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Le Blog du MoDem de Colombes

Bayrou votera Hollande

3 Mai 2012, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

 

Libé

"J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir. 

Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers. 

Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai. 

Je veux donc vous dire mon jugement personnel. 

Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ? 

La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale. 

Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible. 

Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire. 

J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine. 

Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir. 

Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela. 

Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte. 

Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France. 

Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays. 

S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées. 

Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise."

 

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Bayrou votera Hollande

3 Mai 2012, 19:11pm

Publié par MoDem-Colombes

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19h25. Bayrou votera Hollande. «Je ne veux pas voter blanc ce serait de l'indécision, lance le leader du MoDem. Reste le vote pour François Hollande, c'est le choix que je ferai.» Si le centriste salue la position du socialiste sur la moralisation de la vie publique, il souligne ses désaccords avec François Hollande sur le volet économique de son programme. «Je pense que devant cette crise inéluctable, il n'y aura pour la nation qu'une attitude possible : l'union nationale», assure François Bayrou qui précise : «Je ne suis pas et je ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre.»

«Je ne donnerai pas de consigne générale de vote.» «J'ai examiné depuis deux semaines, l'évolution du deuxième tour de l'élection présidentielle, commence le leader du MoDem depuis son QG de campagne courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de 3 millions de Français.» D'emblée, il reconnaît qu'«au sein de ce courant politique il y a des sensibilités diverses (…) et c'est bien normal». «Cette diversité, j'y tiens», insiste-t-il. Et de souligner qu'il juge, à titre personnel, que «Nicolas Sarkozy s'est livré à une course-poursuite après l'extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs».

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Hollande : Bayrou pas de gauche, plus de droite

3 Mai 2012, 14:39pm

Publié par MoDem-Colombes

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François Hollande à propos de François Bayrou : «Je le laisse libre, c'est une personnalité que je respecte, je sais qu'il n'est pas de gauche et n'a pas envie de le devenir, qu'il n'est plus de droite et n'a pas envie d'y revenir», a répondu le socialiste sur France 2 ce matin. «Après, il est indépendant, centriste, je ne sais pas de quel côté il va se prononcer. Mais de toute manière, quoi qu'il fasse, j'aurai de la considération pour la personne», a-t-il ajouté.

Au lendemain du duel télévisé, François Bayrou a réuni ce jeudi matin les membres de son comité stratégique, et, dans l'après-midi, un conseil national de son parti pour débattre de la décision qu'il entend prendre. Il devrait ensuite s'exprimer à 19h00 lors d'un point presse à son siège de campagne 

 

Selon un proche, il devrait exprimer un avis personnel mais «pas une consigne de vote» pour le duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.  Va-t-il voter à titre personnel pour François Hollande ?  C'est ce qu'un source PS a affirmé au Point.



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Bayrou : vers une position de neutralité ?

3 Mai 2012, 02:26am

Publié par MoDem-Colombes

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Le leader centriste pourrait finalement ne pas donner de consigne de vote.

François Bayrou respectera bien le calendrier qu'il s'était fixé la semaine dernière. L'ancien candidat centriste à la présidentielle ne dévoilera pas en effet avant jeudi, probablement pas avant 19 heures, sa position pour le second tour. Comme il l'avait déjà indiqué, le président du MoDem entendait d'abord regarder le débat télévisé entre les deux finalistes, mercredi soir, avant d'en discuter «à huis clos» avec ses cadres. D'abord avec la quarantaine de membres de son ancien comité stratégique de campagne jeudi matin. Ensuite, dans l'après-midi, avec les quelque 300 membres du conseil national du parti centriste, devant lesquels il livrera son «analyse personnelle sur les forces et faiblesses» des deux candidats en lice. Faudra-t-il lire entre les lignes une préférence? Ce n'est qu'après, probablement en fin d'après-midi, peut-être seulement en début de soirée, qu'il expliquera sa décision. Seule certitude: le leader centriste choisira une «forme sobre, car ce n'est pas son second tour», confie sa première lieutenante, Marielle de Sarnez. Traduction, mercredi soir, il hésitait encore entre envoyer un communiqué par mail aux rédactions ou faire une simple déclaration - sans questions-réponses - depuis le siège du MoDem.Voilà pour la forme. Sur le fond, à en croire son entourage, voici, du plus probable au moins probable, les quatre scénarios qui s'offriraient à lui…

