Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le Blog du MoDem de Colombes

F. Bayrou : "Je ne crois pas à la théorie du choc ou du grand soir"

7 Décembre 2016, 23:02pm

Publié par MoDem-Colombes

 
Les Échos - Au lendemain de la primaire de la droite et du centre, quelle est votre position ?

François Bayrou - Ma première conviction, c’est qu’il faut une alternance : les cinq années du Parti socialiste au pouvoir ont montré tant d’insuffisances qu’elles méritent sanction. Les Français ne peuvent pas laisser le PS au pouvoir. Ils n’en ont d’ailleurs aucune intention. Par ailleurs, il se trouve que j’ai pour François Fillon qui a été sélectionné une  vraie estime et une amitié éprouvée. Mais j’éprouve en même temps de grandes inquiétudes à propos du programme qu’il a présenté, et dont je considère qu’il fait peser un risque non seulement sur l’après-présidentielle, mais même directement sur l’issue de l’élection.

Trop libéral ?

La réponse que ce projet apporte à la crise est problématique. Il me semble que la référence réitérée à Mme Thatcher est très risquée. Pas seulement en raison de la brutalité de la politique, mais surtout parce qu’elle est inadaptée.  L’histoire nous l’apprend : nous avons connu trois grandes crises économiques dans le siècle passé. La crise de 1929, la crise de la fin des années 70, et la crise héritée de 2008. Or ces trois crises sont de nature radicalement différente. La crise des années 70 était une crise d’hyperinflation.  Lorsque Thatcher arrive au pouvoir, l’inflation est ente 15 et 18 % l’an, 1,5 % par mois ! Devant une telle flambée, il est adapté de casser l’inflation à tout prix. C’est ce qu’a fait la « Dame de Fer », quitte à faire exploser le chômage. En revanche la crise de 29 et notre crise actuelle sont toutes deux, même d’intensités différentes,  des crises déflationnistes : nous souffrons d’une activité trop faible. Appliquer à ces crises déflationnistes une politique déflationniste, c’est une erreur de conception. D’ailleurs on a essayé dans les années 30 : réduction brutale des salaires des fonctionnaires, par exemple. Le résultat a été catastrophique. Verser un grand seau d’eau froide sur un feu qui galope, c’est adapté. Mais verser le même seau d’eau froide sur un feu qui est au bord de s’éteindre et qu’on voudrait voir repartir, c’est obtenir le résultat contraire à ses espérances… J’ajoute que Thatcher n’a supprimé que 100.000 emplois de fonctionnaires en six ans, soit cinq fois moins que ce que propose le projet Fillon. C’est un débat qu’il convient d’avoir et que je considère vital pour l’avenir.

Vous qui alertez depuis longtemps sur le poids de la dette et la nécessité de faire des économies, que proposez–vous d’autre ?

Je note que le programme de François Fillon envisage un déficit de 4,5% la première année, ce qui est très risqué dans un contexte de renchérissement des taux d’intérêt. La meilleure manière de lutter contre la dette, c’est de renforcer l’efficacité de l’action publique, lutter contre les rigidités dans les carrières, libérer et encourager la capacité de créativité qui existe dans la société… Or le blocage général qui résulterait de la suppression de 500.000 emplois publics empêcherait tout cela. Sans compter que nous irions droit à des épreuves de force et à des mouvements sociaux néfastes pour la société française. Je ne crois pas à la théorie du choc ou du grand soir : voyez ce que cela produit dans d’autres pays comme en Italie. La recherche du choc crée des affrontements et des frustrations qui paralysent l’action publique.

Comment relancer la croissance ?

Je partage le diagnostic sur l’insuffisance de l’investissement. Pour y remédier, François Fillon propose de supprimer l’ISF. Je pense qu’il serait plus efficace de le réformer en traitant l’investissement comme les œuvres d’art, qui sont déduites de la base de l’ISF. On éviterait le symbole consistant à favoriser les riches en taxant les ménages modestes avec la hausse de la TVA et on orienterait de manière décisive l’épargne vers l’entreprise.Mais le meilleur moyen de relancer l’investissement est encore de créer un climat qui montre que l’avenir sera meilleur qu’aujourd’hui. Ce qui est décisif, ce sont les anticipations positives des investisseurs. Or de ce point de vue, la dimension récessive du projet Fillon risque de produire l’effet inverse et de les décourager. Quand la Réserve fédérale américaine indique qu’elle vise le plein emploi, elle agit exactement dans ce but : créer des anticipations positives et envoyer un signal de croissance.

François Fillon vous semble-t-il prêt à infléchir son programme ?

J’entretiens avec lui des relations de confiance depuis suffisamment longtemps pour penser qu’il peut entendre un certain nombre d’idées. Et je sais que je ne suis pas le seul à relayer ces inquiétudes. Il sait que j’ai pour préoccupation l’unité du pays et qu’il faut éviter les chocs qui le fracturent.Son projet était très centré sur la primaire mais il n’est ni aveugle ni sourd. J’ai connu François Fillon bras droit de Philippe Séguin : ce que je dis sur le risque récessif, le risque social, le sentiment d’exclusion d’une partie des Français, Philippe Séguin l’aurait dit aussi…Le sentiment d’exclusion d’une partie des Français, notamment sur la question du travail, est fort. Il y a aujourd’hui dans le monde une vague d’acceptation de la croissance continue des inégalités à l’intérieur des sociétés. Une démarche qui fait que les privilégiés ont toujours plus de facilités, les faibles, toujours plus de contraintes. Cela explique la victoire de Donald Trump, le Brexit et le référendum italien.

