942 se déroulera ce dimanche 19 juillet 2009 à 16h00 à Colombes, à l’angle de l’avenue Henri Barbusse et de la rue Bouin, dans 
le cadre maintenant de la journée nationale dédiée à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français sous le régime de Vichy et d'hommage aux "Justes" de France.

Après des dépôts de gerbes et les discours du maire et du président de l'AFMA 92, il y aura le témoignage d'un professeur d'histoire allemand Anton Posset.

Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs de Paris et du Département de la Seine, dont 24 colombiens, étaient arrêtés par la police française au cours d'une opération baptisée cyniquement "vent printanier". La plupart d'entre eux mourront à Auschwitz.  Aucun des 4 115 enfants déportés n'est revenu.

Passés dans l'histoire sous le nom de "rafle du Vélodrome d'Hiver", du nom du lieu où une partie d'entre eux ont été conduits avant leur transfert vers les camps d'internement de Drancy, Beaune-la-Rolande ou Pithiviers, cette vague d'arrestations ne fut ni la première, ni la dernière. Mais elle a été la plus massive. 
Les premières rafles ont eut lieu le 14 mai 1941, les dernières au printemps 1944. En tout, 76 000 Juifs de France ont été déportés vers les camps nazis, dont bien peu sont revenus.

4500 policiers, selon les chiffres généralement retenus, ont pris part à l'opération des 16 et 17 juillet organisée à la demande des autorités d'occupation, mais sans leur participation. En outre, une cinquantaine d'autobus de la compagnie du métropolitain ont été réquisitionnés avec leurs conducteurs.


La rafle devait en principe concerner les seuls juifs étrangers (la déportation des juifs de nationalité française viendrait plus tard) dont une liste avait été dressée mais les autorités françaises ont pris l'initiative d'y adjoindre les enfants, et devant l'insuffisance de la prise (la police tablait sur 22 000 arrestations) on s'est parfois montré peu regardant sur la nationalité.


La rumeur circulait depuis quelques temps d'une telle opération parmi la population juive, mais certains pensaient qu'elle ne concernerait que les hommes comme les précédentes, d'autres ne pouvaient pas y croire, la plupart de toutes façons n'avaient pas où aller.


La circulaire* du directeur de la police municipale Emile Hennequin précisait que les opérations devaient être effectuées "avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire". Les enfants ne devaient pas être confiés aux voisins mais emmenés en même temps que les parents.


Les célibataires et les couples sans enfants ont été conduits directement au camp de Drancy, ouvert en août 1941, en vue d'une déportation rapide vers Auschwitz, tandis que les familles étaient dans un premier temps emmenés au vélodrome d'hiver.

Les familles resteront plusieurs jours dans le vélodrome dans des conditions épouvantables, car rien n'avait été prévu pour elles, ni sanitaires, ni eau, ni nourriture, ni matelas. Les gens, qui n'avaient eu le droit d'emporter que deux bagages dont un de vivres, s'entassaient sur les gradins parmi les pleurs des enfants et les odeurs d'excréments.

La collaboration de la police française à la chasse aux Juifs décidée par les nazis dans la zone d'occupation avait été facilité par la politique résolument antisémite adoptée par le régime de Vichy, dès son installation: il instituait "un statut des juifs" le 3 octobre 1940, interdisait toute une série de professions (avocat, médecin, magistrat...) aux Juifs, créait le 29 mars 1941 un commissariat aux questions juives"...


La collaboration de la police française à la chasse aux Juifs décidée par les nazis dans la zone d'occupation avait été facilité par la politique résolument antisémite adoptée par le régime de Vichy, dès son installation: il instituait "un statut des juifs" le 3 octobre 1940, interdisait toute une série de professions (avocat, médecin, magistrat...) aux Juifs, créait le 29 mars 1941 un commissariat aux questions juives"...

En zone occupée le port de l'étoile jaune avait été imposée aux Juifs le 7 juin 1942. Dès lors, pour ceux qui n'avaient pas eu les moyens de fuir, ou qui n'avaient pas pu éviter de se faire recenser en octobre 1940, il n'y avait plus d'échappatoire.


*

Paris, le 13 Juillet 1942
Circulaire n° 173-42

À Messieurs les Commissaires Divisionnaires, Commissaires de Voie Publique et des Circonscriptions de Banlieue.

