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Le Blog du MoDem de Colombes

Bayrou propose d'augmenter la TVA

26 Octobre 2011, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

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Face à la crise, François Bayrou estime qu’on "’ne s’en tirera pas en racontant des histoires aux français". Le président du MoDem pense que le budget de la France (qu’il n’a pas voté) ne sera pas appliqué tel quel car il repose sur des prévisions de croissance trop optimistes.

François Bayrou, qui s'est entretenu mardi soir avec Nicolas Sarkozy sur la question de la crise de la dette, a proposé mercredi 26 octobre à l'antenne de France Info une augmentation de la TVA de 2 points. "Il faudra diminuer les dépenses et augmenter les recettes de l'Etat pour arriver à retrouver peut-être un jour un début d'équilibre. Les Allemands ont augmenté la TVA de 3 points. Je propose qu'on l'augmente de 2 points. 2 points,  ça fait une vingtaine de milliards.  Mais il faudra aussi diminuer les dépenses publiques", a estimé le député des Pyrénées Atlantiques.

"Je suis en désaccord avec gouvernement, qui dit qu'il n'augmentera pas les impôts", a déclaré François Bayrou, qui s'est également opposé au programme du PS. "Ca n'est pas vrai qu'on pourra faire 300. 000 emplois jeunes sur fonds publics, ce n'est pas vrai qu'on pourra revenir à la retraite à 60 ans, il n'est pas vrai qu'on pourra recruter des dizaines de milliers de fonctionnaires" a-t-il fustigé.

"je dirai la vérité le matin, le midi et le soir"

"Cest une crise extrêmement grave et c'est le moment où nous allons trouver la réponse", a fait savoir la futur candidat à la présidentielle - en référence au sommet européen qui se tient ce mercredi - qui a jugé que "les réponses au coup par coup ne peuvent pas suffire, il faut une réponse d'ensemble qui soit celle de la zone euro".

"Il ne s'agit pas d'aider les grecs, l'euro : il s'agit d'aider la France. Un des pays qui a le plus à craindre d'une vague de soupçons ou de défiance à l'intérieur de la zone euro, c'est la France", a plaidé le député, qui s'est dit opposé au budget 2012 voté par le gouvernement. Remettant en cause les hypothèses de croissance sur lequel est basé le projet, "Je ne crois pas que ce budget sera apliqué tel quel", a-t-il jugé. "On ne se tirera pas de cette crise en racontant des histoires aux Français", a-t-il ajouté.

"La vrai question c'est comment faire pour s'en sortir ? Sur ce chemin je dirai la vérité le matin, le midi et le soir", a conclut le président du Modem

 

Entretien avec Nicolas Sarkozy sur l’Europe hier soir

"C’est une crise extrêmement grave […] Les réponses au coup par coup ne peuvent pas suffire […] il faut une réponse d’ensemble qui soit celle de la zone euro […] Une dette contractée par un Etat de la zone euro est une dette garantie par l’ensemble de la zone euro".

Le budget de la France (qu’il n’a pas voté)

"Je ne crois pas que ce budget sera appliqué tel quel […] Depuis quatre années, les décisions prises ont été insuffisantes […] On ne se tirera pas de cette crise en racontant des histoires aux français […] Je propose qu’on augmente la TVA de deux points".

Les propositions Parti Socialiste

"Ce n’est pas vrai qu’on pourra faire emplois jeunes sur fonds publics ; ce n’est pas vrai qu’on pourra revenir à la retraite à 60 ans […] Il n’est pas vrai qu’on pourra recruter des dizaines de milliers de fonctionnaires ; Il n’est pas vrai qu’on pourra créer des allocations générales pour tout le monde [...] Cela est un mensonge raconté aux français".

2012

"Tout le monde sait, il n’y a aucun mystère sur le fait que je serai présent dans cette élection"


Bayrou : "je propose qu’on augmente la TVA de 2... par FranceInfo

 

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Débat à SciencesPo !