La situation n’est-elle pas différente en France ?

La partie du projet de François Fillon qui paraît avaliser le risque d’une baisse des revenus du travail – Emmanuel Macron va d’ailleurs dans le même sens quand il présente l’idée que les jeunes travaillent davantage pour gagner moins– , cette idée qu’on dirait du XIXe siècle selon laquelle le travail est toujours trop cher payé, est contre-productive.  La manière dont on parle de la fonction publique, de l’hôpital, des collectivités locales, de l’enseignement, est blessante pour ceux qui donnent leur vie à cette action publique,  et fracture de plus en plus la société. Or une société fracturée est prête à toutes les aventures. La campagne présidentielle sera très rude, et certains sont prêts à cultiver ces blessures.

Vous dites que vous voulez l’alternance. François Fillon est-il la meilleure chance d’alternance ?

Si la conscience de ces questions grandit d’ici quelques semaines dans la société française et si on en tient compte, si on cherche des réponses justes, alors la chance d’alternance sera importante. Sinon, elle sera menacée, sur sa gauche et sur sa droite car ces fractures favorisent les extrêmes. C’est pourquoi je ne ferme aucune porte sur la décision que j’aurai à prendre. Je suis déterminé à ne pas laisser ce piège se refermer sur notre pays.

Sur quels points souhaitez-vous le faire évoluer ?

Nous avons de nombreux points d’accord. Par exemple, je défends depuis 2006 l’idée d’une allocation sociale unique à points, je pense qu’il faut alléger le code du travail. Nous avons une différence sur la méthode, François Fillon plaide pour le choc, moi je plaide pour l’action ciblée et progressive. Je suis pour une société d’expérimentation plutôt que d’injonctions venues du sommet. Le projet annonce quatre référendums. J’imagine que ce qui vient de se passe en Italie va aussi le faire réfléchir. Il y a surtout toute la question du travail, la question des heures supplémentaires qui est un des seuls moyens pour les salariés d’arrondir les fins de mois. Il y a le choc simultané de la suppression de l’ISF et de l’augmentation de la TVA. Et il y a bien sûr la sécurité sociale, dont il me semble que la question de la privatisation doit être reprise.

Quel regard portez-vous sur la fin du quinquennat ?

La situation est chaotique. Manuel Valls est dans une position compliquée. Il n’a cessé de dire que le vieux parti est un obstacle et veut aujourd’hui l’amalgamer autour de lui. Cela va être périlleux.

N’y êtes-vous pas contraint parce qu’Emmanuel Macron occupe votre espace politique ?

Dans une campagne présidentielle, ce qui passe, ce n’est pas l’image, c’est le message. Quand il est dense et fort, il est entendu. S’il est évanescent et impalpable, il part en vrille. On l’a vu lors de la primaire, les candidats qui se revendiquaient du seul « renouveau » n’ont pas tenu la route. L’élection à la présidence de la République exige que l’on soit confirmé, stable et fort. C’est ce poids spécifique qui fait la différence.

Que pensez-vous de l’importance du fait religieux dans le débat public ?

Tout le monde sait que je suis chrétien, croyant et pratiquant. Mais je défends sans faiblesse la séparation entre politique et religion, car là est la pierre d’angle de la laïcité. Chaque fois que l’on pousse la politique vers la religion, on fait courir des risques majeurs à la société. Dans une société pluraliste, aucune politique ne doit être fondée sur le dogme religieux, sinon on court le risque de guerre de religion. C’est même, que je sache, le fondement de notre contestation de l’islamisme.

Partagez-vous la position de François Fillon sur l’avortement ?

Je ne mets pas sur le même plan les convictions personnelles  et la responsabilité publique  Quelles que soient les convictions personnelles, cela ne donne pas de légitimité pour les inscrire dans la loi et les imposer à d’autres. Par pitié, ne rallumons pas la guerre sociétale à chaque élection ! Cela ne ferait qu’accentuer les fractures. J’imagine que François Fillon n’est pas éloigné de ce point de vue.
F. Bayrou : "Je ne crois pas à la théorie du choc ou du grand soir"

Le programme de François Fillon pose en réalité de nombreuses questions

28 Novembre 2016, 21:51pm

Publié par MoDem-Colombes

La « primaire » organisée par le parti Les Républicains a donné un résultat sans ambiguïté. François Fillon l’a emporté nettement en ayant su créer une dynamique forte.

Nous voulons saluer avec gratitude l’engagement, le travail et la volonté de rassemblement qui a été celle d’Alain Juppé tout au long de ces deux dernières années. Cet engagement était servi par de précieuses qualités humaines, sensibilité, courage et sens de l’État.

Pour nous, au-delà du résultat de cette compétition, le rassemblement demeure la condition même de l’alternance en 2017.

Le projet qui a été annoncé par François Fillon a été au point de rencontre de la droite. La question est de savoir s’il est au point d’équilibre qu’exige l’avenir de notre pays.

Ce programme pose en réalité de nombreuses questions aux citoyens et à notre société, qui vont apparaître dans les semaines qui viennent. Ces questions devront trouver réponse.

