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Le Blog du MoDem de Colombes

Hollande, 100 jours

16 Août 2012, 10:35am

Publié par MoDem-Colombes

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Mardi 14 août, jour des trois premiers mois de la présidence Hollande, la sécurité fut le seul message du changement. Tandis que le démantèlement des camps de Roms tient lieu de priorité estivale du gouvernement, comme d’autres étés sous la droite au point d’inquiéter la Commission européenne, le Conseil de l’Europe et la Ligue des droits de l’homme, le choix de communication fait par l’Elysée – un hommage tardif à deux gendarmes tuées en juin dans le Var – était rattrapé par les violences nocturnes d’Amiens, entre jeunes et policiers. Tout changerait donc pour que rien ne change, les usines visitées et sollicitées en campagne électorale étant de nouveau effacées au profit des commissariats et des casernes ?

 

Indéniable, l’apaisement d’avoir tourné la page de l’hystérie sarkozyste n’est pas une rente de situation. Et la normalité, elle aussi bienvenue, sera bientôt dévaluée si elle n’est qu’attentisme, entre passivité et habileté. « Normal » : on le sait, ce seul mot fut le meilleur viatique électoral de François Hollande. Par contraste silencieux, il soulignait l’anormalité de l’adversaire, l’excès et l’abus de pouvoir incarnés par Nicolas Sarkozy et son quinquennat. Mais cette trouvaille reposait sur un malentendu, tant la personnalisation de la compétition présidentielle l’identifiait à la normalité de l’individu alors que l’enjeu véritable, énoncé par le futur président de la République lui-même dès 2006, était la « normalisation » de la fonction présidentielle.

 

Car l’anormalité sarkozyste n’était pas celle d’un homme, mais la résultante d’un système de pouvoir dont il est le pur produit et dont il a su exploiter les dérives institutionnelles. C’est aujourd’hui tout le problème de François Hollande : il est le président normal d’un système anormal. Sa normalité personnelle revendiquée et affichée ne suffit évidemment pas à résoudre cette contradiction, et ceci d’autant moins que les cent premiers jours de sa présidence n’ont été marqués par aucun zèle ni empressement réformateurs en la matière, les promesses initiales étant renvoyées à une commission ad hoc, confiée à Lionel Jospin – on y reviendra.

 

De cette anormalité foncière, qui, sourdement, mine, épuise et affaiblit notre démocratie depuis des décennies, témoignent paradoxalement les succès électoraux derrière lesquels le nouveau pouvoir, essentiellement socialiste, peut avoir l’illusion de se croire durablement à l’abri (les résultats officiels de la présidentielle sont ici et ceux des législatives sont là). Avec seulement 28,63% des suffrages exprimés pour son candidat au premier tour de l’élection présidentielle (soit 22,31% des inscrits, un gros cinquième du corps électoral), le PS écrase en effet la représentation nationale de sa domination, ses 297 députés et apparentés représentant à eux seuls plus de la moitié (51,47% précisément) de l’Assemblée (voir ici la répartition des groupes parlementares). Jamais le PS, avec, l’an passé, le passage à gauche du Sénat auquel s’ajoute la majorité de régions et de départements qu’il contrôle, n’avait eu en mains autant de pouvoirs à la fois, nationalement et localement.

 

Or l’effet d’aubaine momentané du présidentialisme est un miroir aux alouettes, habile à tromper les naïfs ou les satisfaits, les suivistes et les cyniques. Outre l’évidente pluralité partisane qu’il rabougrit et humilie, créant du ressentiment (le Front de gauche et le Front national en sont les premières victimes électorales), il masque les fragilités structurelles de la victoire : non seulement un faible écart final au second tour de 1.139.983 voix (2,47% des inscrits), malgré la dynamique de rejet du président sortant et, surtout, sa campagne d’extrême droite, mais aussi la faible participation, notamment dans les quartiers populaires, aux législatives qui ont suivi (une abstention de 42,78% au premier tour et de 44,60% au second, soit 43,68% et 46,74% des inscrits si on y ajoute les blancs et nuls).

