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Le Blog du MoDem de Colombes

Municipales : et si le MoDem rendait la ville aux citoyens ?

31 Octobre 2007, 10:20am

Publié par MoDem-Colombes

Question. Préférons nous un maire qui dirige la ville en privilégiant ses réseaux, ses connaissances ou son programme en fonction de sa couleur politique qu'il soit d'un bord ou de l'autre ou un maire qui recrute la meilleure équipe quelles que soient les sensibilités de ses membres sur leur seules qualités et leur motivation pour diriger la ville dans l'intérêt unique de l'ensemble de ses citoyens ? 

Le bon sens pencherait plutôt pour la seconde solution non ? Voilà de quoi réfléchir sérieusement à se laisser tenter par un vote en faveur du candidat MoDem aux prochaines élections municipales. Le temps des "réseaux", des "chers vieux amis" et de l'excès dans un sens comme dans l'autre n'est peut être plus une fatalité, une ville appartient à tous ses citoyens sans exception non ? 

A ma connaissance, seul le MoDem possède ce contrat dans sa philosophie et sa charte de valeur, pour faire enfin respirer ma ville sur ses deux poumons. 

Et si j'osais le candidat orange, je verrais bien si cela change !

Et si le vrai vote local, c'était le vote MoDem ? 

La question mérite d'être posée.

Financement politique : le débat reporté sine die

30 Octobre 2007, 10:02am

Publié par MoDem-Colombes

Lu dans les Echos de ce jour.
Hervé Morin et François Sauvadet avaient hier la mine des mauvais jours. Le matin, lors du petit déjeuner de la majorité, Nicolas Sarkozy a exclu de redéposer à l'ordre du jour de l'Assemblée la proposition de loi du Nouveau Centre sur le financement des partis. L'examen de ce texte, qui vise à permettre à une formation politique disposant de 15 députés d'accéder à la manne publique même si elle ne remplit pas les critères en vigueur, avait tourné au fiasco la semaine dernière (http://modem-colombes.over-blog.com/article-13294109.html) , en raison de la vive opposition de François Bayrou et des élus socialistes, plus nombreux que la majorité dans l'hémicycle. Restant dans le flou, le chef de l'Etat a expliqué à son auditoire que la question serait examinée « plus tard », « dans le cadre d'un grand débat sur le financement des partis, des syndicats et des ONG ». Les responsables du Nouveau Centre ont, eux, émis le souhait que la discussion soit menée dans la cadre du débat sur la réforme des institutions. « Rendez-vous au printemps ! », a martelé Hervé Morin, le président du parti. Ce nouveau revers complique en tout cas très largement la tâche du Nouveau Centre, privé de financement public par la législation en vigueur : seuls 43 de ses candidats avaient en effet atteint 1 % des voix, au lieu des 50 candidats requis pour avoir accès à la manne publique. Les dirigeants du Nouveau Centre cherchent désormais un subterfuge pour bénéficier malgré tout de la deuxième partie du financement public, calculée en fonction du nombre de parlementaires. Une des pistes envisagée est que les élus du parti se rattachent à une autre formation politique ayant droit à la première enveloppe. « Les conditions de financement du Nouveau Centre pour 2008 seront assurées de façon à ce qu'on ne dise pas qu'on est simplement l'annexe d'une autre formation politique », a assuré Hervé Morin.

Colombes2008.com

29 Octobre 2007, 21:00pm

Publié par MoDem-Colombes

Il est maintenant courant de réserver des noms de domaine constitué du "nom d'une commune" associé au "millésime" d'un évènement important attaché à cette commune.  
On se souvient des polémiques au moment de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2008, puis 2012.  Ainsi, paris2012, 2016, 2020, 2024, 2028, 2032, 2036, 2040, 2044, 2048, 2052 sont déjà réservés.  Ayons une pensée émue pour le détenteur de www.paris2008.com qui l’a réservé pour rien mais qui le garde par nostalgie, et pour le propriétaire de www.paris2010.com qui espère sûrement que Paris décrochera les Jeux Olympiques … d’hiver.  A noter que les chiffres montent à la tête car en allant sur www.paris2030.com, il est indiqué « bienvenue sur le site Paris 2011 ».  Enfin, très bonne affaire : www.paris2056.com est libre. Vous pouvez l’obtenir pour  une poignée d'euros, mais il faut prévoir les 48 années de renouvellement (méfiez-vous quand même il y a des procès en la matière  pour appropriation du bénéfice de la notoriété d'un évènement ne vous appartenant pas).
Chez nous, à Colombes, on peut se demander quel évènement majeur va intervenir à Colombes en 2008 pour que la  Section de Colombes du PS  ait  réservé, sans mégoter, les 5 noms de domaine suivants :
http://www.colombes2008.com/ 
http://www.colombes2008.net/
http://www.colombes2008.org/
http://www.colombes2008.biz/ 
http://www.colombes2008.info/ 
un évènement qui suscite l'envie de faire à la fois du commerce, de l'informatique, de l'institutionnel, du business et de l'information ?
Les paris sont ouverts ....
On attend avec impatience l'activation des liens pour avoir la réponse.