[...] Les Autorités Occupantes ont décidé l’arrestation et le rassemblement d’un certain nombre de juifs étrangers. La mesure dont il s’agit ne concerne que les juifs des nationalités suivantes :
Allemands, Autrichiens, Polonais, Tchécoslovaques, Russes (réfugiés ou soviétiques, c’est-à-dire « blancs » ou « rouges »), Apatrides, c’est-à-dire de nationalité indéterminée.
Elle concerne tous les juifs des nationalités ci-dessus, quel que soit leur sexe, pourvu qu’ils soient âgés de 16 à 60 ans (les femmes de 16 à 55 ans). Les enfants de moins de 16 ans seront emmenés en même temps que les parents [souligné par nous].Vous constituerez des équipes d’arrestation. Chaque équipe sera composée d’un gardien en tenue et d’un gardien en civil ou d’un inspecteur des Renseignements généraux ou de la Police Judiciaire.

[...] Les équipes chargées des arrestations devront procéder avec le plus de rapidité possible, sans paroles inutiles et sans commentaires. En outre, au moment de l’arrestation, le bien-fondé ou le mal-fondé de celle-ci n’a pas à être discuté. C’est vous qui serez responsables des arrestations et examinerez les cas litigieux qui devront vous être signalés [souligné par nous].

[...] Des autobus, dont le nombre est indiqué plus loin, seront mis à votre disposition. Lorsque vous aurez un contingent suffisant pour remplir un autobus, vous dirigerez :
– sur le Camp de Drancy : les individus ou familles n’ayant pas d’enfants de moins de 16 ans ;
– sur le vélodrome d’Hiver : les autres.
Vous dirigerez alors les autobus restants sur le vélodrome d’Hiver.

[...] Enfin, vous conserverez, pour être exécutées ultérieurement, les fiches des personnes momentanément absentes lors de la première tentative d’arrestation.

Pour que ma Direction soit informée de la marche des opérations, vous tiendrez au fur et à mesure, à votre Bureau, une comptabilité conforme au classement ci-dessus. Des appels généraux vous seront fréquemment adressés pour la communication de ces renseignements. Parmi les personnes arrêtées, vous distinguerez le nombre de celles qui sont conduites à Drancy de celles qui sont conduites au vélodrome d’Hiver.
Pour faciliter le contrôle, vous ferez porter au verso de la fiche, par un de vos secrétaires, la mention « Drancy » ou « vélodrome d’Hiver » selon le cas.
Les services détachant les effectifs ci-dessous indiqués devront prévoir l’encadrement normal, les chiffres donnés n’indiquant que le nombre des gardiens. Les gradés n’interviendront pas dans les arrestations, mais seront employés selon vos instructions au contrôle et à la surveillance nécessaires.
Total des équipes : 1472 ; total des gardiens en civil ou en tenue : 1568. En outre : 220 Inspecteurs des Renseignements Généraux et 250 Inspecteurs de la Police Judiciaire.
Garde des Centres primaires de rassemblements et accompagnements des autobus. Total des gardes et gardiens : 430.

Circonscriptions de banlieue
[... ] Totaux : 60 gendarmes, 20 gardiens en tenue et 53 gardiens en civil.
La Compagnie du Métropolitain, réseau de surface, enverra directement les 16 et 17 juillet à 5 heures aux Centraux d’Arrondissements où ils resteront à votre disposition jusqu’à fin de service : 44 autobus.
En outre, à la Préfecture de Police (caserne de la Cité) : 6 autobus.
[...] La Direction des Services Techniques tiendra à la disposition de l’État-Major de ma Direction, au garage, à partir du 16 juillet à 8 heures : 10 grands cars.
[...] De plus, de 6 heures à 18 heures, les 16 et 17 juillet, un motocycliste sera mis à la disposition de chacun des IXe, Xe, XIe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements.
La garde du vélodrome d’Hiver sera assurée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, par la Gendarmerie de la région parisienne et sous sa responsabilité.

Tableau récapitulatif des fiches d’arrestations : Paris : 25 334 ; banlieue : 2 057 ; total : 27 391.

Le Directeur de la Police municipale, Hennequin.