 

Depuis son avènement, le nouveau pouvoir vit sur le crédit de cette normalité promise et plutôt respectée. Plutôt, car si l’affaire symbolique de la supposée « Première Dame » et de son tweet a servi d’utile piqûre de rappel, en revanche la nomination à la Caisse des dépôts, au risque d’un conflit d’intérêts, de l’ami Jean-Pierre Jouyet, ex-ministre de Sarkozy, restera comme un contre-exemple. Toujours est-il que cette posture rencontre l’état d’esprit provisoire d’un peuple qui s’est senti profondément humilié, malmené et fatigué par l’hyperprésidence sarkozyste, son omniprésence médiatique, sa virulence contre tous et sa complaisance pour elle seule.

 

D’où cette impression estivale bizarre d’un pays en attente ou en absence, retenant son souffle ou faisant une pause, alors même que les nuages s’amoncellent, que la crise s’approfondit et que les difficultés s’accumulent.

 

Un pouvoir qui oublie de mobiliser la société

 

Une posture ne fait pas une mobilisation, pas plus qu’une attitude ne tient lieu de programme. Car le crédit de la « présidence normale » n’est pas illimité. Il l’est d’autant moins que le vote dont ont bénéficié François Hollande et son parti ne fut pas majoritairement d’adhésion, mais plutôt de refus (du sortant) et d’attente (du changement). A cette aune, les trois premiers mois du quinquennat s’achèvent sur une déception. Certes, le gouvernement s’est mis sérieusement au travail, et des mesures heureuses ont été prises, notamment fiscales et scolaires (lire ici le bilan dressé par Matignon). Mais, comme l’ont illustré un discours de politique générale sans ampleur du premier ministre et une session parlementaire extraordinaire sans ordre du jour mobilisateur, tout se passe comme si le nouveau pouvoir avait oublié la société. Oublié de lui parler, de la motiver et de la rassembler.

 

Sauf à d’emblée concéder du terrain à ses adversaires, et donc à renier les idéaux dont elle se réclame, l’épreuve du pouvoir pour la gauche ne peut être qu’un exercice permanent de pédagogie et de mobilisation. Car elle aura toujours contre elle les vulgates dominantes aux innombrables relais médiatiques, tous ces préjugés, fausses évidences et automatismes de pensée qui essentialisent en réalités immuables des intérêts minoritaires, faisant passer en contrebande les injustices et les inégalités qui les garantissent. Et cela n’a pas manqué : à peine étaient-ils installés que les nouveaux gouvernants ont vu ces intérêts de classe se rappeler bruyamment à leur (bon et mauvais) souvenir, avec une conscience aiguë des rapports de force.

 

En avant-garde des milieux patronaux, le groupe PSA a été chargé d’imposer à la gauche de gouvernement le marché de dupes habituel des milieux économiques : assumant une brutalité sociale qu’il remisait ou édulcorait quand la droite était aux affaires, il la somme de faire passer auprès des classes populaires une destruction d’emplois sans précédent dans un département socialement emblématique, la Seine-Saint-Denis (retrouvez tous nos articles dans notre dossier: Social, l’état d’urgence). Tandis que les dirigeants des syndicats de salariés étaient occupés à prendre leur marque auprès d’un pouvoir soucieux de respecter les corps intermédiaires et de relancer le dialogue social, tous les secteurs économiques et financiers potentiellement ébranlés par les promesses de la campagne prenaient le circuit court du lobbying pour faire valoir leur puissance et, donc, leur capacité de nuisance.