Nous croyons aussi que bien des sujets n’ont pas été traités : l’avenir de l’Union européenne, la sauvegarde d’une ambition sociale, la question de l’environnement et du durable, les nouvelles conditions du travail, la situation des jeunes et leur futur. Dans les semaines qui viennent, nous allons travailler à ces questions et à ces sujets pour tous ceux et avec tous ceux qui ont besoin que soient inventées des réponses nouvelles pour garantir et réussir l’alternance dont la France a besoin.
FB
27 novembre 2016

Les résultats de la Primaire à Colombes :
Inscrits 46583
Votants 6691, soit 14,4% ;
Blancs/nuls 21 ;
Alain Juppé : 2968 voix soit 44,5% ;
François Fillon : 3702 voix soit 55,5%

Le programme de François Fillon pose en réalité de nombreuses questions

Soutien à Alain Juppé

22 Novembre 2016, 19:16pm

Publié par MoDem-Colombes

Dimanche dernier, le vote du 1er tour de la primaire de la droite et du centre a mis clairement l'église au milieu du village.

 

Dimanche prochain, il faudra mettre la République au milieu de la France.

 

Celui qui sera élu aura la lourde tâche de rassembler.

 

Le vote de plus de 4 millions d'électeurs, aussi impressionnant que cela puisse paraître, est aussi fort de ses faiblesses.

 

Les Françaises et les Français ne vivent pas tous dans une France traditionnelle où le dimanche est le jour du Seigneur, le feu crépite dans la cheminée et l'horloge de la salle égrène les heures à coup de carillon. 

 

IL FAUT REGARDER L'AVENIR

 

La posture de François Fillon, avec son programme de rupture, bloquera sans nul doute une société française qui l'est déjà trop.

 

C'est pour cela que nous avons besoin d'un candidat qui rassemble le plus possible.

 

 

NOUS DEVONS FAIRE BOUGER LA FRANCE !

 

Je vous invite à lire ou à relire les propositions d'Alain Juppé.

 

C'est en le faisant que je vous appelle, pour le second tour, à VOTER - une nouvelle fois pour ceux qui l'ont déjà fait et à ceux qui ne l'auraient pas fait -  

 

POUR ALAIN JUPPÉ !

 

Michel Mome

Section MoDem de Colombes

 

Résultats du 1er tour de la primaire à Colombes :
Inscrits : 46583
Votants : 6556 (14,1%)
Bulletins Nuls : 12
François Fillon : 43,1%
Alain Juppé : 33,5%
Nicolas Sarkozy : 14,8%
Nathalie Kosciusko-Morizet : 4,5%
Jean-Frédric Poisson : 2%
Bruno Le Maire : 1,8%
Jean-François Copé : 0,3%

Adhésion de Colombes à la charte "Objectif Zéro Phyto en Seine Centrale Urbaine"

20 Novembre 2016, 00:16am

Publié par MoDem-Colombes

Lors du Conseil Municipal du 17 novembre 2016, la délibération suivante a été adoptée :

Depuis plusieurs années, les services Ecologie Urbaine, Espaces Verts et Propreté de la Ville de Colombes ont fait évoluer leurs pratiques vers une prise en compte accrue de la protection de l'environnement.  Ces méthodes ont notamment été récompensées par différents pix et labels.  L'action la plus emblématique de cette prise en compte de l'environnement à l'échelle de l'Espace public est probablement l'arrêt de l'usage de produits phytosanitaires.

Or, dans le cadre du contrat de bassin et de la Loi Labbé qui prévoit l'interdiction de l'utilisation de produits phytosanitaires à l'horizon 2017 pour les personnes publiques, la cellule d'animation dudit contrat propose la signature de la charte "objectif zéro phyto en Seine centrale urbaine".

L'adhésion de Colombes à cette nouvelle charte pourrait permettre, d'une part, d'ouvrir des droits à des subventions, et, d'autre part, de concourir au label "Terre Saine Commune sans pesticides" :

- la signature de la charte par voie de délibération offre un cadre technique et méthodologique aux pratiques des collectivités mais également la possibilité d'obtenir des aides financières concernant des actions de formation, la réalisation d'un plan de désherbage communal, le remplacement du matériel (balayeuses, brosses métalliques, ...), la création et la personnalisation d'outils de communication, ...

- au regard de son plan d'action "zéro phyto" et de son engagement dans le domaine, Colombes pourrait candidater au convoité label "Terre saine commune sans pesticides".

Le rôle des collectivités dans la lutte contre les phytosanitaires est essentiel.   Les objectifs visés concernent des enjeux à la fois sanitaires et environnementaux : protection de la santé du personnel chargé de l'entretien des espaces publics et de celle des administrés, préservation et reconquête de la qualité des eaux.

L'association Espaces,  à travers la cellule d'animation du Contrat de bassin de la Seine centrale urbaine, propose une démarche évolutive et valorisante pout non seulement supprimer les pesticides dans les villes (y compris dans les espaces à contraintes) mais également en gérer les conséquences sur l'évolution du paysage urbain.  Elle peut, par exemple, aider la Ville à élaborer et mettre en oeuvre des audits, plans de gestion, actions de formation des agents et d'information des administrés.

Il  vous est proposé de consolider l'engagement de la Ville en faveur de la suppression des pesticides sur son territoire, d'adopter le cahier des charges et solliciter l'adhésion de Colombes à la charte "Objectif zéro phyto en Seine centrale urbaine".

 

Adhésion de Colombes à la charte "Objectif Zéro Phyto en Seine Centrale Urbaine"
Adhésion de Colombes à la charte "Objectif Zéro Phyto en Seine Centrale Urbaine"

La majorité large sera la clef du succès du prochain quinquennat

18 Novembre 2016, 22:08pm

Publié par MoDem-Colombes

Chère amie, cher ami,

Le premier tour de la primaire de la droite et du centre se déroule ce dimanche 20 novembre 2016 de 8h à 19h. 