• Pas de consigne de vote: fiabilité 70%

Probablement l'hypothèse qui tiendrait le mieux la route. Selon un sondage Ifop, 41 % des électeurs bayrouistes du premier tour le demandent, contre 31 % pour Sarkozy et 28 % qui se prononcent pour Hollande. «Nous savons que nous allons entrer dans des jours difficiles, or nous avons le sentiment qu'aucun des deux candidats n'est au rendez-vous de la situation. Il y aura donc besoin pour l'avenir d'un centre fort, indépendant, constructif et vigilant», explique un cadre. Du coup, François Bayrou, «tout en donnant son analyse personnelle de la situation», devrait pencher en faveur de cette option.

• Vote blanc: fiabilité 15%

La reconnaissance du vote blanc faisait partie de son programme, notamment dans le volet «moralisation de la vie publique». Certains cadres invitent donc l'ancien candidat à suivre cette voie, estimant que «cela ne manquerait pas de cohérence». Certaines fédérations se sont même prononcées majoritairement pour. Problème: Marine Le Pen a déjà donné cette consigne.

• François Hollande: fiabilité 10%

Si l'on tient compte des «remontées» du terrain auprès des militants en régions, dont «la plupart y seraient favorables», assure un cadre, l'hypothèse n'est pas à exclure totalement. La semaine dernière, une soixantaine d'élus locaux du MoDem ont même officiellement lancé un appel à voter pour le candidat socialiste. Un avis partagé également par des proches de François Bayrou, comme les eurodéputés Jean-Luc Bennahmias ou encore Robert Rochefort, tous deux vice-présidents du MoDem. Pour Jean-Luc Bennahmias, «si François choisissait de soutenir Sarkozy, tous ceux qui ont cru en son livre Abus de pouvoir et qui le suivent depuis dix ans ne le comprendraient pas».

• Nicolas Sarkozy: fiabilité 5%

Le scénario le moins probable. «L'appel de Gérard Longuet à l'électorat du FN a créé un profond malaise chez nous», observe l'eurodéputée Marielle de Sarnez, qui rappelle le «spectre des régionales de 1998», quand une partie de l'UDF s'était acoquinée avec l'électorat lepéniste. Le discours de Toulouse de Nicolas Sarkozy sur les frontières ou encore sa comparaison entre l'électorat centriste et frontiste auraient également «fortement troublé» les militants du MoDem. «Toute voix gagnée à l'extrême droite, c'est mécaniquement des voix perdues au centre. Or, un second tour se gagne en rassemblant au centre. Je ne comprends donc pas la stratégie de Sarkozy», dit Sarnez

 

(c) Lefigaro.fr

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Borloo écrit à Bayrou

2 Mai 2012, 17:37pm

Publié par MoDem-Colombes

 

Jean-Louis Borloo a pris la plume et demande «amicalement» à François Bayrou de faire le choix de «l'alliance de la droite et du centre» et d'écarter «le risque du programme socialiste». «Au deuxième tour, le choix est binaire», plaide le président du Parti radical à son homologue du MoDem à la veille de l'annonce de son choix pour le second tour.

 

Dans un courrier qu'il a fait porter mercredi après-midi au siège du MoDem, le parti de l'ancien candidat à la présidence de la République, Jean-Louis Borloo, explique connaître les «interrogations», les «réserves» et les «réticences» de François Bayrou à se prononcer en faveur de Nicolas Sarkozy. Mais «le programme socialiste entraînera non seulement une dégradation des comptes publics mais aussi et inexorablement celle de notre modèle social», explique Borloo. «Ce que tu ne peux pas cautionner compte tenu de ton long combat», ajoute-t-il.

 

«Le projet des gauches, naturellement plus facile à entendre, ne sera pas tenable, et tu le sais mieux que quiconque», fait valoir l'ancien ministre de l'Écologie.