PS : colombes2008.fr est en cours de dépôt...

Mouvement Démocrate : La difficile phase d'implantation face à l'impatience et la motivation des nouveaux adhérents

28 Octobre 2007, 04:38am

Publié par MoDem-Colombes

J'entend ici et la, je lis ici et la que l'organisation de terrain du Mouvement Démocrate traverserait une passe difficile. Que la base éprouverait des difficultés à se faire entendre de la direction, notamment en ce qui concerne le processus de désignation des candidats à l'éléction municipale. Que le Mouvement Démocrate ne serait peut être pas aussi démocrate que cela et autre petites phrases aussi acides que définitives. Loin de moi l'idée de réfuter les arguments (et inquiétudes) surement légitimes des nombreux adhérents motivés et remontés comme jamais (auxquels j'appartient) à l'idée de donner naissance au premier nouveau parti d'envergure français depuis des décennies, qui plus est basé sur des valeurs universelles et intimements liés à l'histoire de notre pays : démocratie, liberté, égalité, fraternité, laicité doublé d'une vision réaliste et moderne de la société (liberalisme encadré et non sauvage, question écologique au coeur de la réfléxion, vision d'une Europe forte, unie et soudée autours de valeurs communes et humanistes au dessus des influences idéologiques des deux grands axes mondiaux, moralisation de la vie politique et des affaires, plus d'état la ou cela va mal, moins ou cela va bien, revalorisation de la participation et de l'engagement citoyen, priorité à l'éducation et la culture etc..). Le projet est sublime, la tache immense, la route limpide mais comment imaginer qu'un tel mouvement puisse naître sans "rodage", sans période d'installation et de transition entre l'ancien et le nouveau paysage politique sur le terrain ?. François Bayrou s'est attaqué au sommet par la face nord, la plus difficile mais la plus courageuse et la plus intègre, refusant les compromissions, les petits arrangements entres amis et la soumission. Aujourd'hui il doit composer avec une double population de terrain. - Les "anciens" perturbés par cette nouvelle donne à l'apparence audacieuse (en réalité, beaucoup plus logique qu'il n'y parait et surtout completement actuelle) et leur perte de repères. Reconnaissons qu'il est n'est pas chose aisée de sortir du clivage gauche/droite qui fait l'objet d'un véritable "culte" en France alors qu'il n'existe pratiquement plus ailleurs en Europe (ou l'on parle beaucoup plus d'une opposition conservateurs/démocrates) ce qui nécessite un véritable effort de réfléxion et un abandon de ses reflexes ce qui est toujours trés difficile. Cette difficulté se double de l'angoisse d'un manque de résultat a court terme, ce qui est un autre choix difficile a assumer lorsque l'on est en place. (on a vu les dégats de cette angoisse lors des législatives ou les défections ont été nombreuses) - Les "nouveaux" déja complétement engagés dans la nouvelle voie, impatients de faire avancer le projet et d'obtenir des résultats. Eux sont déja dans la nouvelle "donne", ils "savent" au fond d'eux même que l'on ne pourra plus revenir en arriere, qu'il s'agit de la marche du temps et que l'avenir appartient a cette nouvelle vision. Ils sont en général plus jeunes, plus "libres" dans leur tête et pour cause, ils sont dans une démarche unique de construction, ils n'ont rien a perdre. Pas facile de concilier les deux population en si peu de temps. Alors évidemment il y a des frictions, des rivalités, des incompréhensions, des doutes et des manoeuvres ici et la. L'humain reste l'humain. Tout ceci mérite délicatesse, respect, diplomatie pédagogie et évidemment patience. Le temps finira par tout lisser mais pour l'heure la fracture est encore trop frâiche. Le projet a été révélé voila à peine....6 mois et le parti n'est même pas encore né officiellement (!). Un peu de patience de grâce. Ne laissons pas le tableau d'ensemble (qui est le seul vrai but) fragilisé par des grains de sables ici ou la. Sur le long terme cela ne pésera guère. L'avenir se construit jour aprés jour, par petites touches, patiemment et avec obstination :) Laissons François Bayrou qui est aprés tout l'inspirateur et l'initiateur de cette démarche, le leader incontesté et incontestable tant sur le plan de l'engagement, de la crédibilité et des résultats obtenus regler au mieux cette période délicate. Les journées ne font que 24 heures, sa pédagogie, son sens du projet et sa stratégie nécessitent du temps pour être correctement expliqué, exprimé sans relache et sur tout les terrains, cela prend du temps. Laissons le lui. Soulignons par ailleurs que si des "remous" remontent du terrain c'est d'abord et avant tout le signe d'une énergie créatrice, d'une vitalité et d'une profonde motivation des adhérents, ce qui est un signe évident de bonne santé. Souvenons nous que le Modem pèse déja 3 fois le nombre d'adherents de l'ex UDF, et que si il est aussi mal représenté à l'assemblée c'est autant à cause d'un systeme éléctoral injuste et unique en Europe, que par le fait des trahisons d'un certain nombre d'élus plus préoccupés par leur carriere immédiate que par la défense sur le long terme de leurs convictions. Le positionnement, l'idéal, les valeurs et l'approche du Modem sont les bons, ne laissons pas les soucis opérationnels (inévitables) entacher l'essentiel : le projet. Nouvelle donne. Nota : Quand à l'idée d'une "assemblée constituante" exprimée par des adhérents et qui a fait rapidement le tour de la blogosphère modem elle à le mérite de traduire une exigence de clarté et de communication d'une partie de la base que François Bayrou ne peut ignorer et dont il sera surement question lors du congrés du nouveau parti fixée au 30 décembre. Gageons que ce congrès apportera les réponses aux questions des nombreux adhérents du Mouvement Démocrate. Aprés tout, un congrès sert aussi à cela :
http://nouvelledonne.blog.20minutes.fr/