 

C’est ainsi que les banquiers, avec le secours du gouverneur de la Banque de France se faisant leur porte-parole, ont tout fait pour retarder le doublement du plafond du Livret A destiné à soutenir le logement social, à aider l’épargne populaire et, surtout, à la protéger de la spéculation. Les pétroliers ont fait de même qui ont imposé, en pleine période de vacances et, donc, de déplacements, une tergiversation au ministre de l’économie sur le blocage, pourtant fermement promis par le candidat, du prix de l’essence. A ces pressions des milieux de l’industrie, de la finance et de l’énergie, s’ajoutent évidemment celles de l’Union européenne telle qu’elle est devenue, plus proche de ces milieux économiques et financiers que de ses peuples, au point d’avoir fait des marchés les arbitres de leur devenir.

 

Dans ce contexte d’adversité faussement feutrée des gens d’affaires et d’intérêts, l’épisode en cours de la « règle d’or » et du pacte budgétaire, ce Traité européen (TSCG) dont la ratification semble désormais promise à n’être qu’une formalité parlementaire, illustre ce qui menace déjà la présidence Hollande : l’habileté. Non pas, et surtout en temps de tempête, que celle-ci soit forcément malvenue, mais à condition que le cap soit lisible. Prétendre que le seul ajout d’un mini-pacte de croissance vaut renégociation d’un Traité hier qualifié « d’austérité » par le candidat et que son adoption française sans débat national pourrait par magie le rendre non-contraignant, c’est vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

 

Mais, surtout, cette façon de passer les caps délicats, loin de créer une dynamique rassembleuse et un rapport de forces favorable, démobilise et démoralise tant elle obscurcit les enjeux. Supplantée par la technique – des cabinets, des experts, des spécialistes, des techniciens, des habitués, etc. –, la politique s’y égare, devenant illisible pour le plus grand nombre. Il ne faut pas chercher ailleurs les causes de la montée persistante de l’extrême droite, de ses idées et de son parti : une vie publique dévitalisée et égarée, sans repère ni cohésion, appelle inévitablement des politiques mystificatrices et mensongères, démagogiques et autoritaires.

 

Lire la suite :

http://www.mediapart.fr/journal/france/150812/pays-convalescent-pouvoir-evanescent

http://ldhcibp.wordpress.com/2012/08/15/pays-convalescent-pouvoir-evanescent/

 

"Pays convalescent, pouvoir évanescent"

Edwy Plenel

(c) Mediapart

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La politique d'expulsion des Roms est une honte pour un pouvoir de gauche

14 Août 2012, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

http://s2.lemde.fr/image/2010/08/26/540x270/1402954_3_1ce3_evacuation-d-un-camp-de-roms-a-mons-en-baroeul.jpg

Le message du ministre de l'intérieur annonçant que les décisions d'expulsion prononcées par la justice seraient exécutées, s'agissant des campements de Roms, n'est pas celui que nous attendons d'un ministre de gauche.

Le gouvernement a pourtant annoncé vouloir se soucier du devenir de la situation des bidonvilles et, par extension, des populations roms. Ces populations font depuis longtemps l'objet de préjugés, entretenus et aggravés par l'inacceptable discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010.

L'urgence impose de travailler au changement du regard porté sur eux. Il faut d'abord rappeler que ces populations sont victimes de discriminations dans leurs pays d'origine, mais aussi, bien souvent, dans les pays d'accueil.

Les droits de l'homme ne sont pas respectés lorsque des forces de l'ordre investissent des campements dans lesquels résident des familles et des enfants et les forcent à quitter inlassablement les lieux où ils s'installent, sans proposition de logement ou d'hébergement, empêchant toute stabilisation et par conséquent la scolarisation des enfants, l'accès au travail...

La dignité des personnes est bafouée lorsque des familles sont forcées de quitter des terrains insalubres, sans eau ni sanitaires, pour en rejoindre d'autres, dans le même état d'insalubrité, ce qui est la réalité des évacuations.