26 Octobre 2011, 06:35am

Publié par MoDem-Colombes

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Le mercredi 26 octobre Razzy HammadiBenjamin Lancar et Vincent Chauvet seront réunis pour un grand débat organisé par la Conférence Olivaint.
Razzy Hammadi est Secrétaire National du Parti Socialiste chargé des services publics.
Benjamin Lancar est président des Jeunes Populaires et conseiller régional d’Île de France.
Vincent Chauvet est président du MoDem SciencesPo.

Le débat sera animé par un journaliste : Raphaël Morán sur le thème de la JEUNESSE.
Des thèmes transversaux seront abordés :

  • Le système des grandes écoles
  • Le pouvoir des agences de notation
  • Le droit de vote des étrangers résidents aux élections locales
  • Les retraites

Lieu : SciencesPo
27 Rue Saint-Guillaume
Amphithéâtre Chapsal
Plan d’accès
Heure : 19h15

 

Afin de découvrir la Conférence Olivaint, il est possible aux jeunes gens intéressés d’assister à trois conférences, selon les envies ou les affinités avec les invités du mercredi, sans s’impliquer plus avant. Au-delà de ces trois événements, les étudiants ou jeunes professionnels se devront de passer un entretien de cooptation. Cette procédure permet au Bureau en fonction de passer un moment privilégié avec le potentiel nouveau membre, afin de faire plus ample connaissance avec lui et de prendre la pleine mesure de son désir d’engagement au sein d’une association dont l’excellence et la vitalité ne peuvent être assurées que par la motivation de ses membres.

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Le MoDem aime le foot !

25 Octobre 2011, 13:49pm

Publié par MoDem-Colombes

 

A priori, ils n’étaient pas fait pour se rencontrer !

 

C’est Jérémie Janot, gardien de l'AS Saint-Etienne, 34 ans, qui un jour a décidé de prendre l’initiative et de contacter le leader du Modem afin de lui faire part de son admiration et de son souhait de s’engager en politique. Un message qui n’a pas tardé à trouver une oreille attentive en la personne de François Bayrou, qui s’est dit très heureux d’être là et qui a tenu à saluer son hôte en soulignant son courage et sa fidélité, deux qualités qui le caractérisent : « Il est populaire, mais ce n’est pas un hasard. Il a commencé sa carrière à Saint-Etienne, a joué à Saint-Etienne , la finira à Saint-Etienne et deviendra entraineur pour les gardiens à Saint-Etienne ! Il a donc non seulement des qualités sportives mais des qualités humaines et c’est ce que je privilégie avant tout ! Il montre qu’il y a des jeunes qui ont réussi et qui s’engagent. »

Du côté stéphanois, même engouement : Le gardien apprécie l’homme comme le discours : « il ne part pas en guerre contre quelqu’un mais pour la France ! ». « Cela me semble tout a fait naturel de m’engager, c’est l’occasion ou jamais pour moi de rendre ce que j’ai reçu . Je suis vraiment étonné par le buzz que ma décision a engendré. Il faut avoir le courage de ses opinions, je n’attends rien en retour, je le fais par conviction, je souhaite être utile ! Avoir un engagement citoyen est un geste banal. On dirait que cela s’est perdu. » Des commentaires qui n’entament pas la détermination du champion : « quand on est sportif de haut niveau, on est habitué à entendre des critiques !»

 

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Grève au SIAAP

24 Octobre 2011, 13:41pm

Publié par MoDem-Colombes

Les employés du SIAAP (Clichy (92), Colombes (92), Noisy-le-Grand (93), Valenton (94), Charenton (94), Triel (78), Achères (78))  réclament, par la voix de la CGT, une prime mensuelle de 250 €. Cette somme devrait être identique pour tous les agents quelque soit leur grade, catégorie, fonction et statut en reconnaissance de l’activité spécifique d’assainisseur de l’agglomération parisienne.