 

«Nous avons longtemps cheminé ensemble, des élections européennes de 1989 autour de Simone Veil aux élections de 2002, rappelle Borloo. Depuis nos chemins ont divergé (…) mais nous avons gardé beaucoup en partage.»

 

La lettre de Borloo à Bayrou : http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/lettreJLB-FB.pdf

 

(c)lefigaro.fr

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Appel à voter Hollande

30 Avril 2012, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/04/Sarkozy-Bayrou-Hollande590.jpg

 

Sans attendre la prise de position de François Bayrou, Olivier Henno, patron du MoDem dans le Nord, espère faire école en ralliant au sein de son parti ceux qui disent clairement qu'ils voteront François Hollande au second tour de la présidentielle. Quelle stratégie, quels enjeux pour le conseiller général, vice-président à la communauté urbaine et maire de Saint-André ?  Il a répondu au journal La Voix du Nord.

 

- Où en êtes vous depuis dimanche soir ?

« Avec un noyau d'élus du MoDem qui étaient déterminés à prendre position pour François Hollande, on vient de tenir un point presse à Paris. Compte tenu de la gravité de la situation, on a un devoir de prendre position. Ce n'est pas en soi une surprise, le processus a été entamé maintenant depuis plusieurs années : cela fait 5 ans qu'on est en situation d'opposition à Nicolas Sarkozy. Nos parlementaires n'ont voté aucun budget. »

 

- Êtes-vous nombreux ?

« Une cinquantaine d'élus pour l'instant en France. À mon côté par exemple, cet après midi, il y avait Pierre Yana de Dunkerque. Les déclarations de Nicolas Sarkozy, hier (dimanche) ont encore accentué le clivage. Nous ne pouvons le suivre quand il avance les thèmes de l'immigration, alors que la question, c'est l'intégration des descendants d'immigrés d'hier. Quand il dit qu'il faut mieux fermer les frontières, c'est une remise en cause de la liberté de circulation des personnes. Il me semble que notre devoir moral est d'être partie prenante de la nouvelle majorité présidentielle. Et c'est François Hollande qui doit donner naissance à cette nouvelle majorité. »

 

- Que voulez-vous dire par « partie prenante » ?

 « Qu'on doit être une des composantes de cette majorité présidentielle, participer au désir du changement. »

 

- Comme avoir un poste au gouvernement ?

« Non. On en est à se positionner sur le socle des valeurs. C'est à François Hollande, ensuite, de définir les contours. Ça n'aurait pas de sens de vouloir négocier aujourd'hui. On en est vraiment au contenu. Car non seulement nous sommes en situation de crise économique, mais aussi de crise morale. Si notre pays connaît des tensions aussi fortes, on pense que Nicolas Sarkozy y est pour beaucoup. Alors que le devoir d'un président est de rassembler, lui instrumentalise pour parvenir à ses fins. Cette attitude explique aussi la montée du Front national. »

 

- Que répondez-vous aux attaques de M.-Ph. Daubresse, qui vous a qualifié de « traître » ?

« On a ici affaire à un spécialiste. Je rappellerai simplement qu'en 2002, il avait eu l'inélégance d'annoncer son soutien à Jacques Chirac le jour même où François Bayrou se déplaçait dans le Nord pour faire campagne. Et l'on était pas après le premier tour, »


- Localement, on pense forcément aux législatives. Votre idée n'est-elle pas d'être le candidat d'une union avec le PS ?

« On formule l'espérance qu'il y aura une alternance le 6 mai prochain. Après, on tirera les conclusions, il sera toujours temps. Ce n'est pas l'enjeu d'aujourd'hui, au moment où les Français pourraient en prendre encore pour 5 ans. »

 

- Le MoDem ne risque-t-il pas d'exploser ? Dans le Pas-de-Calais par exemple, il y a beaucoup de centristes qui penchent à droite...