 

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Christophe Deltombe, président d'Emmaüs France et Christophe Auger, délégué général d'Emmaüs-Coup de main

Le Monde Idées 14/08/2012

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Bayrou, Bern, Henri IV

14 Août 2012, 08:30am

Publié par MoDem-Colombes

http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782277241836.jpg

 

France 2 rediffuse ce soir à 20h40 une émission "Secrets d'Histoire" de Stéphane Bern consacrée à Henri IV.

François Bayrou y interviendra en tant qu'auteur de l'ouvrage "Henri IV, le roi libre" paru en 1994 et vendu à 300000 exemplaires.

Henri IV est le roi le plus populaire de l’histoire de France, on lui connaît son panache blanc qui mène à la victoire. Séducteur romantique surnommé le Vert Galant, on croit bien le connaître mais c’est un personnage plus complexe qu’il n’y paraît. Sa passion pour les femmes va mener le pays au bord du chaos, son goût immodéré du pouvoir est nourri par une ambition sans limites et son assassinat par Ravaillac est le régicide le plus mystérieux de l’histoire de France. 

Secrets d’histoire plonge dans l’intimité du bon roi Henri, aux côtés de la scandaleuse Reine Margot et de l’intrigante Marie de Médicis. Le magazine part sur les traces du roi de France et de Navarre aux soixante-treize maîtresses, qui changea six fois de religion et qui dira un jour : "Paris vaut bien une messe". 
Stéphane Bern démarre son enquête au Château de Pau, capitale du Royaume de Navarre dont hérite Henry IV avant de devenir roi de France. On y découvre les chambres royales, les couloirs cachés, la chapelle privée de la Reine Margot ainsi que les réserves encore remplies de la plus belle collection d’œuvres sur Henri IV. Au château de Sully-sur-Loire, on entre dans l’intimité du Duc de Sully, grand argentier de France et principal ministre du roi. Issu de la petite noblesse, Sully va certes redresser les comptes du royaume de France mais laisse une piètre image dans l’histoire, celle d’un homme autoritaire, avare et cupide. L’assassinat du roi marque la mort politique de Sully bien que ce dernier ne meurt que trente-cinq ans plus tard à l’âge de quatre-vingt-deux ans. Enfin, au Château de Cazeneuve demeure le souvenir de la Reine Margot qui, enfermée pendant dix-neuf ans, continua à multiplier les aventures et a laissé libre cours à sa passion.

http://programmes.france2.fr/secrets-dhistoire/index-fr.php?page=emission&id_article=321

http://modem-colombes.over-blog.com/article-35053636-6.html#anchorComment

 


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Le T2 ne prend pas de voyageurs !

13 Août 2012, 20:30pm

Publié par MoDem-Colombes

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La formation des conducteurs des rames T2 démarre aujourd'hui 13 août 2012.

A cette occasion, des tramways circulent sur l’ensemble du prolongement, de jour et de nuit, entre La Défense et la future station Pont de Bezons.

La mise en service du prolongement du T2 entre la Défense et Bezons est prévue le 8 décembre prochain ; 3 stations sont prévues à Colombes : Jacqueline Auriol, Victor Basch et Parc Pierre Lagravère.  Chaque rame d'une longueur de 65 mètres, dispose d'une capacité de 426 passagers : 96 sièges, 32 strapontins et environ 300 places debout.  Les trains se suivront à 4 minutes d'intervalle aux heures de pointe et entre 7 à 8 minutes aux heures creuses, de 5h00 à 1h00 tous les jours de l'année.

Rappels de sécurité :

LE STATIONNEMENT EST STRICTEMENT INTERDIT SUR LA PLATE-FORME : l'enlèvement des véhicules sera systématiquement demandé.

DES RAMES SONT EN CIRCULATION : veillez à respecter la signalisation et à anticiper les passages du tramway.

Les rames en circulation ne prennent pas de voyageurs : NE PAS ESSAYER DE MONTER DANS LES RAMES.