 

http://www.francebtp.com/reseaux/article/2011/10/24/62704/greve-reconductible-siaap.php

 

Le SIAAP (Service Public de l'Assainissement Francilien) est une collectivité territoriale à vocation industrielle traitant les eaux usées de Paris, des Hauts de Seine, de la Seine Saint Denis et du Val de Marne (180 communes d'Ile de France).
2,5 millions de m³ d’eaux sales traitées chaque jour

1649 agents de la fonction publique œuvrent au quotidien pour la protection de la Seine et de la Marne

1980 km² de territoire de collecte

8,5 millions de Franciliens concernés

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Bayrou à 20h30 le Dimanche sur France 2

22 Octobre 2011, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/tele/news-tele/audiences-tv-france-2-bat-des-records-avec-ses-journaux-de-20h-2959470/50286588-1-fre-FR/AUDIENCES-TV-France-2-bat-des-records-avec-ses-journaux-de-20h_image_article_paysage_new.jpg

Dimanche 23 octobreLaurent Delahousse a reçu à la fin du JT de 20 heures François Bayrou, président du MoDem et député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

 De 20h30 à 20h40 : émission "20h30 le dimanche", ce magazine d'information nous présente un éclairage original sur la campagne présidentielle française.

Rugby : Plus fier que triste.

Présidentielle : Je ne serai pas candidat d'une formation politique, mais de quelque chose de bien plus large.

Kadhafi : Il a rencontré son destin.

Hollande : Son programme ne sera pas appliqué : 300000 emplois jeunes, retrait à 60 ans, 60000 fonctionnaires de l'éducation, ...

Sarkozy et Hollande : l'un et l'autre disent qu'ils sont là pour battre l'autre.  Mais il est impossible de reconstruire notre pays si l'on ne peut pas faire travailler ensemble ses deux grandes sensibilités.  L'erreur est de croire que la vie politique se résume à la guerre entre la droite et la gauche.  Les gens de droite ne sont pas pestiférés ; les gens de gauche n'ont pas le choléra.  Il faut une majorité réformiste, une majorité centrale




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Institutions et gouvernance

22 Octobre 2011, 09:32am

Publié par MoDem-Colombes

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Quelle est l'urgence en matière de réforme institutionnelle, sur la pratique des pouvoirs, la présidentialisation, les problèmes de corruption, de financement?

L'urgence, c'est Montesquieu: la séparation des pouvoirs. On rétablit en France un parlement digne de ce nom, une justice indépendante, une presse qui ne soit pas sous influence directe du pouvoir.

Vous voulez parler d'un parquet indépendant?

Il faut une politique pénale, définie nationalement, et pas l'arbitraire. Le parquet doit donc être coordonné par une autorité, celle du ministre de la justice. Mais le ministre de la justice ne devrait pas être un membre du gouvernement comme les autres. Il devrait être confirmé par un accord au-dessus des partis, investi par le parlement à une majorité qui implique accord de l'opposition. Il devrait en contrepartie pouvoir faire l'objet d'une censure particulière. Là est l'instauration de la justice en tant que pouvoir reconnu par la constitution avec sa propre légitimité.

Deuxièmement, il faut rompre un certain nombre de dépendances économiques qui soumettent la presse à bien des influences économiques ou politiques. Cela veut dire qu'il faut traiter franchement de l'équilibre économique de la presse écrite. Pour moi cela doit se faire par la mise en place d'un fonds de financement indépendant alimenté par une taxe ad hoc, très faible dans son montant, par exemple sur l'économie numérique ou la pub... Ça ne coute pas très cher et c'est vital.

Troisièmement, il faut une loi électorale qui permette de rompre le lien de dépendance entre députés et exécutif.

En inversant le calendrier électoral?

Non, car ce serait entériner le bipartisme. Il est légitime et justifié que l'élection présidentielle, la seule où l'on peut changer le paysage politique, précède l'élection législative. Mais il faut une loi électorale juste. Cela peut se faire par l'introduction de la proportionnelle sur une partie des sièges: 4 sièges sur 5 au scrutin majoritaire, et 1 sur 5 à la proportionnelle correctrice. C'est à peu près le système allemand, qui donne au citoyen le pouvoir de choisir son élu, et qui donne leur place légitime à tous les courants d'opinion dès lors qu'ils atteignent 5 % des voix.

A propos du Parlement: d'après le site de l'Assemblée nationale, vous n'avez pas posé de question depuis février 2008. Vous n'avez fait aucune proposition de loi, vous n'êtes l'auteur d'aucun rapport, la dernière séance publique lors de laquelle vous êtes intervenu remonte à mars, si on excepte celle de ce mercredi 12 octobre, et votre dernière intervention en commission remonte à août 2008.