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Les dépenses de l'Elysée en matière de sondages

18 Juillet 2009, 07:34am

Publié par MoDem-Colombes



Le MoDem a dénoncé hier, par la voix du député européen Robert Rochefort, la publication par la presse de plusieurs sondages "financés par l'Elysée", dans laquelle il voit un manquement "déontologique" pour les titres concernés et "d'équité" entre les publications. Au regard des éléments rendus publics jeudi par la Cour des comptes dans son rapport sur le budget de l'Elysée, il apparaît que certains sondages publiés dans la presse ont été "financés par l'Elysée via un cabinet-conseil", a déclaré à l'AFP ce spécialiste des enquêtes d'opinion. "Il ne s'agit pas de dire que parce que le sondage est payé par l'Elysée il est forcément truqué dans ses résultats ou dans la façon de poser les questions, mais cela pose clairement un problème d'équité entre les titres de presse: il y a ceux qui paient et ceux qui ne paient pas", a-t-il déclaré.

"Au-delà se pose la question de l'indépendance de l'information politique par rapport à la sphère gouvernementale", a poursuivi celui qui dirige pour quelques jours encore le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).
Dans son rapport sur le budget 2008 de l'Elysée, la Cour des comptes a noté que "sur les 35 études (d'opinion, ndlr) diverses facturées en 2008, au moins 15 d'entre elles avaient fait l'objet de publications dans la presse". La Cour ne mentionne pas le nom des instituts ayant réalisé ces sondages.

La Cour stigmatise aussi le "Politoscope", réalisé par l'institut OpinionWay pour Le Figaro et LCI, une enquête hebdomadaire pour l'élaboration de laquelle un cabinet de conseil - dont le nom n'est pas cité - a facturé 392.288 euros à l'Elysée. OpinionWay a affirmé vendredi que ce sondage faisait l'objet d'une "facturation seulement à ces deux médias". Mais l'institut ajoute qu'il facture parallèlement au cabinet conseil concerné une prestation correspondant "à des questions confidentielles posées régulièrement dans l’enquête".

(c)AFP

Le dossier d'Arrêt sur Images

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L'avenir des Antennes Jeunesse à Colombes

16 Juillet 2009, 00:59am

Publié par MoDem-Colombes

Question orale de Mme YADE, conseillère municipale

« Ma question porte sur la fermeture annoncée des Antennes Jeunesse des quartiers Estiennes d’Orves, Grèves et Petit-Colombes. L’annonce surprise de ces fermetures a provoqué un véritable traumatisme chez les jeunes et leurs familles qui n’en comprennent aucunement la justification. Tous redoutent que ces lieux de vie, qui permettaient aux jeunes d’avoir accès au sport, à des cours de soutien scolaires ou à des loisirs à prix réduits, se trouvent privés d’un espace de convivialité et de citoyenneté. Déjà victimes en une seule année d’une hausse de 6% de leur taux de chômage, les jeunes Colombiens ont le sentiment d’être définitivement abandonnés à leur sort. Je voudrais donc vous demander les raisons pour lesquelles vous avez décidé de fermer ces antennes jeunesse, décision qui n’avait pas été annoncée dans vos engagements municipaux, et plus largement ce que vous prévoyez de faire pour accompagner les jeunes dans leur recherche d’emploi, leur formation professionnelle et leur insertion dans la vie sociale locale ».


Réponse de M. PHANOR, 11
ème adjoint au Maire délégué à la Jeunesse

« Je tiens tout d’abord à vous dire que l’engouement soudain que vous portez pour les quartiers sensibles de Colombes et les antennes de quartiers en particulier m’étonne quelque peu.  Mais pour répondre à votre question quoi de plus convaincant que des chiffres :

En 2001, la gauche vient de mener avec succès les assises de la Jeunesse et recueille avec elles une mine d’informations. Qu’en avez-vous fait ?

Le budget de fonctionnement était alors de 600.000 €.

En 2008, il n’est plus que de 175.000 €, soit 71 % en moins. Le budget d’investissement a suivi le même chemin.

De 2001 à 2008, l’effectif du personnel employé à la Jeunesse est passé de 37 à 12, soit 68 % en moins.

L’engagement et la volonté politiques de la précédente majorité se reflètent dans ces quelques chiffres et ma réponse est, à ce stade, suffisamment éloquente pour que je m’arrête là.

Mais… je vais continuer….

Madame YADE, nous n’avons certainement pas les mêmes définitions des mots « convivialité » et « citoyenneté ».

Je vais vous donner en quelques mots l’état des lieux des antennes que tout responsable a dû un jour visiter.

Il est préférable d’étayer des propos par des exemples, aussi, je vais prendre celui de l’antenne du Petit-Colombes.

Une autre antenne aurait conduit exactement au même constat.

Implantée au pied des immeubles de l’avenue Charles de Gaulle, actuellement en travaux, vingt jeunes au maximum peuvent y entrer, sans faire aucune activité, je tiens à le préciser.