Bientôt le T2

 

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Les 7 derniers jours d'actualités à Colombes (7/10)

12 Août 2012, 16:30pm

Publié par MoDem-Colombes

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Dimanche : alors que les Experts obtiennent leur deuxième sacre olympique aux JO de Londres, le futur de l’équipe de France de handball se joue à  Colombes bientôt capitale du hand !  Si la Basketball Arena des JO a une capacité de 12 000 places, le nombre de place de l'Arena de Colombes sera de 8 000 places.

Vendredi : Sébastien Pietrasanta, nouveau député de Colombes Sud, rencontre les bénévoles de l'association Août Secours Alimentaire 92.  350 familles reçoivent un colis alimentaire trois fois par semaines.   Une centaine de bénévoles se relayent tout le mois d'Août.

Mercredi : L'ancien conseiller municipal Denis Butaye profite une nouvelle fois du désert politique de l'été pour une campagne d'affichage sur les paneaux dits d'expression libre, en faveur d'une primaire ouverte à droite pour les Municipales 2014. 

Mardi : Deux hommes sont la cible de tirs de 9mm au Petit-Nanterre et sont blessés l'un à une jambe et l'autre à une épaule.  La sécurisation renforcée du Petit-Colombes s’étend donc désormais au Petit-Nanterre : on se tire dessus depuis des mois, en pleine rue, et en visant les jambes en général pour régler des comptes liés au marché du cannabis.

Lundi : le Parisien nous donne des nouvelles des vacances de nos élus PS colombiens : amoureux des deux-roues, Philippe Sarre, maire PS de Colombes, est de retour de vadrouille au guidon de sa Harley-Davidson sur les routes du sud de la France pendant trois semaines.  Sébastien Pietrasanta, nouveau député de Colombes Sud ne prend pas de vacances : il s’est marié début juillet et son épouse doit donner naissance à des jumelles au mois d’août.  Alexis Bachelay, nouveau député de Colombes Nord a pris le chemin de Nice pour rendre visite à ses parents en compagnie de sa compagne. 

Lundi : LCentre Nature de Colombes qui reste ouvert tout l'été du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00, devient Refuge LPO.

 Dans le cadre du pavage du parvis de la Gare de Colombes, le sens de circulation Menelotte Champarons est modifié (jusqu'au 27 Août) :

http://www.colombes.fr/fileadmin/Actualites/urbanisme/modification_circulation_menelotte_et_saint_denis.pdf

 

 

Les 6 épisodes précédents :

Les 7 derniers jours d'actualités à Colombes (6/10)  

Les 7 derniers jours d'actualités à Colombes (5/10)

Les 7 derniers jours d'actualités à Colombes (4/10)

Les 7 derniers jours d'actualités à Colombes (3/10)

Les 7 derniers jours d'actualités à Colombes (2/10)

Les 7 derniers jours d'actualités à Colombes (1/10)


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Carburants, politique économique, Syrie

11 Août 2012, 13:45pm

Publié par MoDem-Colombes

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Colombes bientôt capitale du hand !

10 Août 2012, 10:37am

Publié par MoDem-Colombes

 

Tout sera prêt pour les Championnats du monde… 2017. Le projet d’installations du futur centre national de handball vient d’être approuvé. Il sortira de terre en 2016.

 

Le proche avenir des Experts se joue aujourd’hui à Londres, lors de la demi-finale des JO. Le futur un peu plus lointain de l’équipe deFrance de handball se joue, quant à lui, dans les Hauts-de-Seine.