« Je respecte toutes les positions, il y a un certain nombre d'élus ou de militants qui vont attendre la prise de position de François Bayrou. Pourquoi retenir ce que j'ai sur le coeur pour des raisons partisanes, pour le fonctionnement d'un parti ? En faisant ce choix, j'ai le sentiment d'être totalement fidèle aux convictions qui m'ont amené à m'engager au CDS en 1982 auprès d'André Diligent et de Georges Delfosse. Est-ce qu'à l'époque on aurait pu penser que des militants de ce parti puissent partager les idées de Nicolas Sarkozy sur l'immigration, les frontières, les lois sécuritaires... ? J'ai rêvé que François Bayrou soit président de la République, j'ai toujours voté pour lui, mais à un moment donné, quand on a le sentiment qu'il s'agit de l'intérêt national... Ou alors c'est la politique qui perd de son sens. Le MoDem ne s'est pas réuni pour définir une position, ce que j'espère secrètement, c'est que nous soyons des éclaireurs, une avant-garde. »

 

- Vous avez parlé avec François Bayrou récemment ?

 « Oui, vendredi, pour lui dire que j'espérais encore qu'il gagne. Je lui ai dit que ce qui avait été publié (sur le site du Nouvel Observateur) était un document de travail. »

 

- Le MoDem a encore un avenir ?

« Les structures partisanes sont l'expression de courants politiques qui viennent de très loin, il y a eu le CDS, la nouvelle UDF, le MoDem... Si François Bayrou prend une position qui est conforme à la majorité du MoDem, bien sûr qu'il a un avenir. On verra cela dans les jours qui viennent. En tout cas, ce dont je suis sûr, c'est que les idées que nous portons ont de l'avenir, il s'agit de celles de la démocratie chrétienne et de la philosophie des Lumières. »

 

- Revenons au local : en tant que maire, comment considérez vous votre opposition PS ?

« Ce n'est pas à moi de me positionner, mais à eux. J'ai rassemblé une équipe qui a des spécificités sur un projet local, il n'y a pas de raison d'en changer. Nous avons fait 65 % des voix au premier tour, notre légitimité est suffisante pour agir ».

 

- N'avez-vous pas peur de ne plus être lisible pour les électeurs ?

 « Si je disais "et bien oui on ne partage pas les valeurs de Nicolas Sarkozy mais on ne se prononce pas", le serais-je davantage ?

 

Appel à voter Sarkozy

Appel à voter blanc

 

 

François Bayrou et le Conseil National du Mouvement Démocrate débattront le 3 mai au soir et indiqueront leur position, qui ne sera pas une consigne de vote, mais simplement un avis et qui n'engagera pas chaque adhérent.  Selon un sondage paru Dimanche, 30 % des électeurs de François Bayrou au 1er tour voteraient Hollande, 31 % Sarkozy, 39 % s'abstiendraient ou voteraient blanc ou nul.

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Appel à voter blanc

30 Avril 2012, 08:59am

Publié par MoDem-Colombes

http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/04/Sarkozy-Bayrou-Hollande590.jpg

 

Alain Lambert, ancien Ministre du budget et Président du Conseil Général de l'Orne, qui a soutenu François Bayrou au 1er tour, a publié samedi un communiqué qui précise sans ambiguïté les sentiments qui l’habitent et la décision qu'il a prise de ne pas participer au vote, autrement que par un bulletin blanc, ne souhaitant cautionner ni la candidature de l’un ni le programme de l’autre.

La Constitution ne permet qu’à 2 candidats seulement de rester en lice au 2nd tour de cette Présidentielle. 

J’ai fait campagne au 1er tour pour François Bayrou et je suis fier de sa contribution à notre démocratie. Ensemble, nous avons fait vivre des idées capitales pour l’avenir de la France - Le redressement de nos finances publiques, condition préalable de la protection sociale - La relance de la production, seule arme contre le chômage - La moralisation de la vie publique, gage d’une démocratie saine et responsable - L'euro et l’Europe sans lesquels il n’existe aucun avenir pour la France. 

Je regrette qu'il n’ait pas connu le soutien populaire que j'espérais, car le chemin de redressement qu'il a tracé deviendra, quoiqu’il arrive, incontournable dans les mois à venir. 