J'ai précisément posé une question importante sur la crise en zone euro cet après-midi même. Mais je suis un non-inscrit. Il n'y a pas de temps de parole pour les non-inscrits. C'est d'ailleurs une très grande injustice, contre laquelle les six députés non-inscrits protestent à chaque session.

Si, il y a un temps de parole pour les non-inscrits.

Non. Il y a une question tous les trois mois. Mais il est vrai que comme tous les leaders nationaux, je parle peu à l'Assemblée ayant heureusement la possibilité de participer au débat directement devant les Français. C'est exactement la situation qui fut celle de Nicolas Sarkozy, qui est celle de François Hollande... Quant à Martine Aubry ou Ségolène Royal, elles ne sont même pas membres de l'Assemblée. Cela montre bien que le rôle de l'Assemblée nationale est désormais très diminué.

Hors temps législatif programmé, vous pouvez pourtant vous exprimer à votre guise.

Je ne trouve pas que l'Assemblée nationale serve à quoi que ce soit.

Alors pourquoi êtes-vous député?

Pour représenter mes concitoyens pyrénéens, et défendre un courant de pensée qui autrement ne trouverait pas de place dans le débat national. Si je n'étais pas là, les 20 % de voix qui ont voté pour moi en 2007 n'auraient pas de représentation au Parlement. Or ils ont le droit, autant et plus que beaucoup d'autres, d'être représentés sur ces bancs.

Vous ne pouvez pas dire que vous voulez être élu et dire que l'Assemblée ne sert à rien...

Vous ne comprenez pas que l'Assemblée nationale ne sert à rien? Que le législatif est asservi à l'exécutif? Que les députés votent au claquement de doigts? Il faut que vous ouvriez les yeux et que vous appreniez à voir que la France n'est pas une démocratie de plein exercice. Si vous réfléchissez à ça, vous verrez qu'on a un problème : le parlement n'est plus un creuset de la démocratie.

Depuis quand?

Depuis la Ve République, sauf en 1986-88 parce qu'on était à la proportionnelle: il y avait Le Pen et des communistes à la tribune, un groupe important du centre, c'est-à-dire qu'il y avait une vie démocratique non contrainte.

 

3.- 

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Le projet du PS est insoutenable pour la France

20 Octobre 2011, 21:09pm

Publié par MoDem-Colombes

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Le président du MoDem, François Bayrou, réagit à l'accélération de la crise et à l'investiture de François Hollande au PS.

La crise, avec la surveillance par Moody's de la note Aaa de la France, menace plus que jamais. Jugez-vous bonne la politique menée par Nicolas Sarkozy?

Il y avait une chose à faire, le premier jour, qui n'aurait pas coûté cher et qui aurait arrêté la crise. Il suffisait que l'Union européenne affirme que la dette contractée jusqu'à ce jour par les Etats de la zone euro était garantie par les institutions de la zone euro. La France aurait dû défendre cette thèse. Cela aurait rétabli la confiance et n'aurait pas coûté le prix exorbitant que la défiance généralisée va nous obliger àassumer. Le renouvellement des dettes à venir devait en revanche être conditionné à des réformes. Ce n'est pas ce qui a été fait. Une stratégie confuse collant à une politique allemande elle-même incertaine a conduit à la généralisation de la défiance.

L'UMP annonce la fin du Aaa en quelques heures si M. Hollande est élu président en 2012…

Il n'y a qu'une stratégie de redressement des finances publiques. Cette stratégie, c'est d'augmenter les ressources fiscales de l'Etat et de baisser un certain nombre de dépenses publiques. Une vingtaine de milliards doivent être économisés au niveau de l'Etat, une dizaine dans les collectivités locales et une vingtaine dans la Sécurité sociale. En ce qui concerne les ressources, je suis pour la création de deux nouvelles tranches de l'impôt sur le revenu: il faut relever à 45 % celle qui est actuellement à 41% et en créer une à 50 %. Il faudra peigner les niches fiscales d'une vingtaine de milliards d'euros et il faudra une augmentation de la TVA de 2 points.