Le football à Clairefontaine (Yvelines), le rugby à Marcoussis (Essonne) et le hand à Colombes, avec le mythique stade Yves-du-Manoir. Le syndicat mixte Yves-du-Manoir, composé du conseil général et de la ville de Colombes, vient d’approuver le projet définissant les futures installations qui sortiront de terre d'ici 2016.  Depuis une dizaine d’années, la Fédération française de handball (FFHB) cherchait un lieu pour accueillir son centre national, nouvelle résidence des équipes nationales et des instances dirigeantes du sport. « C’est un moment très important qui entérine la convention signée avec la Fédération et qui valide définitivement le projet, se réjouit Cyrille Déchenoix, conseiller général chargé des sports et de la jeunesse. Nous allons accueillir le sport national le plus titré ! »

Le projet a pris tout son sens en mars 2011 lorsque Patrick Devedjian, le président du conseil général, Philippe Sarre, le maire (PS) de Colombes, et Joël Delplanque, le président de la FFHB, signent un protocole qui marque l’acte de naissance de cet équipement. A la suite des études réalisées en début d’année, il restait encore quelques points à préciser. « Nous avons tranché sur le nombre de places de l’arena qui s’élèvera à 8000, modulable de 3000 à 5000 places », commente Philippe Pattier, l’adjoint au maire de Colombes chargé des sports. Une salle qui pourra alors accueillir les matchs des Experts et de leurs successeurs, notamment lors des Championnats du monde organisés par la France en 2017. Une arena qui servira également à d’autres manifestations sportives mais aussi culturelles.

« La ville a tout fait pour garder un sport emblématique après le départ du Racing-Métro (NDLR : cette année, au Plessis-Robinson). Peut-être pourrons-nous même accueillir un club résidant », développe l’élu. Soucieux de rentabiliser ces futures structures, le parc départemental des sports sera rénové avec la création d’une dizaine de terrains, dont une partie en synthétique, la reconstruction de la piste d’athlétisme, mais aussi d’une salle d’entraînement en intérieur. « Nous avons beaucoup travaillé pour faire profiter le sport scolaire. Ce sera à nous de faire vivre le lieu et de ne pas le laisser à l’abandon », constate celui qui est également professeur d’éducation physique.

Et, pour ne pas renier l’héritage olympique — le stade Yves-du-Manoir avait accueilli les JO en 1924 —, un parcours sur ce thème sera créé.

«Il va falloir que l’on suive au niveau des services publics », alerte Philippe Pattier, l’adjoint au maire de Colombes chargé du sport. Le surplus de population apporté par le projet devrait aboutir à la création de 400 à 600 logements, en plus d’un complexe hôtelier et d’une galerie commerciale. Avec le départ de Thalès, la municipalité envisage déjà la construction de 100000 m2 d’habitat sur la ZAC Kléber.

 

Nous ne pouvons pas ignorer ce projet mais nous ne pouvons pas non plus nous baser uniquement dessus, développe Cyrille Déchenoix, le conseiller général chargé des sports et de la jeunesse. Tout le monde travaille dans le bon sens, mais les logements restent la source la plus rentable. » Car si le projet devrait coûter entre 125 et 185 M€ (70% financés par le département et 30 % par la viIle), les partenaires vont devoir trouver un maximum de fonds privés. Dès septembre, ils se retrouveront pour finaliser le programme, lancer un appel à projets et surtout décider du financement, entre maîtrise d’ouvrage publique ou partenariat public-privé.

 

(c)LeParisien

 

Yves du Manoir

27 juillet 1924 à Colombes : Cérémonie de clôture des Jeux Olympiques

Les JO de 1924 à Colombes, des Jeux «low cost»

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Le MoDem divisé sur une participation à la majorité

8 Août 2012, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

L'un des vice-présidents du parti assure qu'il pourrait travailler avec Hollande. D'autres responsables se récrient.

 

Une participation du MoDem à l'action du gouvernement Ayrault "n'est pas la ligne du parti" de François Bayrou, assurent ses responsables, contredisant l'un de ses vice-présidents, Robert Rochefort, qui affirme qu'il pourrait travailler avec François Hollande.