Tous les Français peuvent y participer, à condition :
- d’être inscrit sur les listes électorales ;
- de signer la charte de l’alternance ;
- de verser 2€ ;
- et bien sûr d’aller voter !

Plus de 10 000 bureaux de vote seront ouverts à travers la France, dont 15 à Colombes. Pour trouver celui qui vous permettra de voter, 
il vous suffit de suivre ce lien ou d’appeler le 0821 20 2016. 

Attention, votre bureau de vote « traditionnel » ne correspond pas forcément à celui dans lequel il vous sera possible de voter dimanche.Afin d'être certain de ne pas vous tromper, 
des documents clairs - pages 1, 2, 4 et 5 pour Colombes - établissent ici la correspondance entre bureaux de vote classiques et bureaux de vote de la primaire pour chaque département. Ces affichettes étant « neutres », n'hésitez pas à les mettre en avant dans votre commune et sur les portes des bureaux de vote traditionnels le jour du scrutin !

Chaque voix va compter : votre mobilisation est très importante pour rendre possible, demain, autour d’Alain Juppé, le rassemblement large que nous savons nécessaire pour le redressement du pays. À l’heure où le pays traverse une crise très profonde, le choix que nous allons faire dimanche prochain va être déterminant.

Nous comptons sur vous.

Bien amicalement,
L'équipe du MoDem Colombes

La majorité large sera la clef du succès du prochain quinquennat

Élection de Donald Trump : réaction de François Bayrou

9 Novembre 2016, 23:03pm

Publié par MoDem-Colombes

L’élection de Donald Trump va marquer le monde pour une longue période. 

Il y a d’abord une réalité : partout sur la planète les peuples refusent l’ordre établi d’où ils se sentent rejetés. 

Mais le changement qu’ils cherchent, ils croient le trouver au travers des excès, des caricatures, des retours en arrière et des rejets. Et c’est là qu’est le danger.

Deux questions se posent à chacun de nous : est-ce que ce choix peut produire du bien ? Et acceptons-nous d’aller dans le sens de cette pente ?

Pour nous, la réponse est deux fois non. Non, cette surenchère ne peut pas produire du bien : dans l’histoire, elle a toujours conduit aux plus cruelles désillusions, et souvent pire encore, et les victimes sont en premier les moins favorisés et les moins protégés. Et non, nous ne voulons pas nous y livrer, nous voulons y résister.

Cela impose donc de prendre volontairement à notre compte le changement profond, nécessaire, dont les peuples ont besoin, eux qui ne veulent pas supporter un monde sur lequel on ne pourrait pas agir. Cela impose de penser un monde nouveau. Cela oblige à rompre avec l’endurcissement d’un univers dominé par la puissance exclusive de l’argent, de remettre en cause la montée qui paraît inexorable des inégalités et des exclusions. Cela impose que la démocratie se transforme et se dépasse, qu’elle soit enfin honnête, que chacun y ait accès et s’y reconnaisse, que des leaders dignes de ce nom sortent du monde clos dans lequel ils sont enfermés, qu’ils cessent de parler la langue des chiffres pour parler la langue des hommes, au masculin comme au féminin. Cela impose qu’ils trouvent au fond d’eux-mêmes et qu’ils proposent un idéal nouveau. 

Ce défi est un défi civique. Et nous sommes décidés à le relever.

Élection de Donald Trump : réaction de François Bayrou
Élection de Donald Trump : réaction de François Bayrou

"Cela sent la panique dans les rangs !"

24 Octobre 2016, 19:24pm

Publié par MoDem-Colombes

Appel signé par 165 élus sarkozystes contre le soutien de F. Bayrou à A. Juppé : "Cela sent la panique dans les rangs !"

 

Interview de François Bayrou ce lundi 24 octobre 2016 sur BFM TV et RMC Info.

Merci d’être avec nous. Le démantèlement de la jungle de Calais a commencé. Solution provisoire ?

D’abord personne ne peut émettre le reproche que l’on fasse cette opération. Le scandale était que la jungle – ce bidonville – dure depuis des années : des milliers de personnes étaient dans des conditions de précarité que probablement peu de camps dans le monde connaissent. Donc c’est bien. Ensuite, l’organisation du déplacement et de la localisation des réfugiés pose des questions. Je pense que l’on aurait dû travailler davantage avec les collectivités locales, les intercommunalités, en disant « Combien pouvez-vous en prendre ? Où pouvez-vous les placer ? », parce que la concentration d’un grand nombre de réfugiés ou de migrants dans des petits villages avec des déséquilibres de population pose une question. Et donc je pense que, dans l’avenir, il faudrait améliorer beaucoup la confiance entre l’État et les collectivités locales parce que cela ne peut se faire que de près. 

Je regardais la proposition d’Alain Juppé : « Faire voter chaque année un plafond d’immigration », est-ce une bonne idée ou pas ?  

De toute façon, il faut que l’on clarifie les choses. On est devant, aujourd’hui, une immigration qui pour la plus grande partie, est illégale, incontrôlée. Et il vaut mieux avoir des voies légales pour les réfugiés quand on peut faire la preuve que c’est de la guerre et de la menace immédiate de la mort qu’ils viennent. et Ensuite, il faut étudier ce que le pays peut accepter et c’est logique qu’il le planifie. 

Est-ce que vous comprenez les citoyens ou les citoyennes qui n’ont pas envie de voir arriver des réfugiés dans leur commune ? Qu’est-ce que vous leur dites ?  