Bayrou, "un concurrent, pas un partenaire", selon Hollande

27 Octobre 2007, 15:00pm

Publié par MoDem-Colombes

27/10/07 - 14H20 - Dépêche AFP

Le premier secrétaire du PS François Hollande a affirmé samedi devant le Conseil national du PS que François Bayrou et le MoDem n'étaient pas "un partenaire", mais "un concurrent" des socialistes.

"Nous ne refusons jamais les concours" de ceux qui sont "dans l'opposition à Nicolas Sarkozy. On dit: +le MoDem n'est pas dans cette stratégie. J'en prends acte", a déclaré M. Hollande à la tribune.

"Je suis lucide sur sa stratégie: ce n'est pas une stratégie d'alliance, mais une stratégie pour la prochaine élection présidentielle" où François Bayrou "veut, si possible, être au deuxième tour. Nous n'avons pas affaire à un partenaire, nous avons affaire à un concurrent", a ajouté le député-maire de Tulle.

M. Hollande a d'autre part fait son deuil du "comité riposte" mis en place en 2006 pour réagir aux "mauvais coups" du gouvernement et rassemblant les partis de gauche et la LCR. "Il a riposté et s'est éteint", a-t-il constaté.

Il a néanmoins estimé que la gauche (sans la LCR cette fois) avait "l'obligation de réussir le comité de liaison". "Il faut que les forces de gauche se parlent et travaillent" mais il faut aussi "aller plus loin" et "présenter le plus vite possible une alternative".

François Hollande a aussi souhaité "le plus de listes d'union possible" avec les forces de gauche et les Verts pour les municipales, mettant en garde contre la tentation hégémonique.

"Je demande que nous ne cédions pas au vertige du parti unique qui pourrait s'organiser seul". "Il faut éviter de gagner seul parce que cela signifie aussi le risque de perdre seul", a-t-il dit.