Robert Rochefort a déclaré lundi dans un entretien à La Croix qu'il était "possible de faire un bout de chemin avec l'équipe de François Hollande". "C'est dans l'intérêt de la France que François Hollande élargisse son équipe. Nous sommes la première pièce politique disponible pour son élargissement", a-t-il ajouté, précisant toutefois : "À condition (...) que certaines de nos propositions soient reprises", comme cela a été le cas, par exemple, lorsque le président a lancé une commission sur la déontologie de la vie publique.

 

Interrogé mardi, le député européen explique : "travailler au gouvernement" ou "l'accompagner" ne signifie pas "qu'on a sa carte au PS et qu'on ait intégré complètement la majorité présidentielle", dit-il, plaidant pour l'invention de "nouvelles formes" de collaboration. "Le MoDem n'est pas du tout sur la ligne d'un ralliement", a cependant assuré Marielle de Sarnez, autre vice-présidente, selon laquelle la question d'un "ralliement" n'est "pas le sujet". "Le MoDem est déterminé à occuper pleinement l'espace du centre pour porter une vision originale et pour oeuvrer à ce que les bons choix politiques soient faits en France", a-t-elle dit. "Pour le moment, la gauche n'est pas au rendez-vous." "Ce n'est pas du tout notre ligne", a renchéri un proche de François Bayrou. "L'idée selon laquelle nous nous rallierions est éloignée de ce que pense la majorité de notre mouvement.

 

" Ballon d'essai ?

 

Robert Rochefort fait-il cavalier seul, comme le suggère mardi Bruno Le Roux, président du groupe des députés PS ? Ou est-ce un ballon d'essai ? "Que ma vision ne soit pas partagée par tous les camarades, ce n'est pas nouveau", reconnaît Robert Rochefort. "C'est un peu normal que dans une phase de reconstruction" post-électorale "tout le monde ne soit pas sur la même position". Mais "je vois mal comment ça ne serait pas un sujet de débats lors de la prochaine université d'été en septembre et de toute façon dans les mois qui viennent", prévient-il.

 

Le socialiste Bruno Le Roux a affirmé, mardi sur RTL, que la clef de tout éventuel élargissement de la majorité résidait dans un soutien à la politique et à l'action de François Hollande. "Tous ceux qui ont l'envie de soutenir l'action du président (...) doivent pleinement assumer la solidarité avec les décisions prises, le chemin tracé par le président", selon lui. C'est une façon "archaïque de faire de la politique", a répondu Robert Rochefort, qui demande un "effort pour poser le problème autrement". Et de citer François Mitterrand et Michel Rocard qui "avaient mis en place une tentative d'ouverture".

 

En 1988, les centristes, qui jusqu'ici évoluaient entre autonomie et rattachement à des formations de droite, ont fait mouvement vers la gauche, après avoir soutenu, au premier tour, Raymond Barre. Entre les deux tours, l'ancien ministre Michel Durafour, l'un de ces soutiens, avait lancé une Association des démocrates réunissant des non-socialistes se déclarant en faveur de François Mitterrand. Après la réélection de ce dernier, certains centristes étaient entrés au gouvernement Rocard à titre individuel, tels Bruno Durieux ou Jean-Marie Rausch.

 

(c) AFP

 

 

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Comment est réglementé et rémunéré le cumul des mandats ? (5/5)

7 Août 2012, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

http://s1.lemde.fr/image/2012/07/19/540x270/1736025_3_c140_l-assemblee-nationale-mercredi-18-juillet_920619a9f0eb053d86a623ee3d654364.jpg

Une autre affirmation fausse qu'on retrouve pourtant régulièrement sur Internet concerne les cumuls de rémunération des élus, qui leur donneraient des salaires astronomiques. Ce qui est en partie faux, pour une raison simple : les élus ne peuvent pas additionner indéfiniment leurs indemnités.