Je pense que c’est un réflexe naturel et compréhensible. Je pense que l’État et la puissance publique doivent avoir une préoccupation qui est de ne pas créer de déséquilibres de populations. Quand vous êtes une ville ou une intercommunalité importante, c’est possible d’accueillir quelques dizaines de personnes et de les situer dans le tissu de la population, de manière qu’il n’y ait pas de concentration. Et donc, de ce point de vue, je sais très bien quelles sont les peurs et quels sont les risques, il importe de les conjurer par un travail préalable.  

Mais, François Bayrou, ça c’est bien mais le problème est que la jungle risque d’être reconstituée. 

Disons que si c’est bien et que vous êtes de cet avis - je pense que c’est la seule solution possible - alors on a fait un pas. Pour le reste, bien sîr que ce n’est pas fini. 

Cette jungle va se reconstituer, le risque existe, vous le savez bien, François Bayrou. 

On a à notre porte, dans le monde, au sud en Afrique, à l’Est, des menaces de déplacements de populations qui sont immenses. Raison pour laquelle on a deux choses à faire. La première est d'avoir une organisation qui nous permette de faire face à cela et la deuxième de travailler sur les régions d’origine, les pays d’origine, en sécurisant ce qui doit l’être et en développant ce qui doit l’être. 

Alors, justement François Bayrou, j’ai une question toute simple. L’Allemagne et l’Italie demandent à ce que l’on applique avec les pays d’Afrique le même traité qui a été négocié avec la Turquie. Et ce traité semble efficace puisqu’il y a beaucoup moins de réfugiés qui se rendent en Grèce aujourd’hui, dans les îles grecques. Est-ce que l’on pourrait faire avec les pays d’Afrique la même chose ? 

On pourrait faire la même chose et améliorer considérablement les relations avec les régions d’origine – je répète –, un : en sécurisant ce qu’il faut sécuriser, et deux : en ayant en effet ce même type d’accord que l'on a eu avec la Turquie ou avec d’autres. Faisons-le, simplement on est aujourd’hui dans une situation où chacun joue pour soi-même et refuse de jouer ensemble pour avoir des relations équilibrées. 

Soutenez-vous les policiers dans leur colère ? 

Je pense qu’il faut les entendre et les comprendre. Ils ont un sentiment d’exaspération, d’être à bout de forces, de ne pas être respectés... Je pense à ce policier et cette policière qui ont été brûlés vifs, attaqués au cocktail molotov dans leur voiture : on n'a toujours pas, à ma connaissance, arrêté les assaillants. On est dans une situation d’exaspération ou, en tout cas, d’exacerbation de ce sentiment d’incompréhension et de fatigue parce que l’on demande à la police de faire des tâches multiples. 

Des tâches indues, mais les tâches indues cela fait des années que les responsables politiques ont dit aux policiers « Vous ne ferez plus, vous n’accomplirez plus ces tâches indues ».. 

Rien ne bouge parce que nous avons un État impuissant, parce que la manière dont est organisée la politique et la société politique en France depuis des années est trop centralisée et trop faible en même temps ! Cette manière là ne marche pas. Tout le monde le sait, tout le monde l’a sous les yeux. Quelles difficultés y aurait-il à faire accomplir un certain nombre de tâches administratives qui pèsent sur les policiers pour que, au contraire, le plus grand nombre soit sur le terrain ? Pourquoi avons-nous supprimé – je pense à Viry-Châtillon – la police de proximité, la présence policière, des forces de sécurité dans les quartiers auprès des gens ? Pourquoi les avons-nous supprimées ? Pourquoi est-on dans cette incapacité de recueillir du renseignement ? Je vous rappelle qu’à Viry-Châtillon, c’était pour la surveillance d’une caméra que ces attaques ont eu lieu. Ne croyez-vous pas qu’il y a des moyens multiples et variés de trouver du renseignement, de le chercher ? Simplement, on a, je crois, démantelé ce qui était notre arme de prévention des difficultés. 

Y a-t-il a une lourde responsabilité du gouvernement de Nicolas Sarkozy par exemple ? 

Il y a une lourde responsabilité des gouvernements précédents parce que l’orientation n’était pas la bonne. L’orientation, les décisions qui ont été prises – et vous savez combien à l’époque j’ai répété et je me suis battu sur ce sujet – ont été une mauvaise orientation. L’idée qu’il faut enlever les services publics et la police des quartiers pour les faire intervenir de l’extérieur est une idée qui empêche le travail d’être fait. Le travail de renseignement est un travail fin, cela demande de connaître les gens, d’être présent : forcément quand vous êtes présent, des liens se créent et changent considérablement les choses. 

François Bayrou, vous êtes pris pour cible par les sarkozystes. J’ai même vu cet appel signé par 165 élus sarkozystes, un appel pour une « primaire de la clarté ». Nicolas Sarkozy considère que vous êtes le responsable de sa défaite en 2012. Que répondez-vous ce matin ? 

Cela sent la panique dans les rangs. Quand on en est à tirer des dernières cartouches comme cela, c’est que l’on se sent tellement mal que l’on fait au bout du compte un peu n’importe quoi. Clarifions les choses : le responsable de l’entrée de François Hollande à l’Élysée, il n’y en a qu’un : il s’appelle Nicolas Sarkozy ! Ce sont sa pratique, sa manière d’être, ses attitudes et ses gestes qui ont convaincu quelque chose comme trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche d’empêcher qu’il soit renouvelé dans son mandat. De ces trois millions de Français, j’étais ! Les signataires de cet appel se trompent profondément parce que ce que les Français aiment dans la candidature d’Alain Juppé, c’est qu’il est en effet capable d’élargir la base qui va le soutenir, de faire en sorte qu’il ne soit pas un président d’affrontement, de proposer des lignes et des réformes fortes et cependant de ne pas être dans la brutalité, d’être dans le respect des gens même quand ils ne sont pas vraiment de son parti !