Facebook : Les élus français se laissent séduire après les politiques américains

26 Octobre 2007, 23:01pm

Publié par MoDem-Colombes

Lu dans le Figaro du 26 octobre 2007 : Une étude a démontré que Facebook pouvait faire gagner de 1 à 3 % de voix supplémentaires aux candidats américains aux élections.  À l'automne 2006, alors que la campagne pour les élections sénatoriales battait son plein aux États-Unis, Facebook a eu l'idée d'offrir à chaque candidat au Congrès ou à un poste de gouverneur de présenter son profil avec la possibilité pour les membres de Facebook de s'enregistrer comme « supporter » de tel ou tel aspirant gouverneur ou sénateur. Une occasion pour le réseau social de se faire connaître a peu de frais et de mesurer sa force.  Deux chercheurs de l'université américaine de Bentley ont profité de cette opération pour mener une étude sur l'impact du réseau social sur les scores des politiciens. Environ un tiers des candidats au poste de sénateur ont utilisé le profil que leur offrait Facebook, en y ajoutant des photos, des liens et en le tenant à jour régulièrement. Cet investissement s'est avéré payant.
Selon les chercheurs, environ 1,5 million d'adhérents au réseau social se sont inscrits comme supporters d'un candidat, soit plus d'un utilisateur de Facebook sur dix ! Cette mobilisation relativement importante s'explique sans doute par la facilité à soutenir un candidat : pas besoin de se rendre dans un meeting, un clic de souris suffit.
Les deux auteurs ont utilisé un modèle mathématique complexe pour déterminer quel gain ont retiré les candidats de leur usage du site Web Facebook. Ils ont ainsi pu prouver une corrélation entre l'investissement dans le réseau social et le nombre de voix obtenues par le candidat. Selon eux, bénéficier de deux fois plus de supporters que son adversaire sur Facebook revient à gagner en moyenne 1,1 % de voix en plus. Dans les circonscriptions où il n'y avait pas de candidat sortant parmi les adversaires, ce chiffre a pu monter jusqu'à 3 % !
Cette démonstration de l'impact réel d'un réseau social sur les résultats d'un scrutin électoral a poussé les personnalités politiques américaines à se précipiter sur Facebook. Favorite de l'investiture démocrate, Hillary Clinton y a récolté plus de 45 000 supporters, là où son rival républicain potentiel, l'ex-maire de New York Rudy Giuliani, plus modeste, n'en aligne que 5 000.
En France aussi, Facebook commence à faire des émules chez les élus. Parmi les pionniers, le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Avec 881 supporters, l'édile de la capitale reste encore loin des chiffres impressionnants d'une Hillary Clinton. Autre aficionada,  Anne Hidalgo, sa première adjointe, organise même, comme mercredi dernier, des « soirées Facebook », où elle invite ses supporters du réseau à se rencontrer. Françoise de Panafieu vient d'ouvrir sa page voici deux jours. Au gouvernement, Valérie Pecresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a ouvert la voie.
Facebook sait donc saisir l'air du temps. Reste à savoir si, alors qu'elle compte beaucoup moins d'utilisateurs en France qu'outre-Atlantique, la nouvelle coqueluche de l'Internet servira à autre chose qu'à donner à peu de frais un vernis de modernité à nos élus.
Retrouvez François Bayrou http://www.facebook.com/profile.php?id=678402559 et les Colombiens déjà inscrits sur FaceBook en vous inscrivant : http://www.facebook.com/ 
Davantage d'infos : http://www.francedemocrate.info/spip.php?article223

UMPRAMA (2)

26 Octobre 2007, 14:16pm

Publié par MoDem-Colombes

Lu dans le Parisien de ce jour, extrait Interview de Patrick Devedjian :
"Alors que le conseil général fait sa rentrée ce matin, le président UMP Patrick Devedjian passe en revue les sujets d'actualité dans les Hauts-de-Seine :

"En tant que patron de l'UMP, vous avez demandé à Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, de rejoindre la liste de Nicole Goueta à Colombes, mais elle semble hésiter...

Rama Yade a été l'objet de sollicitations fortes par ailleurs. Je souhaite qu'elle vienne à Colombes. C'est sa ville, là où elle a grandi. Je ne peux pas parler à sa place, mais elle ne m'a pas dit qu'elle n'irait pas à Colombes. C'est ce qu'il y a de mieux pour elle."

A suivre ...