Une porte unique, pas de ventilation, une immense surface vitrée qui fait maudire le soleil en été et vous appelez cela un lieu « convivial » ? Je vous invite à y aller faire un tour !

Un peu de sérieux et un peu de respect… je crois qu’il est temps de donner à notre Jeunesse ce qu’elle mérite en lui offrant des espaces de rencontres agréables et décents. Nous y remédierons en l’amenant à fréquenter des lieux de proximité déjà existants, telles que les maisons de quartiers et en investissant dans de nouveaux espaces.

C’est dans le désengagement budgétaire et l’absence de votre volonté politique que nous sommes amenés aujourd’hui à faire le bilan de l’effondrement de nos antennes de quartiers. Il serait malhonnête de nous faire endosser vos déficiences.

D’autre part, je suis surpris que vous puissiez faire l’apologie du lien social existant dans ces antennes car il faut savoir qu’aujourd’hui les jeunes adolescentes n’y accèdent plus. Devons-nous l’ignorer ?

Quelles réponses apportons-nous aux demandes des adolescentes et adolescents et des jeunes adultes que le Service Jeunesse est sensé traiter ? Doit-elle être restrictive et ne concerner qu’une partie infime de la jeune population colombienne ?

Nous avons une structure qui accueille les 12/15 ans et nous prévoyons d’augmenter sa capacité d’accueil et les dispositifs qui l’intègrent.

A l’heure où l’Europe met en oeuvre une politique sociale d’ouverture pour aider la mobilité des jeunes, vous exhortez le cloisonnement et la régression ? J’avoue ne pas vous comprendre.

Laissez-moi vous dire que, pour notre part, NOUS encourageons la mixité sociale. Nous sommes POUR la mobilité des jeunes, POUR une vie citoyenne à l’échelle communale.

NON, nous ne participerons pas à l’enfermement de la Jeunesse et nous disons NON aux périmètres restreints. Ce n’est pas et par expérience ce n’est PLUS DU TOUT de cette manière que l’on encourage l’insertion des jeunes dans la vie sociale locale.

Nous ne répondrons pas aux besoins des jeunes sans eux et sans les écouter. Loin de les abandonner, nous avons multiplié cet été les activités offertes aux 15/17 et grâce à l’évolution positive des antennes, nous étendrons nos actions.

La formation professionnelle ainsi que les secteurs de la santé, du logement, de la culture et des loisirs font partie intégrante de nos préoccupations et de nos actions à venir.

Le Conseil Général des Hauts-de-Seine pilotent, avec plus ou moins de succès, des Assises Jeunesse sur les thématiques que je viens d’énoncer, et, comme vous le savez, le Gouvernement, par la voix de Monsieur HIRSCH, va renforcer sa politique pour l’autonomie et l’emploi des jeunes.

Pour finir, je vous cite : « Déjà victimes en une seule année d’une hausse de 6 % de leur taux de chômage, les jeunes Colombiens ont le sentiment d’être définitivement abandonnés à leur sort ». Votre question semblerait insinuer notre responsabilité dans l’augmentation du taux de chômage ? J’ose espérer qu’il s’agit simplement d’une mauvaise formulation… il ne règne pas sur Colombes un micro-climat de crise. Elle est, vous le savez aussi bien que moi, à échelle internationale.

Je vous remercie de votre écoute. »


Réponse de Monsieur le Maire

« Chère collègue,

Votre question concerne un sujet particulièrement important et sensible, à l’heure où des menaces tangibles planent sur l’avenir de nos jeunes.

Le chômage de masse est de retour dans notre pays et il touche particulièrement les plus jeunes des actifs. La précarité galopante des jeunes salariés, la paupérisation des étudiants, le mal-logement sont le lot de nombreux jeunes à Colombes comme ailleurs.

Face à cette réalité préoccupante, trop longtemps, nous avons laissé en déshérence la politique de la jeunesse dans notre commune. Il ne s’agit pas d’incriminer les uns ou les autres, mais d’établir un constat partagé, car le sujet nécessite un large consensus.

A une politique de la jeunesse moribonde, nous voulons substituer une politique de la jeunesse ambitieuse.

Ce qui m’intéresse ce n’est pas l’agitation ponctuelle que se plaît à créer aujourd’hui quelques personnes en mal de sujets clivants ou friands d’exploitation politicienne.

