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Le Blog du MoDem de Colombes

C'était il y a cinquante-deux ans, le 17 octobre 1961

19 Octobre 2013, 11:59am

Publié par MoDem Colombes

C'était il y a cinquante-deux ans, le 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961, le Préfet de police de Paris Maurice Papon, aux ordres du gouvernement Français, décide un couvre feu à l’encontre des algériens.

Alors que la guerre d’Algérie approche de sa fin, la population algérienne de la région parisienne manifeste à l’appel du F.L.N. contre un couvre-feu discriminatoire qui vient d’être instauré et pour l’indépendance de son pays.

Plusieurs dizaines de milliers d’algériens, hommes, femmes et enfants, venues de la banlieue Nord/Ouest : Nanterre, Colombes, Asnières, Clichy, Gennevilliers, Argenteuil, Bezons, Puteaux, Courbevoie… se rassemblent au rond-point de la Défense et marchent pacifiquement en direction du Pont de Neuilly.

La répression policière est d'une extrême violence, des dizaines de morts parmi les manifestants algériens, durant toute la nuit, les hommes, les femmes et les enfants sont matraqués, certains ligotés et jetés dans la Seine. Des corps sont repêchés aux ponts d'Asnières, de Clichy, de Puteaux, de Suresnes, de Bezons et d'Argenteuil… les noyés se comptent par dizaines, les disparitions par centaines, les arrestations par milliers…

Le bilan de ses exactions, les plus graves en tout état de cause depuis l’occupation allemande, varie selon les recherches de dizaines à des centaines de morts et demeure l’objet de controverses.

Après des décennies de déni ou de silence, la République française "reconnait avec lucidité ces faits" en octobre 2012, par la voix de son Président François Hollande.

À l’initiative de la Ville et d'associations de Colombes, il est rendu un hommage aux victimes de la répression du 17 octobre 1961 ce dimanche 20 octobre à 11h au Pont de Bezons.

Les travailleurs immigrés que la France a fait venir par chargements entiers comme des marchandises par bateaux dans les années des 30 glorieuses, ont été en guise de bienvenue, entassés dans les innombrables bidonvilles de la banlieue parisienne. En particulier à Nanterre, mais aussi Colombes, Gennevilliers, Argenteuil, Bezons et les autres communes des environs où étaient concentrés les industries et les grands chantiers du bâtiment.

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