A ce jour, aucun des deux candidats au 2ème tour ne répond pleinement à mes attentes, pour des motifs très différents. J’aurai pu choisir la facilité en me claquemurant, jusqu’au résultat, pour éviter d’avoir à me dévoiler. Ce n’est pas ma conception de l’honneur et de la responsabilité. J’aurais pu, hypocritement, appeler à voter pour le président sortant, alors que j'ai regretté ses pratiques de gouvernement. Et depuis 3 ans au moins, je ne cesse de mettre en garde sur le désaveu qui le menace. J’aurais pu voler au secours de la victoire en rejoignant François Hollande, en faisant semblant de ne rien craindre de ses alliances qui constituent pourtant un risque réel.

Mon sentiment est que le système politique français ne peut plus fonctionner «à l’ancienne» et qu’il nous faut en passer, pendant deux ans et demi, par une coalition très large entre la gauche responsable, le centre et la droite modérée et ensuite les clivages pourront reprendre leurs cours, au gré des fantaisies de chaque camp. 

 

Dès lors, dans l’état actuel des choses, je ne prendrai pas part au vote et je militerai pour un changement de notre Constitution. Telle qu'elle est actuellement, et au fil du temps, elle aboutit, une fois encore, à fracturer en deux la France, à dresser un camp contre l’autre, à écraser les familles politiques modérées qui plaident pourtant la concorde et le rassemblement. De nouvelles perspectives doivent donc être ouvertes notamment sur la durée du mandat présidentiel et le mode d’élection  afin de permettre au Président une distance et une hauteur de vue qui a manqué ces dernières années. 

Dans les temps difficiles qui s’annoncent, je resterai aux côtés de ceux qui voudront bien, le temps du redressement, faire passer l’intérêt supérieur du Pays avant celui de leurs partis. 

J’espère, après les élections, que s’organisera un rassemblement informel mais massif de tous les Français de bonne volonté, des modérés de tous bords qui veulent le succès de la France avant celui de la gauche ou de la droite.


Appel à voter Sarkozy  

Appel à voter Hollande

 

François Bayrou et le Conseil National du Mouvement Démocrate débattront le 3 mai au soir et indiqueront leur position, qui ne sera pas une consigne de vote, mais simplement un avis et qui n'engagera pas chaque adhérent.  Selon un sondage paru Dimanche, 30 % des électeurs de François Bayrou au 1er tour voteraient Hollande, 31 % Sarkozy, 39 % s'abstiendraient ou voteraient blanc ou nul.

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Appel à voter Sarkozy

29 Avril 2012, 21:04pm

Publié par MoDem-Colombes

http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/04/Sarkozy-Bayrou-Hollande590.jpg
Pour Jean Arthuis, Sénateur de la Mayenne et Président de l'Alliance Centriste : "Hollande reste dans le déni de réalité, je vote Sarkozy 

Je regrette l’élimination de François Bayrou tant son discours sonnait juste pour prendre la mesure des difficultés que nous devons affronter et nous donner les moyens de retrouver l’espoir et la confiance en l’avenir. Je salue son courage et le remercie d’avoir fait entendre la voix centriste. Malheureusement cette trop longue campagne s’est égarée dans des considérations subalternes, frivoles ou nostalgiques pour mieux masquer la gravité des problèmes que nous devons résoudre. C’est parce que François Hollande est installé dans le déni de réalité, c’est également parce qu’il refuse de débattre, que je voterai Nicolas Sarkozy. S’il m’est arrivé de critiquer sa manière de gouverner, ses déclarations droitières, ses propos clivants et ses revirements, je le rejoins sur les priorités cruciales. Ses récentes propositions pour améliorer la compétitivité dont dépendent la création d’emplois et les progrès du pouvoir d’achat ainsi que ses engagements tendant à rétablir l’équilibre de nos finances publiques rejoignent ma vision des actions à mener impérativement. J’entends assumer ma responsabilité. L’abstention n’est pas mon parti.
Pour sortir de la crise, notre devoir est de rassembler. Rassembler les Français bien sûr. Mais aussi rassembler sur les valeurs et les convictions libérales, sociales et européennes. C’est au Parlement que se votent les lois. C’est également au Parlement que s’exercent le contrôle de l’action du gouvernement et l’évaluation des politiques publiques. Rassemblons-nous pour présenter aux élections législatives des femmes et des hommes lucides et courageux. C’est dire l’urgence de rassembler les centristes et de refonder la famille qui saura conjuguer humanisme et réalisme pour sortir la France et l’Europe de la crise. Au-delà des références « frontalières » du moment, osons expliquer à nos concitoyens la nécessité de doter la zone euro d’une gouvernance économique et financière sans laquelle notre modèle social est en péril. Le temps presse car il importe de faire élire un groupe de députés, suffisamment nombreux, capable de défendre une position constructive, quel que soit le Président de la République élu demain, à l’écart des visions dogmatiques ou chimériques."