Morosité militante au PS, à Paris

26 Octobre 2007, 12:55pm

Publié par MoDem-Colombes

La seule surprise du scrutin pour la désignation des têtes de listes socialistes à Paris : la faible participation.
Grèves des transports, défection des "nouveaux adhérents", règles trop strictes pour obtenir le droit de vote - seuls les militants qui avaient six mois d'ancienneté et avait payé leur cotisation pouvaient le faire, entre 17 et 22 heures le soir du 18 octobre -, ou bien manque de suspense (candidats sans concurrents dans dix arrondissements) : toutes ces excellentes raisons peuvent expliquer la faible participation pour la désignation des vingt têtes de listes parisiennes socialistes... qui a créé l'une des rares surprises de ce scrutin. Sur les 22 500 militants de la capitale, seuls 4 259 militants socialistes se sont déplacés, alors qu'ils étaient près de 14 500 à voter en novembre 2006 pour la primaire entre les candidats à la présidentielle. Dominique Bertinotti, maire sortante du IVe (réinvestie), a une autre explication : le malaise actuel du Parti socialiste n'épargne pas les militants parisiens, malgré la victoire assurée aux municipales : "J'ai constaté sur le terrain une grande morosité. Cela ne concerne pas les nouveaux adhérents mais l'ensemble des militants. Les livres contre Royal, la rénovation en panne, tout cela pèse énormément."
Lu dans Profession Politique

Du "Centre" au "Projet Démocrate"

25 Octobre 2007, 23:20pm

Publié par MoDem-Colombes

Dans la revue politique Commentaire, fondée par Raymond Aron, François Bayrou définit les 4 principes sur lesquels se construira le projet Démocrate, en "contraste" avec les projets socialiste et néo-conservateur / néo-bonapartiste : une nouvelle conception du citoyen, désormais décideur ; la séparation des pouvoirs, au sein du politique et entre politique et économico-médiatique ; la redéfinition de l’État pour rendre son autonomie à la société française ; le combat européen et mondial contre le modèle néo-capitaliste d’inégalités croissantes.

Une conviction

François Bayrou considère que "l’option néo-conservatrice ou l’option archéo-socialiste" sont "promises à l’échec", tandis que seul le projet Démocrate pourra répondre aux attentes de la société.

C’est possible !

François Bayrou considère que cette option démocrate peut s’imposer en France même sans changement institutionnel, grâce à la prééminence de l’élection présidentielle et à la concomitance immédiate des élections législatives. "Si un président démocrate avait en effet été élu, une vague orange se serait imposée aux élections législatives, une majorité nouvelle serait sortie des urnes et l’impossible d’hier se serait à l’instant révélé possible."

Du "centre" au projet démocrate

"Il faut sortir de la seule désignation géographique (le centre) et nommer ce projet, non pas en référence à ses concurrents de droite et de gauche, mais lui donner son véritable nom, démocratie, lui rendre ses racines dans la grande famille démocrate qui va nécessairement s’organiser dans le monde en concurrence avec les néo-conservateurs et avec l’internationale socialiste."

La "droite" a changé de nature

"Cette confrontation est d’autant plus rude, d’autant plus marquée et d’autant plus nécessaire que la "droite" a changé de nature au cours de la dernière séquence. Nicolas Sarkozy a conduit à son terme le projet de ’décomplexer’ une certaine droite française en lui proposant un métissage inédit entre néo-bonapartisme, pour le mode de gouvernement, et néo-conservatisme, pour le projet de société."

Les 4 piliers du projet démocrate :
A) Exigence civique

Il s’agit de refuser une "intervention électorale épisodique, signature de chèque en blanc à des gouvernants dont le seul engagement est de revenir devant le suffrage universel à intervalle réguliers", et de promouvoir "une politique de vérité, d’éducation civique générale, d’information et de formation, destinée à porter le citoyen au niveau d’un décideur".

Ce sera un "combat âpre, sans doute de longue durée, tant sont puissants les intérêts qui veulent le contrôle politique absolu de la société", mais "deux impératifs rendent à mon sens certaine son issue".

Impératif d’efficacité : "en démocratie télévisuelle, comme nous sommes, les grandes évolutions de la société ne peuvent être que consenties. Cela vient en particulier de ce que la manifestation massive, le refus des citoyens, les incidents qui les accompagnent, ne sont pas supportables dès l’instant qu’ils se trouvent photographiés et filmés. Si le pays, massivement, n’accepte pas une réforme, il a tous les moyens de lui opposer son veto. Or ce consentement de l’opinion ne peut être acquis que par une maturation conduisant à une adhésion ou au moins à une abstention bienveillante des citoyens. En démocratie représentative, ce consentement ne peut se construire que sur la confiance des citoyens à l’égard des gouvernants."

Impératif de transparence : "la confiance ne peut s’obtenir durablement si les gouvernants ne font pas partager de manière transparente leurs raisons, tenants et aboutissants aux citoyens attentifs …."