La gauche est dans l'illusion quand elle dit: "Nous allons augmenter les impôts et cela nous permettra de faire de nouvelles dépenses publiques." La droite raconte des histoires quand elle dit: "Nous allons baisser la dépense publique sansaugmenter les impôts."

François Hollande se dit sensible à la question des déficits. Au fond, n'occupe-t-il pas, comme vous, le terrain du centre ?

Ce n'est pas un secret que j'ai de bonnes relations avec François Hollande. Mais il est engagé avec son parti dans un programme insoutenable pour la France. In-sou-te-nable ! Je vous le dis en détachant les syllabes. On ne fera pas 300 000 emplois jeunes sur fonds publics. On ne fera pas des recrutements de dizaines de milliers de fonctionnaires. On ne fera pas le retour à la retraite à 60 ans. On ne fera pas une allocation générale pour tous les étudiants. Tout cela additionné est une illusion meurtrière pour le pays. C'est un mensonge public.

Ne pas dire la vérité, c'est se condamner à des accidents à très court terme. En 2007, je disais qu'on ne pouvait pas continuer les dérives pendant les deux années après la présidentielle. Cela a été vérifié. Aujourd'hui, j'affirme qu'on ne pourra pas les continuer pendant deux mois.
 

Vous ne croyez donc pas aux intentions de M. Hollande?

Au fond de lui-même, je suis sûr, il n'est pas très éloigné de cette pensée. Mais les socialistes ont décidé d'une stratégie de séduction tous azimuts. Avoir fait voter 2,5 millions de personnes pour un programme qui ne sera pas appliqué, c'est pour moi une situation de malaise démocratique.

Sitôt investi, M. Hollande a fait une ouverture en direction des centristes…

François Hollande prétend que sa majorité peut aller des communistes, des écologistes, jusqu'aux centristes. Je vous le dis: cette majorité-là n'existera pas. Il y a deux thèses irréconciliables. Les uns disent: "C'est la faute du capitalisme, il faut démondialiser." Les autres sont réformistes. J'admets volontiers que M. Hollande est de la seconde famille. Mais une telle majorité qui engloberait les uns et les autres est impossible durablement.

Les événements vont imposer – quel que soit le vainqueur de la présidentielle – une majorité dans laquelle les réformistes de gauche, du centre et de la droite républicaine devront assumer ensemble la responsabilité du pouvoir. Aucune des deux majorités traditionnelles ne peut respecter le contrat que la nécessité imposera. La droite est sous la pression de la droite extrême, ou "populaire", qui flirte avec des thèmes europhobes et anti-immigrés, et la gauche est sous la pression des démondialisateurs. Avec d'étranges recouvrements entre les deux radicalités.

Les projections sur les législatives de 2012 prédisent une large victoire de la gauche. Quelle peut être la place du centre?

Aujourd'hui, la gauche est favorite. La vertu de l'élection présidentielle est qu'elle permet au pays de redessiner le paysage politique. La majorité qui sortira des urnes entraînera une majorité législative différente. Et lors de cette échéance, le courant central du pays, unifié, devra défendre lui-même ses convictions et ses candidats. Si je gagne, ce grand courant aura des investitures dans toutes les circonscriptions. Et il y aura un courant de rassemblement puissant.

Rassembler le centre semble déjà une mission délicate…

Le centre est en diaspora. Mais je crois que cette diaspora s'achève. Il y a des députés de la majorité actuelle qui dialoguent avec nous, tout comme des élus de centre gauche. Dans les familles divisées de cet ensemble au centre droit, la prise de conscience est en train de se faire qu'au fond il faudra choisir entre Nicolas Sarkozy et moi.

En 2007, nombre de vos soutiens ont rejoint la majorité pour assurer leur réélection. Pourquoi changeraient-ils d'avis ?

Tout le monde sait que l'UMP est un échec. Il faut reconstruire un centre indépendant. Je ne vais pas régler de comptes, je ne mettrai pas en accusation des choix passés. Les députés s'apercevront bien sûr que l'UMP ne peut plus êtrel'assurance de leur réélection.