Vous êtes hué, vous êtes sifflé à chaque meeting organisé par les partisans de Nicolas Sarkozy et par Nicolas Sarkozy lui-même. J’ai des questions très claires. Si Alain Juppé est battu, est-ce que vous vous présenterez contre le vainqueur de la primaire de la droite et du centre ?

J’ai dit de la manière la plus claire qu’à cette primaire, je n’irai pas voter moi-même. Précisément pour être libre ! J’ai dit cela depuis deux ans, parce que je considère que lors d'une sélection ou une compétition de cet ordre, le résultat n’en est pas imposé d’office à l’ensemble de la société française. Le résultat peut être favorable et je crois qu’Alain Juppé est sur la très bonne voie. Je pense que c’est bien pour la France. Je pense qu’il serait un bon président et c’est parce qu’il serait un bon président que s’il est choisi, je le soutiendrai mais évidemment cela ne vaut pas pour des choix qui seraient plus risqués.

Est-ce que vous serez Premier ministre de son gouvernement si Alain Juppé gagne ? Vous l’a-t-il promis ?

Non seulement, il ne me l’a pas promis, mais je ne lui ai pas demandé. Je crois que ce n’est pas possible dans l’état actuel des choses. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre doit être normalement issu du parti le plus important de la majorité, surtout au lendemain d’une élection. Il se trouve Monsieur Bourdin - cela va peut-être vous surprendre - que je ne fais pas ce choix pour moi-même, pour mon intérêt personnel ! Je fais le choix de soutenir Alain Juppé parce que je pense que c’est mieux pour la France ! Des millions de Français se retrouvent dans ce que je dis ! La preuve, c’est que de plus en plus le fossé se creuse entre Alain Juppé qui arrive aujourd’hui fort d’un soutien très important de l’opinion et Nicolas Sarkozy qui est de plus en plus rejeté par une partie de l’opinion, précisément pour la raison que souligne cet appel : on voit s’affirmer une espèce de volonté d’exclusion.

Vous l'avez fait perdre en 2012 ! C’est ce que dit Nicolas Sarkozy !

D’abord, je suis un citoyen et j’ai le droit de voter pour qui je veux ! Comme vous ! Le moment du vote oblige à répondre à une question simple : est-ce que l’on veut que le mandat du président sortant se prolonge ? La manière avec laquelle les affaires ont été conduites interdisait pour moi que l’on soit spectateur.

Soupçonnez-vous de la malhonnêteté chez Nicolas Sarkozy ?

Je n’ai jamais dit des choses comme cela ! J’essaie de ne jamais employer des mots qui soient insultants. Ce n’est pas ma manière d’être. Ma manière d’être est simple : oui, je pense que Nicolas Sarkozy par sa pratique, ses méthodes, ses attitudes et ses mots, a rendu impossible le fait qu’il soit renouvelé. Je vais vous dire une chose simple : s’il avait été un bon Président de la République, il aurait été réélu. Les Français lui auraient rendu leur confiance. Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est l’étalage des défauts et des dérives que l’on a vus pendant qu’il était au pouvoir. La preuve, c’est que c’est encore une affirmation de sectarisme. Cela veut dire « seuls ceux qui sont avec moi ont leur place dans le jeu politique, il faut être de mes séides pour être respecté et reconnu ». Il se trouve qu’il y a en France des courants politiques et des sensibilités qui demandent à être respectés, qui ont des principes et des valeurs et qui ne sacrifient pas ces derniers pour des intérêts et soumissions.

N’êtes-vous pas en train de négocier des circonscriptions pour les législatives ? Ce sont les accusations que l’on vous porte !

C’est très simple : il faudra une majorité équilibrée. C’est ce qu’Alain Juppé a dit et il a parfaitement raison ! Espérer ou imaginer gouverner la France dans la profondeur de crise ou nous sommes, avec un parti non seulement dominant mais exclusif au pouvoir, c’est être assuré de l’échec ! Si vous croyez que la France d’aujourd’hui va être gouvernée par un parti qui représente au maximum 20% des voix et qui pourrait avoir tous les pouvoirs et imposer ses décisions et ses orientations, c’est absolument impossible ! Quand on mesure dans les sondages - par exemple le sondage de cette semaine - les intentions de vote lors de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy est à 22%, je suis à 15%. Ces 15% du centre, ne croyez-vous pas qu’ils ont besoin d’être respectés ? Et d’autres ! Qui pour l’instant sont dans d’autres courants mais qui auront besoin de participer à la majorité ! On ne peut pas vouloir une alternance brutale. Il faut une alternance soutenue par les Français ! Et pour qu’elle soit soutenue par les Français, il faut qu’il y ait une base large !

Vous avez fait confiance à François Hollande en 2012…

J’ai voté pour lui parce que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas être reconduit dans sa fonction. Imaginez ce qu’auraient été les cinq années suivantes !

Est-ce que la candidature aujourd’hui de François Hollande est encore possible, compte tenu des révélations du fameux livre dont on a tant parlé et d’une politique qui est rejetée ?

Elle devient de plus en plus difficile. Jusqu’à la semaine dernière, il me semblait qu’il allait se représenter, qu’il n’avait même pas d’autres solutions. Aujourd’hui, cela devient extrêmement compromis.