Ce qui m’intéresse c’est que dans trois ans nous puissions regarder fièrement en arrière et convenir ensemble que nous avons progressé dans la définition d’une vraie politique de la jeunesse pour notre ville.

Nous sommes partis d’un constat, nous allons vers une ambition.

Quel est le constat ?

- Des équipes souvent démotivées par manque d’objectifs globaux et de perspectives personnelles.

- Des locaux peu valorisants pour les jeunes qui les fréquentent et pour les personnels qui y travaillent.

- Des prestations qui se résument souvent à une logique de « guichet ».

- Un mélange trop flagrant entre les tranches d’âge.

- L’incapacité à pouvoir exprimer simplement et clairement ce qu’est aujourd’hui une politique envers les jeunes à Colombes.

Je ne veux jeter la pierre sur quiconque et je sais que le personnel des structures actuelles dédiées aux jeunes de notre commune est le premier mortifié par cette réalité peu reluisante.

Cette série de constat se fonde sur des faits tangibles et têtus. Aujourd’hui, entre 10 et 15 jeunes sont accueillis en semaine dans les antennes jeunesses et entre 20 et 30 sont accompagnées le mercredi et le samedi.

Vous conviendrez, avec moi, que cela fait peu.

Quelle est notre ambition ?

- Créer des structures capables d’accueillir l’ensemble des 15 – 25 ans et de répondre aux questions que se posent les jeunes aujourd’hui en matière : d’accès à la santé, au logement, au soutien scolaire, à la formation, à l’insertion et donc à l’accès à l’emploi.

- Il s’agit aussi de proposer des structures qui permettront à nos jeunes de se construire en tant que citoyens, citoyens autonomes, engagés, actifs dans la Cité, porteurs de projet individuels et collectifs dans les domaines du sport, de la culture, des loisirs, voire de l’activité économique.

Ces premiers contours renvoient globalement à ce que peut proposer une structure telle que le BIJ, mais à l’échelle de l’ensemble des jeunes de tous les quartiers de notre ville et sur des thématiques beaucoup plus larges.

Il reste à réfléchir à la localisation de ces structures renouvelées, à appréhender s’il faut des locaux à thématique unique où des espaces multi-thématiques et enfin envisager un espace d’accueil dédié dans chaque structure qui oriente les jeunes sur les sujets qu’ils souhaitent aborder ?

Pour définir précisément les contours de cette nouvelle politique jeunesse, je désire :

· Associer les personnels qui souhaitent rester et s’impliquer. Il y a déjà un travail engagé par la Direction des ressources humaines pour ceux qui veulent rester dans le service. Enfin nous maintiendrons des heures pour les vacataires.

· Faire perdurer le groupe de pilotage des élus de la majorité. Dès la rentrée, des groupes élargis constitués d’élus, de fonctionnaires et de partenaires seront constitués, afin de commencer à travailler sur le fond des thématiques.

· Echanger avec les jeunes sous des formes qui sont en cours de définition.

· Créer structurellement une direction jeunesse de plein exercice

Dans la période de transition qui vient, je le dis très clairement, il n’y aura pas de suppression d’activité dans les antennes, contrairement à ce que certains ont véhiculé de manière malveillante.

Au contraire, toutes les activités seront maintenues :

· Foot en salle avec environ 285 jeunes dont 70 12 / 17 ans à Charles Péguy, Maupassant, Dunant et aux Fossés Jean.

· Ateliers culturels et de loisirs autour de la danse (orientale, hip hop), du théâtre social, des jeux de rôle.

· Aide au devoir.

· Accès au Cyber J.

Et d’autres seront lancées comme, entre autres, la « bourse aux initiatives ».

D’ores et déjà, vous le savez, la politique de la jeunesse ne peut se résumer au travail des antennes de notre ville.

L’insertion est du ressors de la « Mission locale » et le CCAS, le BIJ ont aussi leurs propres activités.

Ma volonté est d’organiser, de donner du contenu et d’amplifier au lieu de retrancher.

C’est tout le moins que nous puissions ambitionner pour notre jeunesse en des temps où l’avenir de tous les jeunes et singulièrement ceux issus des milieux les plus défavorisés est assombri par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme échevelé qui en est encore le corollaire. »


Conseil Municipal du 07/07/09

Cette question orale et ces deux réponses n'ont pas été exposées à la fin du Conseil, le Groupe UMP et Nouveau Centre ayant quitté la séance à 22h30.
Elles sont cependant annexées au Compte-Rendu Analytique du Conseil.


 

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