Si vous n'êtes pas au second tour de l'élection présidentielle, que ferez-vous ?

Il y a quatre candidats possibles pour le second tour : Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, François Hollande et moi. Trois – M. Sarkozy, M. Hollande et moi – peuvent être élus. Quatre dont trois ! La campagne électorale permettra aux Français de trancher. Après, il y a un second tour où chacun prendra ses responsabilités.

Ferez-vous connaître, cette fois, votre préférence ?

 Je prendrai mes responsabilités, et cette décision sera prise d'une manière collégiale.

Vous avez demandé plusieurs fois une part de proportionnelle dans le scrutin législatif. Est-ce la clé d'un accord ?

Je vous dis avec certitude qu'il n'est plus possible que plus de 50 % du pays soit exclu de l'Assemblée nationale. De l'extrême gauche au Front national, en passant par les écologistes et le centre, c'est la majorité du pays qui est exclue, ou obligée de faire allégeance pour avoir des sièges. Cette exclusion est honteuse. Faut-ilchanger cela après ou avant la présidentielle ? Si j'étais Nicolas Sarkozy, je me demanderais quelles sont les raisons de la fragilité politique dans laquelle nous sommes et j'ouvrirais, avant 2012, pour les élections qui viennent, le débat.

La perspective d'une vie démocratique dominée sans partage par le PS, qui, avec moins de 30 % des voix, pourrait occuper sans aucune exception tous les pouvoirs du bas en haut de la République, est malsaine. Jamais cela ne s'est produit dans la République.

La primaire des partis est maintenant achevée. Maintenant va commencer la vraie primaire, la primaire du pays. Les Français ont deux choix à faire: veulent-ils l'alternance ? Et, si oui, avec quel président, quel projet, quelle majorité ?

Ne craignez-vous pas que la crise n'augmente la polarisation de la vie politique, réduisant l'espace central ?

Comme à chaque élection présidentielle, on essaiera de réduire le débat à la bipolarisation. Et comme à chaque élection, nous ferons échouer cette tentative. J'affirme que notre potentiel électoral est plus important qu'en 2006.

Ne vous y trompez pas : beaucoup de Français veulent une alternance, ils veulenttourner la page Nicolas Sarkozy, mais ils ne veulent pas donner tous les pouvoirs au PS. Et par-dessus tout, ils veulent qu'on leur dise la vérité et qu'on leur propose un chemin crédible pour en sortir.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/20/francois-bayrou-le-projet-du-ps-est-insoutenable-pour-la-france_1590672_823448.html

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Bayrou prééminent sur le centre face à Hollande

20 Octobre 2011, 14:19pm

Publié par MoDem-Colombes

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Le candidat PS à la présidentielle François Hollande pourrait rogner sur l'électorat centriste, mais le MoDem de François Bayrou veut relativiser ce risque, assurant que seul son champion pourra réunir une large coalition des modérés de droite et de gauche face à la crise.
 

"François Bayrou a bénéficié ces derniers mois de deux miracles: le retrait forcé de Dominique Strauss-Kahn qui réduisait considérablement l'espace centriste, et celui de Jean-Louis Borloo qui prenait aussi sur son électorat de 2007", constate Frédéric Dabi (Ifop)

 

"Mais la victoire de François Hollande n'est pas une bonne nouvelle pour lui car le candidat socialiste exerce une attraction plus forte que ne l'aurait fait Martine Aubry sur l'électorat centriste", dit-il.


En effet, selon une récente étude, "Hollande prendrait 31% de l'électorat Bayrou de 2007 (soit 5 à 6 points) quand Martine Aubry n'en captait que 21% (3 à 4 points)", dit le politologue pour qui le candidat socialiste s'est "coulé dans le profil de DSK".
 

Au MoDem, on relativise "une perte très limitée" en estimant qu'elle sera largement compensée par les voix de déçus de centre-droit de Nicolas Sarkozy.

 

Conscient de sa force d'attraction sur le centre, François Hollande n'a cependant pas manqué dès dimanche soir de tendre la main aux amis de François Bayrou après avoir adressé un message identique aux écologistes et aux partisans de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche).