"C’est ainsi que seront à terme durement jugés par les citoyens les pouvoirs dont la conquête a été fondée sur la multiplication de promesses intenables, que la réalité sera venue cruellement démentir…. "

Or "Internet a ouvert à tous les citoyens les portes et les coffres des bibliothèques …, des think tanks". Ainsi, "la grande aspiration de l’humanité à l’information ne sera plus jamais bornée….. Ces citoyens aux yeux ouverts ne se laisseront priver d’information sur aucun des grands choix qui gouvernent leur vie."

"Ainsi la démocratie n’est pas seulement un idéal, un horizon pour utopistes, elle est désormais une nécessité."

B) Séparation des pouvoirs

"Pour protéger le citoyen de l’arbitraire, … il faut que le pouvoir … protège aussi contre le pouvoir. D’où la profondeur et la justesse de l’idée libérale de séparation du pouvoir en son sein."

Mais "parmi les sociétés contemporaines qui se réclament de la démocratie …, la France est celle où l’idée de séparation des pouvoirs est le moins respectée :
- Mépris pour le principe de juste représentation des citoyens : seuls les mouvements d’opinion majoritaires sont représentés au parlement.
- Sujétion de la représentation nationale par rapport à l’exécutif : le droit du citoyen à voir en son nom organiser le débat, assurer le contrôle de l’action publique, … tous ces droits sont abandonnés dès l’instant que leur exercice ne correspond pas aux intérêts ou aux préférences de la majorité ou de l’opposition officielles.
- Influence sur la justice par tous les jeux de nominations, de carrière, de récompenses, de mise en réseau de l’autorité judiciaire …
- Intimité entre l’Etat et le monde de l’économie, … véritable sport national. … Le mouvement de concentration dans les médias … dépendant de groupes industriels liés à l’État ou … simplement connivents avec eux … sous l’influence de l’achat d’espaces publicitaires … devient une lourde préoccupation."

Il ne s’agit donc" pas seulement d’accomplir la séparation des pouvoirs définie au XVIIIe siècle …, mais d’en inventer une autre [qui distingue] le politique, l’économique et le médiatique."

Propositions
- "Réforme de la loi électorale" (une part de proportionnelle) pour une représentation parlementaire "honnête" des citoyens, et assurer l’indépendance du Parlement "par rapport à l’exécutif".
- Restaurer le "Parlement dans ses droits élémentaires, le premier d’entre eux étant de décider lui-même de son ordre du jour".
- "Une organisation de la justice qui garantisse son indépendance, … y compris matérielle."
- "Inscription dans la Constitution du principe de pluralisme, notamment dans le monde des médias, qui les séparera des groupes entreprenant commerce avec l’Etat [et] imposera une limite aux concentrations abusives".

C) Une conception différente de l’État.

L’État thaumaturge

"La société française a un problème avec son État. La France s’est construite autour de son État. Et en retour elle a donné à son État des prérogatives, des compétences, des privilèges plus importants qu’aucun autre pays non totalitaire au monde."

Le "recours universel à un État thaumaturge a stérilisé en partie la société française", "les autres recours possibles ne se sont pas constitués … Les réseaux naturels de la vie d’une société équilibrée, les entreprises, les coopératives, les mutuelles, les fondations, les associations, les universités se sont peu ou mal construits. Tout le pays s’est branché sur l’État :
- Collectivités locales dépendant de jour en jour davantage des dotations de l’État,
- Entreprises redevables de milliards de compensations de charges pour les 35 heures,
- … Familles dépendant de l’allocation de rentrée scolaire,
- … Salariés du privé qui désormais reçoivent leur treizième mois de l’État sous forme de prime pour l’emploi."

La drogue centralisatrice

"Dans un monde où … l’adaptation est une condition de survie, la pertinence des choix …, la justesse de ces choix, leur rapidité, …. ne peuvent pas s’accommoder de cette obsession centralisatrice. … Le recours à un décideur unique et universel est à la fois un anachronisme et une entreprise de stérilisation."

"Qu’en 2007 en France on ait pris ce chemin de régression restera pour moins un [des] bugs historiques.

Le projet démocrate est porteur d’une redéfinition de l’État" pour "répandre dans la société … la capacité d’action et la légitimité de la décision".