D'abord car le cumul des mandats est limité. La loi autorise à un député le droit d'exercer un autre mandat dans une assemblée délibérante locale (conseil régional, général,  conseil municipal d'une ville de plus de 3 500 habitants), ainsi qu'un mandat exécutif local (président de conseil régional, général, maire...). La loi ne prévoit pas le cas des communautés de communes, qui peuvent donc venirs'additionner.

Ensuite, et surtout, car les indemnités perçues par les élus sont soumises à un plafonnement, fixé à 8 300 euros. Ils ne peuvent pas gagner plus que cette somme nette mensuelle avec l'ensemble de leurs mandats. Le cas le plus courant est celui d'un député-maire de grande ville. Le mandat de maire est rémunéré jusqu'à 5 512 euros bruts mensuels pour une commune de plus de 50 000 habitants, soit 4 244 euros net environ. Additionné à son indemnité parlementaire de 5 189 euros, il devrait gagner 9 433 euros mensuels. Il n'en touchera en fait que 8 300.

Que devient le reliquat ? Il existe une règle peu connue, baptisée "écrêtement", qui permet à l'élu gagnant plus que le plafond de reverser la somme restante à un collègue de son choix dans l'un des mandats qu'il exerce. Là encore, en l'absence de contrôle, tout est possible, y compris les excès. C'est ainsi que l'ancien député-maire de Levallois (92) Patrick Balkany versait ses indemnités de surplus à... son épouse Isabelle, première adjointe de la ville.

En 2011, le député PS de l'Aisne René Dosière, connu pour ses combats en faveur de la transparence, avait réussi à faire voter par l'Assemblée la fin de l'écrêtement. L'argent restant devait rester dans les caisses de la collectivité. Mais les sénateurs UMP avaient finalement supprimé son amendement et rétabli le dispositif, qui est toujours en place.

 

Comment est indemnisé un député ? (1/5)

A quoi sert l'IRFM ? (2/5)

Combien représentent les salaires et les indemnités des députés ? (3/5)

Quels statuts ont les collaborateurs parlementaires ? (4/5)

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Quels statuts ont les collaborateurs parlementaires ? (4/5)

7 Août 2012, 08:20am

Publié par MoDem-Colombes

http://s1.lemde.fr/image/2012/07/19/540x270/1736025_3_c140_l-assemblee-nationale-mercredi-18-juillet_920619a9f0eb053d86a623ee3d654364.jpg

Un autre sujet fait débat : la précarité et le manque de transparence des collaborateurs des députés. On l'a vu, chaque parlementaire dispose d'une somme destinée à l'emploi d'un ou plusieurs collaborateurs. Et cette enveloppe, calculée pour trois salariés, est à la discrétion du député. A lui de voir s'il veut en embaucher deux mieux rémunérés, ou quatre moins bien payés.

En général, un député a au moins un assistant "en circonscription" et un autre à l'Assemblée. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Un député qui cumule peut se débrouiller pour confier à un collaborateur en mairie ou au sein du conseil régional ou général une partie du travail parlementaire, alors qu'un député au mandat unique n'a pas cette possibilité. Les députés puisent en outre généralement dans leur crédit collaborateur pour financer, à plusieurs, les salaires des collaborateurs du groupe parlementaire.

Dans tous les cas, le collaborateur parlementaire est littéralement à la merci de "son" député, qui détermine son salaire, ses horaires, son travail, l'embauche ou le licencie comme il l'entend. Il n'existe en fait pas de statut collectif pour un collaborateur parlementaire, qui dépend du député qui l'emploie et pas de l'Assemblée. Ce qui fait que plusieurs collaborateurs travaillant pour le même élu peuvent être rémunérés de manière très différente. D'autant que, comme indiqué plus haut, un député peut reverser jusqu'à la moitié de son crédit affecté aux collaborateurs sur son IRFM. Les collaborateurs parlementaires réclament depuis des années la mise en place d'un réel statut plus protecteur, sans progrès notable jusqu'ici.

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