 

"Il y en a d'autres qui ne savent pas s'ils sont de gauche, qui savent qui ne sont plus de droite, ce qui est déjà pas mal, et qu'il faudra bien accueillir le moment venu, s'ils le décident", a-t-il lancé.

 

"En fait, il nous explique que l'on ne sait pas où on est. Mais on est clairement au centre", a réagi mardi le porte-parole du MoDem Yann Wehrling en rappelant l'ambition de M. Bayrou de réunir derrière lui des modérés de droite et de gauche.
Pour le leader centriste, il n'y a en effet pas une mais deux gauches: "une gauche responsable", avec laquelle il souhaite travailler et "une gauche des illusions". Même analyse pour la droite, où il oppose les modérés à ceux qui lorgnent du côté de l'extrême-droite.

 

"La majorité que nous dessinons est bien plus large que celle proposée par François Hollande ou Nicolas Sarkozy et donc plus stable pour gouverner", a fait valoir Yann Wehrling.

 

Selon lui, M. Hollande a montré dans ses propos qu'il n'avait pas brisé "le mur de verre" séparant la gauche de la droite. "Il a simplement pensé que nous étions passés de son côté du mur, mais ce n'est pas vrai", a-t-il expliqué.

 

"Il a dit vouloir rassembler. Mais rassembler avec qui?", a demandé M. Wehrling avant d'apporter sa réponse: "un gros bout de l'aile gauche du PS".

 

"Il devient donc le candidat du projet socialiste", a-t-il constaté en dénonçant certaines de ses mesures "non finançables" (contrat de génération jeunes-seniors, emplois dans l'Education).
"Ce qui compte pour nous, c'est la cohérence. On ne peut gouverner en étant tiraillé entre des options réformistes et des options extrémistes, il faut faire un choix", a-t-il dit

 

Pour le MoDem, un seul homme peut réaliser cette union sacrée face à la crise: François Bayrou qui a fait la preuve de son indépendance et pourra donc prendre des décisions courageuses sans être l'otage des extrêmes.
"Et puis, il y a dans une présidentielle une confrontation de personnalités", souligne-t-on au MoDem où l'on parie sur le charisme et l'expérience de leur président, déjà candidat en 2002 et 2007.

 

S'il n'est pas au second tour, François Bayrou, qui a de bonnes relations avec François Hollande, a indiqué qu'il dirait son choix. L'instauration d'une dose de proportionnelle aux législatives sera au coeur des négociations.

 

(c)Le Parisien

 

http://www.mouvementdemocrate.fr/medias/wehrling-confpresse-hollande-181011.html

 

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La Révolution arabe

18 Octobre 2011, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

L'Université populaire reprend !

Rendez-vous le 19 octobre à 19h au siège du Mouvement Démocrate, situé 133 bis rue de l'Université, Paris 7e. (entrée libre) 

Jean-Pierre FILIU, ancien diplomate et chargé de la chaire Moyen-Orient à Sciences-po, nous parlera de "la Révolution arabe, ses origines et son avenir".

  Pourquoi dire que la Révolution arabe est une forme de renaissance ?

Vous affirmez même que cette Révolution annonce la fin de la « parenthèse » d’Al Qaida ouverte par le 11 septembre 2001…

Al Qaida avait réussi à prendre en otage un milliard et demi de musulmans, alors qu’elle était contre les musulmans et leur foi. Après une décennie de mondialisation de la terreur, nous sommes à l’orée d’une décennie de mondialisation des peuples sur des valeurs démocratiques. Je ne néglige pas du tout le rôle des islamistes dans la mobilisation en tant que minorité organisée, mais ils n’ont ni inspiré, ni pris l’initiative de ce mouvement.

N’êtes-vous pas trop optimiste ?

Comment expliquer la résistance du régime en Syrie ?

Nicolas Sarkozy a-t-il raison de vanter un vrai changement dans la politique étrangère française ?

« La Révolution arabe. Dix leçons sur le soulèvement démocratique » de Jean-Pierre Filiu (Fayard

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Affaires et éthique politique

17 Octobre 2011, 23:00pm

Publié par MoDem-Colombes

http://farm7.static.flickr.com/6031/6219776995_62cb3915a9_m.jpg

 

Quel rôle avez-vous joué pendant la campagne d'Edouard Balladur en 1994-1995?