D) Le modèle néo-capitaliste planétaire
d’inégalité croissante

Biens matériels et biens supérieurs

"Ce qui a triomphé, à la surface de la planète, c’est non pas le libéralisme stricto sensu mais le principe d’inégalité croissante. L’inégalité croissante a été acceptée et choisie … à partir du succès économique américain, comme moteur du développement des sociétés. Il est vrai que ce moteur a été, dans l’ordre matériel, infiniment puissant, … interdisant progressivement toute redistribution par l’effacement des frontières, notamment fiscales, proscrivant cette redistribution … puisque rien n’est plus facile aux riches que de changer de pays" …

Pour François Bayrou "ce principe [d’] inégalité croissante … heurte les valeurs fondamentales de notre civilisation".

"Quand la réussite personnelle se mesure seulement à l’aune de la réussite matérielle et financière, la société a changé de nature. Pour dire vrai, elle n’est plus société, association, vie en compagnonnage, elle devient collection de solitudes et de compétitions individuelles."

"Dans la hiérarchie des valeurs démocratiques, les valeurs matérielles sont considérées comme nécessaires, mais les valeurs naturelles, intellectuelles, culturelles, morales, spirituelles doivent être considérées comme supérieures : cette distinction entre biens nécessaires et biens supérieurs … différencie le projet démocratique des autres projets."

"Parmi ces biens supérieurs, il faut désormais inscrire en première ligne la défense de la vie, de son cadre climatique … L’économique ne devrait pas pouvoir se définir en dehors de l’écologique, comme il ne devrait pas pouvoir se définir en dehors du social, tant le principe de responsabilité devrait être reconnu comme déterminant."

"La défense et la promotion d’un tel projet sont en résistance à l’ordre naturel des choses, [aux] rapports de force. Seule la capacité politique peut, en ressaisissant le volant, faire dévier le rouleau compresseur …"

Fédérer l’Europe, pour le monde

" ’Ressaisir le volant’, voilà bien la question civique. Devant les mouvements immenses qui habitent l’univers, États géants, … hyperpuissances politiques avérées ou en cours d’avènement, des États-Unis à la Chine en passant par l’Inde ou la Russie restaurée, puissances financières, puissances médiatiques, puissances d’influence, lobbies déclarés ou implicites, organisations criminelles pour qui le blanchiment d’argent est la condition même de leur existence, le jeu politique dans une nation d’importance moyenne court le double risque de l’impuissance et de la gesticulation.

Faute de moyens d’action véritable, il semble n’exister que deux voies : l’alignement, plus ou moins volontaire, sur le modèle dominant ou le faire semblant.

Pour les citoyens qui ne se résignent ni à l’un ni à l’autre, l’urgence est de construire les instruments d’une action politique capable d’imposer et non de subir l’ordre du monde."

"Si l’on veut sortir des pratiques de dumping fiscal, il faut un instrument politique capable d’imposer des règles de fiscalité sur un grand ensemble politique et non plus seulement État par État.

De même, l’urgence devrait être depuis longtemps au refus des pratiques de pseudo-Etats off shore. … Seule une entente des acteurs politiques de premier plan pourra prendre les décisions simples (par exemple, … considérer nuls … les contrats … signés off shore) qui forceront ces ’pays’ à respecter un minimun de règles de droit universelles.

De même toute réflexion sur la politique de change … impose que siègent autour de la table des décideurs politiques de poids comparables …

Pour les États moyens, … comme la France, la capacité de peser sur … ces grandes questions dont dépend … notre avenir national nous impose de construire une puissance politique internationale en nous fédérant, pour l’action sur l’essentiel, avec nos homologues européens."

[La] "fédération des nations moyennes permettra seule la construction d’un monde équilibré, où les grands enjeux politiques pourront enfin être abordés par le concert des nations. Cet impératif concerne l’Europe aujourd’hui : mais … l’Amérique du Sud, l’Afrique, le Sud-Est asiatique seront tôt ou tard … concernés".

Conclusion : Contrastes

"À l’énoncé de ces quatre discriminants, on prend la mesure du caractère original, cohérent et inassimilable du projet démocrate."

"Le projet démocrate est … en opposition avec le projet néo-bonapartiste et néo-conservateur sur plusieurs plans.

Le néoconservatisme considère l’opinion comme une masse à séduire, en mobilisant le cynisme des spins doctors, et tous ses zélateurs applaudissent lorsqu’on a réussi à mobiliser les réflexes qui la mettent en mouvement. Le mouvement démocratique la regarde comme un lieu de conscience en qui il convient d’investir de la confiance et de l’éducation.

Le néo-conservatisme regarde les impératifs économiques et financiers comme premiers, considérant qu’il y a, dans le monde, des affaires à faire et que ces intérêts priment sur toute autre considération (’la Libye a de gros besoins et les moyens de se les payer’, Nicolas Sarkozy)."