François Bayrou et le Conseil National du Mouvement Démocrate débattront le 3 mai au soir et indiqueront leur position, qui ne sera pas une consigne de vote, mais simplement un avis et qui n'engagera pas chaque adhérent.  Selon un sondage paru Dimanche, 30 % des électeurs de François Bayrou au 1er tour voteraient Hollande, 31 % Sarkozy, 39 % s'abstiendraient ou voteraient blanc ou nul.

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50 à 100 Colombiens privés de vote après un déménagement

28 Avril 2012, 06:33am

Publié par MoDem-Colombes

http://www.mairie-laval.fr/franc/accueil/actu/actu2849.jpg

 

Déménager synonyme de radier. De nombreux électeurs de Colombes — de 50 à 100 selon les sources — ont fait la triste expérience de cet « adage » dimanche dernier, lors du premier tour de l’élection présidentielle. Se présentant dans l’un des 44 bureaux que compte la commune, certains citoyens n’étaient pas inscrits sur les listes.

« Je n’avais pas de carte électorale, juste ma carte d’identité, mais j’ai toujours voté dans le bureau no 10 (NDLR : école Gustave-Bienvetu).Quand je me suis présentée, on m’a simplement répondu : Vous êtes radiée, raconte, en colère, Chantal, à Colombes depuis vingt-trois ans. La raison à cet incident : les électeurs qui ont déménagé, même au sein de la commune, n’ont pas signalé ce changement au service électoral de la mairie, entraînant leur radiation d’office.

 

« Comme dans toutes les villes, il y a eu des radiations dues à des déménagements, assure Philippe Sarre, le maire PS. Je comprends que cette situation soit gênante mais elle est causée par une méconnaissance du droit, même si l’on déménage à 300 m, il faut le signaler aux services. »

 

Sauf que l’opposition municipale ne l’entend pas de cette oreille. « La mairie doit faire une investigation pour savoir si les personnes résident bien dans la commune, le travail n’a pas été fait à fond, s’indigne Nicole Goueta, conseillère municipale UMP et ancienne maire. La seule justification est de dire nul n’est censé ignorer la loi, c’est un peu facile. Ce n’est quand même pas très compliqué de contacter le service des impôts pour voir qui en paie et qui n’en paie pas. » Une technique jugée incomplète par le maire. « A Colombes, au bout de trois retours de courrier, que ce soit les cartes électorales, les professions de foi des candidats, la commission doit prendre une décision, insiste Philippe Sarre. Nous envoyons également un courrier en recommandé pour prévenir les citoyens de leur future radiation, tout est fait dans les règles. »

 

Si, à la préfecture, on ne dénombre pas plus de réclamations que dans les autres communes, pour la plus célèbre radiée de Colombes, Rama Yade, le phénomène a pris trop d’ampleur pour rester sans suite. « Une quarantaine de personnes radiées au bureau Lazare-Carnot, une cinquantaine au bureau du tribunal d’instance (où Nicolas Sarkozy est arrivé en tête ou ex aequo avec le candidat PS lors du premier tour), ça commence à faire beaucoup, s’insurge la candidate pour le Parti radical aux prochaines législatives dans la circonscription. On veut se débarrasser d’électeurs gênants. » Un bras de fer enflammé qui laisse présager une campagne pour les élections législatives explosive.

 

« Je suis sympathisante UMP, mais qui dit que demain je ne changerai pas d’avis, scande Chantal. Ce n’est pas un problème de parti, mais voter est un droit et moi je souhaite en user. » Pour Philippe Sarre, la participation massive des électeurs dimanche dernier a également été un facteur pour se rendre compte de sa radiation. « Ma fille a voté en 2007, en 2008, elle n’a jamais reçu aucun courrier, elle n’a pas compris pourquoi elle ne pouvait pas voter », se désespère Paulo, ajoutant que sa fille avait déjà envoyé une lettre au tribunal d’instance pour tenter de se faire réinscrire.