Ce livre vous a-t-il choqué ? 

Il y a deux choses qui m'ont choqué. La première est qu'il passe tout ce temps, des centaines d'heures, à parler à des journalistes sans qu'il ait le moyen de contrôler ce qu'ils écrivent de ce qu'il dit. Une conversation libre et des propos écrits, ce n'est pas la même chose ! Le deuxième point, c'est qu'il y a dans ce livre des affirmations qui auraient dû demeurer de l'ordre du secret. Quand un président de la République a la lourde responsabilité de décider d'interventions des services secrets contre des personnes, ça ne doit pas se retrouver dans un livre. Il y a là quelque chose qui est comme une négation de la fonction présidentielle dont c'est le poids que de devoir assumer des secrets d'Etat, et je trouve que cette manière d'exposer la fonction présidentielle n'était pas la bonne.

 

 

"Cela sent la panique dans les rangs !"

Un été écolo à Colombes !

3 Juillet 2016, 13:58pm

Publié par MoDem Colombes

Un été écolo à Colombes !

Au Centre Nature :

Le Centre Nature 16, rue Solférino, reste ouvert tout l'été, du lundi au vendredi : 9h - 12h30 et 13h30- 18h

Tritons, grenouilles, larves de libellules et autres insectes aquatiques occupent les mares. Les oiseaux nicheurs, sédentaires ou de passage se régalent des mets du jardin tandis que les insectes pollinisent les nombreuses plantes que compte le Centre Nature (près de 3000 m2) !

avec l'opération "Mercredis jardinage" :

Tous les mercredis des vacances d’été, venez aider le jardinier à désherber, arroser, semer, récolter au potager. Pour les enfants des activités simples sont proposées. Pour les adultes, des techniques plus élaborées vous seront présentées. Le soleil et l’esprit des vacances seront au rendez-vous.

pour les enfants : c'est de 10h à 11h/ durée 1h

pour les adultes : c'est de 11h à 12h/ durée 1h .

Réservation obligatoire au 01 47 80 35 87

et pour tous les colombiens, un "guide du jardinage écologique" est disponible sur demande auprès des animateurs du Centre Nature.

A la Coulée Verte :

La Coulée Verte 'est un espace naturel de près de 2 ha au cœur de Colombes. Chemin de fer devenu un véritable corridor écologique depuis plus de 20 ans, la Coulée Verte est le lieu idéal pour les marcheurs et joggeurs, ou pour prendre le temps de découvrir une faune et une flore étonnantes.

Près de 1000 espèces d’insectes, une cinquantaine d’espèces d’oiseaux dont une vingtaine est nicheuse, hérisson, pipistrelle, fouine ont été observés sur le site.

Depuis le 1er juillet la Coulée Verte affiche ses horaires d'été : tous les jours de 9h à 20h

avec Samedi 27 août de 20h à 23h : dans le cadre de la "Nuit internationale de la chauve-souris"

Oiseaux ou mammifères? Découvrez ces drôles d’animaux présents à la Coulée Verte à travers un diaporama. Une sortie de terrain avec un détecteur d’ultra-sons vous permettra de reconnaître, entre autres, la pipistrelle.

Rendez-vous devant la grille du 107 bis, rue des MontsClairs. Wagon de la Coulée verte, 107 bis, rue des Monts Clairs.

Tout public à partir de 8 ans. Sur inscription au 01 47 84 91 61

A la Prairie du Moulin Joly :

Comme toute l'année, le refuge naturel de la Prairie du Moulin Joly (1 ha) est fermé au public (sauf évènement), Il est cependant parfaitement visible depuis la passerelle qui enjambe l'A86 et le surplombe pour aller au parc Lagravère (Ile Marante)

Alors venez l'observer avec ses :

- 44 espèces botaniques spontanées recensées
- 10 espèces d’odonates (libellules)
- Une vingtaine d’oiseaux
- 6 espèces de rhopalocères (papillons de jour)
- Une dizaine d’espèces d’invertébrés aquatiques,

sans oublier les 4 chèvres dédiées à l'éco-pâturage !

De nouveaux panneaux d'interprétation vont être installés cet été.

Au Parc Caillebotte :

Implanté au cœur du quartier des Fossés-Jean, le parc Caillebotte est un espace vert urbain inauguré en 1979 (2 ha 40). La gestion écologique du lieu est primée par des éco labels depuis 2010.

Du 1er au 12 août, du lundi au vendredi de 15h30 à 19h30, dans le cadre de l'opération "un été dans les quartiers", des activités seront proposées par le service écologie urbaine

Et n'oubliez pas le 12 août, 22h : ciné plein air au Parc Caillebotte.

Le parc Caillebotte, la Coulée Verte et le Centre Nature sont classés « Refuge LPO » pour leur action de protection de la biodiversité.

Au Parc Lagravère :

La portion de la "Promenade Bleue" de 2 km longeant la Seine entre les ponts de Colombes et de Bezons, jusque là intégrée au sein du parc Pierre-Lagravère (26 ha - 7h-21h) et donc dépendant des heures d’ouverture et de fermeture de celui-ci, a fait l’objet de profondes modifications depuis novembre 2014.

Courant Juillet 2016, piétons et cyclistes vont pouvoir enfin l’emprunter 24 heures sur 24.

Colombes veut devenir Colombes-sur-Seine

1 Avril 2016, 06:42am

Publié par MoDem Colombes

Colombes veut devenir Colombes-sur-Seine

La ville de Colombes va-t-elle changer de nom ? Si la procédure est loin d'être simple, un pas sera franchi lors du prochain conseil municipal puisque les élus seront amenés à se prononcer sur un voeux en ce sens. La municipalité souhaite en effet que Colombes devienne Colombes-sur-Seine.