"Le projet démocrate est … en opposition avec le projet socialiste.

C’est vrai d’abord sur la place de l’État et l’assimilation de l’État à la fonction publique. Pendant la récente campagne de Ségolène Royal, ce ne furent pas moins de cinq services publics nouveaux qui furent appelés à être créés … Le projet socialiste semble considérer comme un bienfait l’augmentation sans limite du nombre des fonctionnaires. … De la même inspiration, la volonté d’intervention de l’Etat dans les décisions de gestion interne des entreprises (création de taxes de pénalisation en cas de licenciement, ou de recours au CDD). …

Cette opposition se lit enfin dans le refus idéologique du réel qu’a dénoncé elle-même après la campagne la candidate du Parti socialiste en reniant les propositions que son parti l’avait ’obligée’ à porter en matière de 35 heures ou de salaire minimum."

"Devons-nous renoncer à défendre notre projet, le dégrader au rang de variante de l’un ou de l’autre des deux projets concurrents, ou devons-nous le défendre, le préciser, le promouvoir dans le débat démocratique, le proposer au peuple citoyen ?

La réponse ne souffre pas d’hésitation, dès lors que nous considérons que nous ne sommes pas nés pour subir le monde mais pour le façonner, pour l’ordonner et pour le changer."


Résumé rédigé par Marc Migraine et publié sur auhavre.com. Les passages en italique sont en italique dans le texte d’origine de François Bayrou. Le gras a été ajouté pour ce résumé et la ponctuation a été par endroits modifiée, dans le respect du sens de l’article.

Les primaires MoDem font des petites

25 Octobre 2007, 19:35pm

Publié par MoDem-Colombes

Annoncées à Lyon par François Bayrou, les primaires pour les municipales 2008 ont déjà eu lieu à Nantes, et s’organisent du 1er au 5 novembre à Caen.

À Nantes, l’élection à bulletin secrets a élu le candidat unique, Benoît Blineau (son concurrent s’étant désisté). Selon le site
udf44 "il était primordial de maintenir cette élection, afin que la démocratie interne locale devienne un réflexe".

Des primaires s’organisent aussi à Caen. Franck Lelièvre explique :

"L’équipe de campagne et les militants ainsi que les trois responsables du Mouvement Démocrate pour le Calvados, présents hier soir à Caen … ont adopté à la quasi-unanimité la mise en place de primaires sur Caen.

Toute personne le désirant peut donc faire acte de candidature … Nous espérons que la brièveté des délais ne découragera pas les meilleures volontés. Hic Rhodus, hic salta.

Le choix de la tête de liste s’effectuera par un vote … à bulletins secrets, par correspondance ou par procuration (1 par votant maximum) … à l’hôtel les Cyclades … lundi 5 novembre … Les candidats disposeront … de 15 minutes pour justifier leur candidature aux adhérents qui pourront les interpeller. …

Le dépouillement s’effectuera le soir même et la tête de liste sera proposée pour approbation définitive, à la direction du Mouvement démocrate. …

Un de nos adhérents avisé et sage me communique … cette suggestion … fort opportune. Les candidats ayant figuré sur une même liste au premier tour ne peuvent figurer au second tour que sur une liste. Le choix de [cette] liste… est notifié … par [le] responsable de la liste. C’est donc une question sur laquelle tout candidat à l’investiture … devrait être parfaitement clair. … Savoir de quel côté des pas seront faits et comment les militants seront consultés … pourrait être un des éléments constitutifs d’un acte de candidature."

Résumant les péripéties récentes, le blog Orange démocratique en tire les leçons pour la démocratie internet comme pour la démocratie en général :

"Les aspects organisationnels … ne constituent en aucun cas un obstacle (ni dans le temps, ni dans les moyens), on peut insister sur les deux questions fondamentales … soulevées :
- Jusqu’où doit aller l’exigence démocratique avant de devenir contre-productive et d’être dévoyée ?
- Comment faire co-exister une participation accrue de la base avec les processus représentatifs existants ?

… Les débats internes au MoDem ont donc une double légitimité, par la question qui est posée de l’expérimentation interne d’un projet de société réellement démocrate, et par l’articulation de nos exigences d’avenir avec nos pratiques immédiates.

Nous ne sommes pas les consommateurs d’un mouvement prédéfini mais bien les acteurs d’une révolution à construire."

France Démocrate