 

(c) Le Parisien

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Sarkozy répond à Bayrou

27 Avril 2012, 20:30pm

Publié par MoDem-Colombes

http://www.lejdc.fr/photoSRC/VVZTJ19dUQ--/francois-bayrou-et-nicolas-sarkozy-le-22-juin-2012-a-bordes_643758.jpeg

 

Nicolas Sarkozy a rendu publique sa réponse à la lettre de François Bayrou - une lettre de 7 pages - ce vendredi 27 avril.

 

Sur la forme, le président-candidat multiplie les formules de séduction  :"Comme vous, je reconnais les efforts des Français dans la crise. Comme vous, je ne leur dissimule rien de ce qu'il reste à faire." ou autre "je partage votre préoccupation" et "je partage votre analyse sur ce que vous appelez très justement la "crise de l'éducation".

 

Sur le fond, le président-candidat présente son bilan et son projet au seul prisme de ce qui pourrait plaire à l'électorat centriste. Et se défend des critiques souvent entendus pendant la campagne, comme les accusations de "populisme".

 

Parmi les points de son programme que Nicolas Sarkozy met en avant pour séduire l'électorat de François Bayrou, citons par exemple :

 

le « produire en France », M. Sarkozy assure partager la préoccupation que la France demeure « une grande terre de production ». Le déclin de l'emploi industriel a été « enrayé », assure-t-il, mais « il faut maintenant aller plus loin ». Il évoque notamment le projet de « TVA antidélocalisations ».

 

un éventuel référendum pour l'adoption d'une règle d'or gravée dans la Constitution

 

un chiffrage qui se veut "extrêmement précis et rigoureux" « J'ai présenté un projet présidentiel appuyé sur un chiffrage extrêmement précis et rigoureux, il prévoit le retour à l'équilibre des finances publiques en 2016 ».  « Je note que le candidat socialiste, pour sa part, ne propose aucune mesure de réduction des dépenses publiques. Au contraire, il les alourdit, décale à 2017 le retour à l'équilibre ».

    

une "stratégie du double effort"

 

un projet de loi sur la prévention des conflits d'intérêts au gouvernement et à l'Elysée "dans les premières semaines de la prochaine législature"

 

Sur cette question de la moralisation de la vie politique, Nicolas Sarkozy se dit désormais prêt à soumettre par référendum les propositions de François Bayrou. "une « importante modernisation » des institutions a été entreprise depuis 2007, avec une « exigence d'exemplarité ».  « Cela ne nous dispense évidemment pas d'aller plus loin », "je veux interdire le cumul d'une fonction ministérielle avec un mandat exécutif local et réduire le nombre de parlementaires.  « Je partage, par ailleurs, votre volonté d'introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives »

 

S'il met également en avant le fait d'être "un Européen convaincu" et l'importance qu'il accorde à l'éducation, Nicolas Sarkozy se dit en revanche en désaccord avec François Bayrou sur la présence, avec droit de vote, de trois représentants des salariés aux conseils d'administration des entreprises.

"Nous avons un mode de vie et une identité. Nous avons des valeurs", glisse aussi Nicolas Sarkozy, qui a fait l'objet de vives critiques du leader centriste l'accusant de valider le discours du FN. 

Extrait de la missive présidentielle :

Vous souhaitez que cette moralisation de la vie publique soit soumise au référendum. L'expérience prouve qu'aucours des années récentes, le Parlement a voté de nombreuses lois d'amélioration de l'éthique de notre vie politique.

 

Chacun sait par ailleurs qu'un référendum peut difficilement être organisé sur un trop grand nombre de mesures.

 

Toutefois, et sous cette réserve, s'il venait à y avoir un blocage sur ce sujetje suis tout à fait disposé à saisir les Français par référendum des propositions que vous avez formulées. 

 

http://www.lafranceforte.fr/sites/default/files/reponse_a_m__bayrou.pdf

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