Colombes est située en rive gauche de la Seine. La Seine lui offre 4,5 km de linéaire de berges (sur les 67 km des Hauts-de-Seine). Les berges de Colombes sont accessibles entre le pont de Colombes (datant de 1832) et le pont de Bezons (datant de 1811), grâce au parc Pierre Lagravère inauguré en 1973 et couvrant 26 ha.

Du point de vue historique la Seine a toujours été liée à la vie colombienne : des druidesses se seraient installées dans les îles de la Seine à Colombes sur l'Île des Houches, l'Île Marante et l’Île du Moulin Joly. L'île Marante était un lieu de canotage et de promenade avant 1870. Le port des canotiers du Petit Gennevilliers attirait les impressionnistes Monet, Caillebotte et Sisley. La halle historique de Colombes, ancienne usine de relevage des eaux usées au XIXème siècle, est devenue la Cité de l'Eau en 1998.

«Notre ville entend se tourner plus vers le fleuve. » résume-t-on à la mairie. Il s’agit d’une réappropriation des berges de la Seine par les habitants et les promeneurs, dans le cadre du tout nouveau «schéma départemental d'aménagement et de gestion durable de la Seine et de ses berges», en renforçant la liaison verte entre la ville et le fleuve, avec notamment le stade olympique Yves du Manoir, ainsi que le futur quartier des terrains Thalès et la fin de la restructuration du parc départemental avec la nouvelle promenade bleue de Colombes, partie intégrante d’un itinéraire cycliste qui relie Paris à Londres.

Il s'agit aussi, pour éviter des erreurs, de se distinguer encore davantage de Bois-Colombes et de la Garenne-Colombes (ces communes ne sont pas bordées par la Seine) en valorisant l'appartenance de Colombes au nouveau territoire T5 Boucle Nord de la Seine.

«Il n'y a pas des choses plus importantes dans la vie des Colombiens ?» a déjà ironisé un conseiller municipal d'opposition. Dans les rues de Colombes, on ressent déjà l’engouement : «Moi, je suis heureux comme un poisson dans l’eau !» déclare ainsi Christian.

Un troisième lieu d'éducation à l'environnement à Colombes

31 Janvier 2016, 22:23pm

Publié par MoDem Colombes

Un troisième lieu d'éducation à l'environnement à Colombes

Après le Centre Nature (80 ans cette année) et la Coulée Verte (20 ans pour sa partie nord et 10 ans pour sa partie sud), c'est un troisième espace naturel de sensibilisation à l'environnement qui ouvre à Colombes. Les trois sites sont gérés et animés par le Service Ecologie Urbaine (9 agents)

La zone humide dite «Les îles Marante» est un refuge pour la faune et la flore en milieu urbain situé le long de l’A86 et des nouvelles habitations de la Zac de l’Île Marante (passerelle située entre le Tennis Club Amiot, 70 rue Robert Schuman, et 10 allée de l'Ile Marante au bout de la rue de Frankenthal)

Cet espace vert écologique s'étend sur un hectare avec un plan d’eau alimenté par les eaux pluviales. Il est visible depuis la passerelle qui enjambe l’A86 et le surplombe. Le plan d’eau de 0,2 ha est entouré de prairies et d’arbres tels que des bouleaux, des charmes, des chênes, des aulnes et des saules plantés l’été dernier, en complément d’arbustes parmi lesquels des noisetiers, de l’aubépine, des sureaux, des bourdaines…À tout moment, les habitants peuvent donc observer les oiseaux qui se posent ou nichent dans ce refuge.

Le plan de gestion du site prévoit l’alternance de prairies (fauches jardinées, précoces et tardives) mais également le recours à l’éco-pâturage.  Ainsi, au printemps, une chèvre et deux chevreaux seront intégrés au site. Championnes du débroussaillage, elles permettront à la Ville d’économiser le coût alloué à l’entretien des espaces verts.

Il permettra aux jeunes Colombiens de s’initier à la biodiversité dès le printemps prochain : les enfants auront la chance de découvrir l’endroit et de s’adonner à l’observation et la pêche. 8 séances sont prévues par le Service Ecologie Urbaine dans le cadre des temps périscolaires et 15 animations scolaires.

La fête des mares, samedi 4 juin, sera l’occasion pour le grand public de découvrir à son tour la richesse du lieu.

«Les Îles Marante» :
1 hectare : surface totale de l'espace vert écologique
0,2 hectare: surface du plan d’eau
Les plantations effectuées sont exclusivement d’essences indigènes en vallée de Seine :
• 6 espèces d’arbres feuillus, en tige et cépée : 177 arbres plantés de type chêne, bouleau, charme, aulne, saule blanc et saule fragile ;
• 8 espèces d’arbustes sur 4 740 m2 : cornouiller sanguin, viorne obier, saule à oreillette, osier rouge, bourdaine, noisetier, sureau, aubépine ;
• couvert de prairie mésophile au pied des zones arbustives, mélange de 25 espèces de graminées, légumineuses, rosacées et plantes herbacées à fleurs ;
• reconstitution d’une mégaphorbiaie en bordure du plan d’eau, 13 espèces plantées sur 1 080 m2.
Coût de l'opération : 908330 euros

Article Colombes Le Mag Février 2016

Article Colombes Le Mag Février 2016

Article Colombes Le Mag Février 2016

Article Colombes Le Mag Février 2016