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Le Blog du MoDem de Colombes

Bayrou : vers une position de neutralité ?

3 Mai 2012, 02:26am

Publié par MoDem-Colombes

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Le leader centriste pourrait finalement ne pas donner de consigne de vote.

François Bayrou respectera bien le calendrier qu'il s'était fixé la semaine dernière. L'ancien candidat centriste à la présidentielle ne dévoilera pas en effet avant jeudi, probablement pas avant 19 heures, sa position pour le second tour. Comme il l'avait déjà indiqué, le président du MoDem entendait d'abord regarder le débat télévisé entre les deux finalistes, mercredi soir, avant d'en discuter «à huis clos» avec ses cadres. D'abord avec la quarantaine de membres de son ancien comité stratégique de campagne jeudi matin. Ensuite, dans l'après-midi, avec les quelque 300 membres du conseil national du parti centriste, devant lesquels il livrera son «analyse personnelle sur les forces et faiblesses» des deux candidats en lice. Faudra-t-il lire entre les lignes une préférence? Ce n'est qu'après, probablement en fin d'après-midi, peut-être seulement en début de soirée, qu'il expliquera sa décision. Seule certitude: le leader centriste choisira une «forme sobre, car ce n'est pas son second tour», confie sa première lieutenante, Marielle de Sarnez. Traduction, mercredi soir, il hésitait encore entre envoyer un communiqué par mail aux rédactions ou faire une simple déclaration - sans questions-réponses - depuis le siège du MoDem.Voilà pour la forme. Sur le fond, à en croire son entourage, voici, du plus probable au moins probable, les quatre scénarios qui s'offriraient à lui…

• Pas de consigne de vote: fiabilité 70%

Probablement l'hypothèse qui tiendrait le mieux la route. Selon un sondage Ifop, 41 % des électeurs bayrouistes du premier tour le demandent, contre 31 % pour Sarkozy et 28 % qui se prononcent pour Hollande. «Nous savons que nous allons entrer dans des jours difficiles, or nous avons le sentiment qu'aucun des deux candidats n'est au rendez-vous de la situation. Il y aura donc besoin pour l'avenir d'un centre fort, indépendant, constructif et vigilant», explique un cadre. Du coup, François Bayrou, «tout en donnant son analyse personnelle de la situation», devrait pencher en faveur de cette option.

• Vote blanc: fiabilité 15%

La reconnaissance du vote blanc faisait partie de son programme, notamment dans le volet «moralisation de la vie publique». Certains cadres invitent donc l'ancien candidat à suivre cette voie, estimant que «cela ne manquerait pas de cohérence». Certaines fédérations se sont même prononcées majoritairement pour. Problème: Marine Le Pen a déjà donné cette consigne.

• François Hollande: fiabilité 10%

Si l'on tient compte des «remontées» du terrain auprès des militants en régions, dont «la plupart y seraient favorables», assure un cadre, l'hypothèse n'est pas à exclure totalement. La semaine dernière, une soixantaine d'élus locaux du MoDem ont même officiellement lancé un appel à voter pour le candidat socialiste. Un avis partagé également par des proches de François Bayrou, comme les eurodéputés Jean-Luc Bennahmias ou encore Robert Rochefort, tous deux vice-présidents du MoDem. Pour Jean-Luc Bennahmias, «si François choisissait de soutenir Sarkozy, tous ceux qui ont cru en son livre Abus de pouvoir et qui le suivent depuis dix ans ne le comprendraient pas».

• Nicolas Sarkozy: fiabilité 5%

Le scénario le moins probable. «L'appel de Gérard Longuet à l'électorat du FN a créé un profond malaise chez nous», observe l'eurodéputée Marielle de Sarnez, qui rappelle le «spectre des régionales de 1998», quand une partie de l'UDF s'était acoquinée avec l'électorat lepéniste. Le discours de Toulouse de Nicolas Sarkozy sur les frontières ou encore sa comparaison entre l'électorat centriste et frontiste auraient également «fortement troublé» les militants du MoDem. «Toute voix gagnée à l'extrême droite, c'est mécaniquement des voix perdues au centre. Or, un second tour se gagne en rassemblant au centre. Je ne comprends donc pas la stratégie de Sarkozy», dit Sarnez

 

(c) Lefigaro.fr

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