J'étais ministre de l'éducation dans son gouvernement, et jeune président, depuis trois mois, de l'un des partis qui le soutenait, le CDS.

Vous étiez dans le comité politique de sa campagne. Avec Charles Pasqua, Philippe Léotard et Nicolas Sarkozy, vous faisiez partie de ceux qu'il voyait souvent: vous n'avez rien vu ou su du financement de cette campagne?

Je pensais que ces pratiques-là étaient celles des réseaux Chirac! Et je pensais que Balladur, c'était une tentative de sortir du chiraquisme et de ses pratiques. Sans doute certains signes, la présence du réseau Pasqua aurait pu et dû m'ouvrir les yeux, mais j'étais à mille lieues d'imaginer que des pratiques de cet ordre auraient pu s'installer chez les soutiens de Balladur. J'étais anti-RPR, j'étais engagé pour que précisément ces choses-là changent.

Comment réagissez-vous quand vous entendez Roland Dumas, à cette époque président du Conseil constitutionnel, expliquer que, contre l'avis des rapporteurs, il a tordu le bras aux autres membres du conseil constitutionnel pour valider des comptes invraisemblables?

Je l'ai dit il y a quelques mois lors de l'émission de Drucker, précisément à propos de cette décision incroyable du Conseil constitutionnel, en citant La Fontaine: «Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.» Les comptes de Chirac et de Balladur étaient, on le sait maintenant, signalés comme faux par les rapporteurs officiels, avec des éléments indiscutables.

Et dans la plus grande opacité, le Conseil constitutionnel, drapé dans sa vertu, décide d'ignorer les comptes signalés comme erronés des deux principaux candidats, mais il n'hésite pas le même jour et dans la même décision à condamner impitoyablement et à ruiner le plus petit des candidats: Jacques Cheminade. C'est exactement les «Animaux malades de la peste». C'est, par la plus haute autorité de notre pays, une décision qui a porté atteinte à l'équité la plus élémentaire.

Est-ce qu'il faut revoir les lois de financement des partis politiques?

Non, ce n'est pas la peine, il suffit de les respecter!

Est-ce qu'il faut renforcer la commission de contrôle de comptes de campagne?

Elle a déjà les pouvoirs nécessaires. Elle a les moyens d'exiger que l'on justifie la plus petite des factures et elle ne s'en prive pas. Et il n'est pas difficile de respecter la loi, dans sa lettre et dans son esprit. Dans le parti que je préside, pas un euro douteux n'est entré. Et on peut vivre. Notre budget est 10 fois moins important que le budget du PS et de l'UMP, on a un budget de 4 millions d'euros par an, et cela ne nous empêche pas de vivre, sobrement mais efficacement. Et de nous faire entendre.

Sur France Inter, interrogé sur les affaires et les possibles circulations de mallettes remplies de billets, vous déclariez: «Lorsque des propositions de cet ordre m'ont été faites, les porteurs de valises se souviendront assez longtemps des réponses qu'ils ont entendues.» Sans en dire plus. Vous refusez d'aller plus loin dans la dénonciation. Pourquoi?

J'ai dit les choses clairement ; quand des propositions vous sont faites, vous proposant des financements qui sortent du cadre de la loi, mais ne vous demandant bien entendu rien en échange, du moins provisoirement, quand on vous dit «Cher ami, nous pouvons vous aider», si vous refusez, au grand étonnement des tentateurs, si vous dites simplement non, il n'y a pas de délit.

Vous en dites trop ou pas assez...

J'ai dit exactement ce qu'il fallait dire. Les journalistes en face de moi m'objectaient que ces affirmations sorties dans la presse sur les financements occultes pouvaient être, après tout, des imputations sans réalité. J'ai répondu : «Non, excusez-moi, ce ne sont pas des imputations sans réalité.»J'ajoute que quand j'ai eu le sentiment que la sécurité du territoire était en jeu, j'ai immédiatement averti les services de l'Etat, et je leur ai communiqué les éléments en ma possession.  

 

3.- 

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